Cyclisme

Montréal, terre de reconquête pour Pogacar

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Julian Alaphilippe roi dans la capitale nationale Faits saillants du Grand Prix cycliste de Québec 2025.

MONTRÉAL, Canada - Frustré vendredi lors d'un Grand Prix de Québec qui se refuse toujours à lui depuis sa première participation en 2019, Tadej Pogacar part en reconquête dimanche à Montréal, l'autre épreuve World Tour de ce week-end au Canada.

Vainqueur sortant de l'épreuve, ainsi qu'en 2022, le Slovène trouve sur le parcours pentu du Mont-Royal un terrain à sa convenance.

Mais le champion du monde s'est montré peu saignant vendredi dans les rues de Québec, incapable de faire la différence dans la côte de la Montagne, face au magnifique château Frontenac, impuissant dans ses tentatives de revenir sur un groupe de six échappés dont le Français Julian Alaphilippe allait sortir vainqueur.

Le quadruple vainqueur du Tour de France n'avait donc pas bluffé en début de semaine à son arrivée au Canada en affirmant qu'après la fin de la Grande Boucle et un mois et demi sans compétition, il ne savait pas « si les jambes allaient répondre ».

Seulement 29e vendredi après s'être résigné au vu du manque de collaboration des autres leaders à la poursuite d'Alaphilippe et des autres attaquants du jour, le leader de la formation UAE a toutefois démontré qu'il n'était pas si loin de son meilleur niveau.

Une condition physique qu'il espère retrouver à la fin du mois lors des Mondiaux de Kigali, au Rwanda.

« C'est extrêmement compliqué d'atteindre trois pics de forme sur une seule saison », a expliqué le glouton slovène qui s'était montré très performant sur les classiques du printemps (vainqueur au Tour des Flandres et à Liège) avant de dégoûter la concurrence sur le Tour.

Reste que la condition ne fait pas tout.

Et vendredi, la formation émiratie, qui fait peur à tout le monde après s'être déjà imposée à 83 reprises depuis le début de l'année, a peut-être couru à l'envers comme l'a suggéré l'un de ses coureurs, estimant auprès de l'AFP « que l'on court parfois trop en fonction de ce que Tadej dit en course à propos de sa condition ».

Nul doute que l'équipe UAE ne restera pas sur l'affront subi vendredi, malgré la deuxième place de Pavel Sivakov, « heureux de ce podium », mais pas forcément à l'aise en conférence de presse au moment d'évoquer la tactique de sa formation.

Dimanche à Montréal sur un parcours avec un important dénivelé positif, UAE pourra durcir la course à sa guise pour favoriser les desseins de son leader.

« On doit s'attendre à souffrir », estime le Belge Arnaud De Lie, 8e à Québec, et qui devra serrer les dents dimanche pour rester au contact des meilleurs dans les longues côtes du Mont Royal, théâtre des Championnats du monde l'année prochaine.