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Justin Robidas, l’étoile « pas loin » de la LNH

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L'attaquant des Wolves de Chicago, Justin Robidas. (Getty Images)

MONTRÉAL – Il y a des destinations plus sexy que Rockford en Illinois pour la tenue d’un Match des étoiles, disons.

La Californie, par exemple. On présume que Palm Desert et San Jose ont fait bien des heureux parmi les joueurs invités aux deux dernières classiques annuelles de la Ligue américaine de hockey.

Cette année, Justin Robidas n’aura pas le privilège d’aller visiter ce coin de pays.

Il montera plutôt à bord de sa voiture. Il roulera pendant une cinquantaine de minutes et n’aura même pas à quitter l’État dans lequel il joue pour participer à l’édition 2026 qui aura lieu les 10 et 11 février.

« On dirait qu’on est là chaque fin de semaine. On affronte [les IceHogs de] Rockford quand même assez souvent », notait récemment l’attaquant des Wolves de Chicago, en entrevue avec le RDS.ca.

« Ça aurait été le fun que ce soit dans une place peut-être un peu plus chaude, mais peu importe où ça a lieu, c’est un bel événement. »

Car un Match des étoiles, ça demeure un Match des étoiles, après tout.

Robidas, un espoir des Hurricanes de la Caroline sélectionné en cinquième ronde en 2021 (147e), y prendra part pour la toute première fois de sa carrière, à sa deuxième saison dans le circuit seulement.

Avec 20 buts inscrits à son dossier en 28 matchs, le fils de l’entraîneur adjoint du Canadien de Montréal Stéphane Robidas a déjà égalé son sommet établi l’an dernier en 70 rencontres.

Fort d’une récolte totale de 41 points, l’ancien attaquant des Foreurs de Val-d’Or et des Remparts de Québec occupe de plus le neuvième rang des meilleurs pointeurs de la LAH au moment d’écrire ces mots.

Et ce alors qu’il apprivoise un tout nouveau mandat.

Après une saison recrue passée à jouer au centre, l’athlète de 22 ans a en effet été invité en début de campagne à évoluer plutôt sur l’aile droite.

« C’était quelque chose que je n’avais pas vraiment fait dans le passé. Ça devait faire depuis le Pee-Wee que je jouais au centre. »

—  Justin Robidas

La transition, donc, n’a pas été automatique.

Soudainement, Robidas a notamment dû s’habituer à subir rapidement la pression des défenseurs adverses le long de la rampe au moment d’effectuer des sorties de zone.

Sa stature de 5 pi 8 po et 176 lb ne jouant pas à son avantage en pareille situation, Robidas estime néanmoins se tirer efficacement d’affaire.

« J’essaie d’utiliser ma vitesse pour battre les défenseurs. Je me sens quand même fort physiquement, j’ai eu un gros été d’entraînement. »

« C’est sûr que je n’essaie pas d’avoir le dessus par la force contre bien des gars qui sont plus forts. J’y vais plus intelligemment, et jusqu’à présent, ça fonctionne pour moi. »

Jumelé dès le jour 1 au joueur de centre Ryan Suzuki – le frère de Nick, oui – et au choix de premier tour Bradly Nadeau, Robidas profite de plus de sa complicité évidente avec ceux-ci pour briller dans ses nouvelles fonctions.

« On joue un peu comme un triangle offensif, on est tout le temps proches les uns des autres », décortique Robidas.

« Bradly, sa force, c’est son tir. Ryan, lui, c’est un très bon passeur, alors que moi, je dirais que je suis comme un mélange des deux. Ça nous permet de s’ouvrir, de faire de petits jeux et de jouer dans nos forces pour que ça fonctionne les trois ensemble. »

Si Robidas est le meilleur pointeur des Wolves, Nadeau le talonne de près à une seule longueur de distance (18 buts, 40 points). Les deux complices seront d’ailleurs réunis au Match des étoiles puisque le Néo-Brunswickois, joueur du mois dans la LAH, y a aussi été invité.

Le brio offensif de ce trio permet de plus à Robidas et Nadeau d’offrir un rendement défensif qui n’est pas à négliger non plus.

Avec un différentiel de plus-27, Robidas n’est devancé que par Patrick Brown des Bruins de Providence (plus-28) au sommet de la LAH. Nadeau suit non loin derrière à plus-24.

« J’étais excité en début de saison à l’idée d’affronter ce défi là [de jouer à l’aile]. C’est quelque chose que je peux ajouter à mes outils et qui peut m’aider énormément à passer au prochain niveau », confie celui qui se charge néanmoins des mises en jeu du côté droit, notamment sous pression en avantage et désavantage numérique.

« J’aime avoir cette pression-là. »

La LNH bientôt?

Rappelé par les Hurricanes pour la première fois de sa carrière la saison dernière, le temps de glaner un but et une passe en deux rencontres, Robidas a obtenu une autre audition en novembre dernier.

Robidas a effectué deux autres sorties dans l’uniforme des Canes, jouant une dizaine de minutes dans chacune de celles-ci et ajoutant cette fois une mention d’aide à sa fiche.

« Je pense que j’ai fait ma job. J’ai joué ma game et j’ai fait du mieux que je peux. C’est tout ce que je peux demander. »

Selon ses dires, les commentaires de la direction des Hurricanes à son endroit au moment de sa rétrogradation étaient élogieux et porteurs d’espoirs. Si bien que la LNH à temps plein, un de ces jours, ne relève pas de l’utopie.

« J’y crois », lance Robidas, tout en sachant qu’au sein d’une organisation de pointe comme celle de Hurricanes, il devra sans doute attendre son tour.

« Je suis juste là, je ne suis pas loin. Je pense que je serais capable d’être dans l’alignement et d’aider l’équipe. »

Il n’aurait pas été invité à un Match des étoiles si ce n’était pas le cas.

« C’est un peu la confirmation que je suis sur le bon chemin. »