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Les joueuses de la WNBA se dotent d’un mandat de grève

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WNBA (Jessica Hill)

L’Association des joueuses de la WNBA (WNBPA) a annoncé jeudi que ses membres ont voté dans une très large majorité en faveur d’un mandat de grève « si nécessaire » en marge des négociations en cours entre l’association et la WNBA concernant une nouvelle convention collective.

Une grève constituerait le premier arrêt de travail de l’histoire de la WNBA. La ligue et ses joueuses sont toujours en avance sur l’échéancier des négociations par rapport aux précédentes conventions collectives, notamment celle de 2003 qui n’a été résolue qu’en avril, peu avant la date butoir fixée par la WNBA pour éviter l’annulation de la saison.

Bien que la WNBPA ait accepté de prolonger la convention collective, initialement fixée au 31 octobre, d’abord jusqu’au 30 novembre, puis plus récemment jusqu’au 9 janvier, les deux parties restent très éloignées dans les négociations, et le ton adopté par les joueuses témoigne de leur mécontentement.

Lors du camp d’entraînement de USA Basketball la semaine dernière, Kelsey Plum, des Sparks de Los Angeles et première vice-présidente de la WNBPA, a qualifié les négociations de « quelque peu décourageantes, compte tenu de la frustration et du chemin qu’il nous reste à parcourir ».

Selon le communiqué de presse de la WNBPA, 93 % des joueuses éligibles ont participé au vote et 98 % d’entre elles se sont prononcées en faveur d’une grève. Les avenants à la convention collective incluent une clause permettant à chaque partie de la résilier l’entente dans un préavis de 48 heures. La WNBPA peut alors déclencher une grève ou à la ligue d’imposer un lock-out aux joueuses.