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Les quatre attaquants qui ne faisaient pas partie de l’équipe canadienne lors de la dernière Confrontation des 4 nations ont réussi leur entrée en matière en ce premier match des représentants de l’Unifolié aux Jeux olympiques de Milan-Cortina contre la Tchéquie, jeudi.
Macklin Celebrini, Bo Horvat et Nick Suzuki ont tous marqué, tandis que Tom Wilson a multiplié les mises en échec en plus de s’assurer que Radko Gudas n’importune pas trop les super vedettes de la formation canadienne comme Sidney Crosby et Connor McDavid.
Jumelé à Brandon Hagel et Nathan MacKinnon, Suzuki s’est extrêmement bien débrouillé à la droite de ces deux joueurs. Évoluant au centre avec les Canadiens de Montréal, Suzuki a pleinement assumé son rôle d’ailier et n’a jamais rechigné à l’idée de se mettre le nez dans le trafic en se postant régulièrement devant le filet de Lukáš Dostál pour gêner son travail.
C’est d’ailleurs alors qu’il se trouvait bien installé devant le portier des Ducks d’Anaheim qu’il est parvenu à inscrire son but – le cinquième et dernier du Canada – en complétant une belle mise en scène de McDavid, qui venait tout juste de sauter sur la surface glacée.
« Je pensais que j’avais de l’espace pour me retourner et lancer de mon côté, mais j’ai finalement fait dévier la rondelle, un peu contre mon gré, a raconté Suzuki au micro de Radio-Canada. Je suis vraiment très content d’avoir compté mon premier but olympique. »
Suzuki, Hagel et MacKinnon ont semblé développer rapidement des affinités et n’ont pas eu de difficulté à se repérer en territoire adverse. Le capitaine du CH n’a aussi pas cherché à prendre trop les choses en main, laissant à MacKinnon tout l’espace dont il avait besoin.
C’est d’ailleurs lui qui avait remis la rondelle au puissant et rapide patineur de l’Avalanche du Colorado avant qu’il ne marque son but, qui a finalement été refusé, car un joueur de la Tchéquie avait malheureusement précédemment trébuché sur la lame du bâton du Suzuki.
Globalement, il a été emballé par le travail et de son trio et de celui de tous ses coéquipiers.
« Tout le monde a été impressionnant. Tout le monde s’est illustré, a analysé Suzuki. L’avantage numérique a réussi un gros but (qui portait la marque à 3-0). Il s’agit de l’une des forces de notre équipe et je pense que nous l’avons prouvé aujourd’hui contre la Tchéquie.
« Évidemment, il y a des choses à travailler. Il faudra davantage communiquer et améliorer notre jeu en zone neutre. Mais c’était notre première partie. Nous allons nous améliorer. »
De son côté, Wilson a obtenu qu’un seul tir au but, mais il a fait sentir sa présence chaque fois qu’il s’est retrouvé sur la patinoire. Le trio qu’il a formé avec Celebrini et McDavid a été extrêmement menaçant et a d’ailleurs offert au Canada son premier but en fin de première.
Le rugueux ailier des Capitals de Washington, qui est évidemment capable de marquer, s’est surtout attelé à une tâche pas nécessairement noble, mais néanmoins importante : frapper. Ses compagnons de trio ont profité d’énormément d’espace pendant tout le match.
« Plus le match avançait, plus nous nous habituions l’un à l’autre, a indiqué Wilson au micro de RDS. Une fois que nous avons trouvé notre rythme, nous les avons progressivement sortis du jeu. Notre vitesse, notre talent ainsi que notre jeu physique ont pris le dessus.
« Au total, notre trio aurait pu marquer deux ou trois buts. Nous avons commencé à très bien jouer vers la fin de la rencontre. Nous voyions bien les choses se développer devant nous. C’était particulièrement agréable d’évoluer avec ces deux joueurs aujourd’hui. »
Comme plusieurs, Wilson a également été impressionné par la fougue de Celebrini, qui est le plus jeune joueur de l’équipe canadienne à 19 ans. L’étoile des Sharks de San Jose a obtenu deux tirs au but et n’a eu aucune difficulté à suivre le rythme effréné imposé par McDavid.
« Je suis très content pour lui. C’est vraiment un bon kid, a mentionné Wilson. Il est toujours très souriant. La première fois que je l’ai rencontré, il avait cette confiance et cette attitude. Il sera l’un des grands pour longtemps. J’étais excité de le voir marquer son premier but. »
Le vétéran Mark Stone était quant à lui enchanté d’avoir vu tout le monde mettre l’épaule à la roue. Crosby et Brad Marchand ont notamment accepté de solides mises en échec qui ont ensuite mené à des buts du Canada, tandis que Cale Makar s’est sacrifié en bloquant un tir pendant la seule fois de la rencontre où le Canada a évolué en infériorité numérique.
« Chaque trio a bien joué et a obtenu des opportunités et c’est ce que nous voulons, a analysé le capitaine des Golden Knights de Vegas. Nos défenseurs ont fermé le jeu et ont fait circuler la rondelle en direction des attaquants. Nous avons bien joué en unité de cinq. »
Un avis que partage l’entraîneur-chef Jon Cooper, qui a louangé le travail de plusieurs joueurs qui peuvent être perçus comme des employés de soutien au sein de son groupe.
« Il y a plusieurs futurs membres du Temple de la renommée et plusieurs joueurs qui ont déjà joué des matchs importants, mais tout le monde a contribué à la victoire, a-t-il conclu. La présence physique de Wilson, [Sam] Bennett et Horvat a été très importante pour nous. »






