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L'inauguration du pont international Gordie-Howe devrait avoir lieu cette semaine

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Les travaux de construction se poursuivent sur le pont international Gordie Howe, à Windsor, en Ontario, le mardi 10 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Dax Melmer (Dax Melmer)

WASHINGTON — La cérémonie d’inauguration du pont international Gordie-Howe, tant attendu, qui relie l’Ontario et le Michigan, devrait avoir lieu dans le courant de la semaine.

Une source au courant du projet, qui n’est pas autorisée à en parler publiquement, a indiqué que l’événement est provisoirement prévu pour vendredi.

Le Detroit Free Press a rapporté que la gouverneure Gretchen Whitmer et l’ancien gouverneur Rick Snyder devraient y assister. On ne sait pas encore quand le pont sera ouvert à la circulation.

Cette cérémonie marquera une avancée importante pour le pont, après que le président américain Donald Trump eut insisté dans un message publié sur les réseaux sociaux en février sur le fait que les États-Unis devraient être indemnisés avant qu’il n’autorise son ouverture.

Peu après, le premier ministre Mark Carney a mentionné avoir discuté avec M. Trump et s’attendre à ce que la situation soit résolue.

Les bureaux de Mme Whitmer et du ministre canadien des Infrastructures, Gregor Robertson, ont tous deux renvoyé à l’Autorité du pont Windsor-Detroit pour tout commentaire.

« L’équipe du projet avance bien en vue d’une ouverture au printemps du pont international Gordie-Howe, qui constituera un lien économique vital entre les deux pays », a souligné Tara Carson, directrice de la communication de l’autorité.

« De plus amples détails seront communiqués dans les prochains jours », a indiqué Mme Carson dans un courriel.

Le pont Gordie-Howe, qui relie Windsor et Detroit, a pu voir le jour après la signature par Ottawa d’un accord en 2012 avec M. Snyder, un républicain.

Le Canada a accepté de prendre en charge le coût de la construction et de récupérer son investissement grâce aux péages, après quoi l’argent serait partagé avec l’État.

La propriété du pont est partagée entre le Michigan et le gouvernement du Canada.

Le projet a longtemps fait face à une forte opposition de la part des membres de la famille Moroun, propriétaires du pont Ambassador, concurrent du projet.

Les démocrates de la Chambre des représentants enquêtent pour déterminer si cette famille milliardaire a pris des mesures pour entraver l’ouverture du pont Gordie-Howe.

Le New York Times a rapporté que Matthew Moroun avait eu une rencontre avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, juste avant la publication par M. Trump d’un message sur les réseaux sociaux attaquant le projet.

Le représentant Robert Garcia, principal démocrate de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, a avancé dans un communiqué de presse publié à l’époque que «les riches donateurs du président Trump ne devraient pas tenir de réunions secrètes avec des responsables de l’administration pour influencer les politiques économiques et étrangères qui ont un impact réel sur le peuple américain».

L’enquête exige que MM. Lutnick et Moroun remettent, entre autres, les documents relatifs à leur rencontre et à leurs autres communications avec la Maison-Blanche au sujet du pont.

Les démocrates ont également exigé tous les documents relatifs aux dons ou aux versements effectués par la famille Moroun à la campagne de M. Trump, aux comités d’action politique associés et au Parti républicain.

Le pont porte le nom du légendaire joueur de hockey canadien Gordie Howe, qui a mené les Red Wings de Detroit à quatre victoires en Coupe Stanley.

La première pierre a été posée en 2018, marquant le début de la construction du pont, mais le projet a connu de nombreux retards.

Lors d’une audition au Sénat la semaine dernière, le sénateur démocrate du Michigan Gary Peters a demandé au secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin si les douanes et la protection des frontières américaines étaient prêtes pour «le commerce et les voyages» au niveau du pont.

M. Mullin a répondu que le personnel était prêt à intervenir. Il a précisé qu’un entrepreneur n’avait pas encore validé les «derniers détails» malgré une échéance fixée au 1er mai.

«Nous attendons donc toujours que cela se fasse, a-t-il expliqué. Nous sommes prêts. Nous avons le personnel nécessaire. Nous sommes prêts à démarrer.»

M. Mullin a toutefois ajouté qu’«il y a encore des négociations entre le Canada et les États-Unis», qui ne relèvent pas de son département, et qui devront être menées à bien.

Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne