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Klaebo devant un immense défi pour devenir l’égal des géants

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Le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo pose après avoir remporté la médaille d'or au sprint classique messieurs en ski de fond aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, à Tesero, en Italie, le mardi 10 février 2026. (Photo AP/Evgeniy Maloletka) (Evgeniy Maloletka)

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Johannes Klaebo n’est plus qu’à une médaille d’or d’égaler le record de huit titres aux Jeux d’hiver. Une première occasion se présente vendredi en Italie lors du 10 km individuel en style libre, un vrai défi dans un format de course où le Norvégien n’est pas dominant.

C’est probablement l’épreuve la plus difficile des Jeux olympiques de Milano-Cortina 2026 pour le meilleur fondeur du monde qui a jusqu’ici survolé les deux premières courses, le skiathlon samedi et le sprint classique mardi.

Sur la piste de Tesero, dans le Val di Fiemme, Klaebo domine tellement jusqu’ici que les vidéos de ses ascensions fulgurantes sur la redoutable bosse « Zorzi », où il donne l’impression de courir sans skis, sont devenues des « memes », largement diffusés et commentés sur les réseaux sociaux.

Mais, vendredi, le natif de Trondheim s’attaque au plus haut col de son expédition dans le Val di Fiemme, un challenge immense qui pourrait l’empêcher de rééditer sa razzia historique des Mondiaux de 2025 (six succès en six courses) aux Jeux.

« Il faut bien retenir une statistique: c’est que Klaebo n’a jamais gagné un 10 km individuel libre en Coupe du Monde. C’est une petite inconnue pour lui », indiquait à l’AFP l’ancien fondeur français Maurice Manificat, quadruple médaillé olympique, avant les JO.

Klaebo n’a d’ailleurs pas fait mieux que la quatrième place lors des deux 10 km individuel libre organisés cette saison en Coupe du monde, en décembre à Trondheim (Norvège) et Davos (Suisse), où sa sélection a réalisé à chaque fois un triplé.

Le vainqueur des deux courses? Einar Hedegart, qui fait figure d’épouvantail avant la course de vendredi à Tesero où le danger, pour Klaebo, pourrait donc venir de son propre camp.

Un camp qui a perdu une de ses meilleures cartouches pour l’individuel skate et le reste des Jeux, Mattis Stenshagen, contraint de retourner chez lui pour cause de rhume.

« Tout donner vendredi »

Depuis leur arrivée en Italie, les Norvégiens, comme les Suédois, ne plaisantent pas avec les précautions sanitaires. Un autre membre de l’équipe, Erik Valnes, malade avant les Jeux, a ainsi dû retarder son arrivée dans le Val di Fiemme.

En conférence de presse notamment, les Scandinaves portent tous un masque chirurgical, qu’ils retirent pour répondre aux questions des journalistes.

Justement, devant les médias mardi, après son succès dans le sprint classique, Klaebo n’a pas fait mystère de son appréhension de l’individuel skate.

« Je ne dirai pas que je suis favori, car d’autres ont déjà gagné cette année (ce type de course), des gars très solides capables de très bien performer », a dit le septuple champion olympique, qui ne raffole pas forcément des formats contre-la-montre.

La vedette norvégienne, qui a « tout fait pour être dans la meilleure forme possible », a néanmoins prévenu qu’il donnerait « tout » vendredi pour arriver à ses fins.

Il pourrait ainsi rejoindre ses trois compatriotes au sommet de l’Olympe avec huit médailles d’or: les ex-fondeurs Marit Bjorgen et Bjorn Daehlie et l’ancien biathlète Ole Einar Bjorndalen.

S’il n’y parvient pas, le Norvégien aura encore trois courses, dont deux par équipes, pour égaler voire dépasser ces géants.