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Une écrasante victoire qui consolide la place du Canada au sommet

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Des buts à la pelletée, du temps de jeu sur les unités spéciales et un léger débordement en fin de troisième période : le dernier match du Canada en ronde préliminaire du tournoi de hockey masculin des Jeux olympiques de Milan-Cortina, qui a été remporté 10-2 contre la France dimanche, a fait office de répétition générale avant le début de la ronde éliminatoire.

Si la place du Canada en quarts de finale et le premier rang du groupe A étaient déjà acquis en raison du gain de la Suisse sur la Tchéquie en prolongation plus tôt aujourd’hui, il y avait néanmoins un enjeu important pour l’Unifolié : celui de terminer au premier rang du « classement général » afin d’être la première tête de série en vue de la ronde des médailles.

Une mission qui est officiellement accomplie après la victoire de 5-1 des États-Unis face à l’Allemagne, puisque le différentiel de buts est à l’avantage des représentants canadiens (plus-17 contre plus-11).

Le Canada affrontera en quart le vainqueur du match entre la Tchéquie et le Danemark qui sera présenté mardi. À noter que le Canada avait blanchi la Tchéquie 5-0 en lever de rideau du tournoi olympique la semaine dernière.

Donc, une confrontation contre la France qui s’annonçait inégale, les Bleus ne misant que sur un seul joueur de la Ligue nationale de hockey – Alexandre Texier – et qui l’a été à tous points de vue. Les dix buts inscrits par le Canada sont évidemment là pour le prouver. « Ç’allait vite », a d’ailleurs avoué Texier au micro de Radio-Canada au terme de la rencontre.

Utilisant la même formation en attaque et en défense que face à la Suisse vendredi – c’est Jordan Binnington qui était de retour devant la cage à la place de Logan Thompson –, Jon Cooper pourra se réjouir d’avoir vu tous ses trios mettre l’épaule à la roue, et l’avance de 3-1 après 20 minutes de jeu lui a permis de distribuer assez équitablement le temps de glace.

« Nous souhaitions remporter nos trois matchs de la ronde préliminaire, mais surtout, nous améliorer match après match. C’était vraiment notre priorité, a-t-il mentionné au micro de Radio-Canada. Nous n’avions pas d’objectif quant au nombre de buts qu’il fallait marquer. »

Macklin Celebrini et Connor McDavid ont encore une fois été les grands meneurs offensifs dans le camp canadien avec une récolte de deux buts – dont un sur un lancer de punition – et d’une passe dans le cas du premier et d’un filet et deux mentions d’aide pour le second.

Nathan MacKinnon a obtenu quelques présences à leur côté, mais c’est Tom Wilson – avant son expulsion avec un tout petit peu moins de sept minutes à jouer – qui a obtenu la grande majorité des répétitions à l’aile droite. C’est d’ailleurs qui a inscrit le premier but du match à 8:41 en récupérant un retour de lancer de Drew Doughty à qui il avait précédemment remis le disque après avoir sorti du jeu un défenseur et le séparant avec son épaule de la rondelle.

Dans l’ombre, si c’est possible de s’exprimer ainsi, Sidney Crosby a ajouté un but et deux passes et le trio qu’il forme avec Mitch Marner et Mark Stone – le seul que l’entraîneur-chef Cooper n’a jamais modifié – continue d’être extrêmement efficace, même s’il a été sur la surface glacée pour le second but marqué par la France, qui a été l’œuvre de Sacha Treille.

Marner et Stone ont par ailleurs encore une fois accompli de l’excellent boulot en infériorité numérique, le deuxième scellant pas mal le sort de la France avec 4,3 secondes à faire au premier tiers en marquant après s’être échappé, alors que Travis Sanheim était au cachot.

Bo Horvat a également contribué en marquant son deuxième but du tournoi. Et avec les trois autres « employés de soutien » - Seth Jarvis, Sam Bennett et Sam Reinhart – il a connu de très bonnes présences en territoire français et aurait pu ajouter au moins un autre filet.

Brandon Hagel a quant à lui été enfin récompensé en marquant son premier but du tournoi, après avoir précédemment touché le poteau un peu plus tôt dans la rencontre. Le trio qu’il forme avec MacKinnon et Nick Suzuki manque cependant malheureusement de constance.

« Nous ne tenons rien pour acquis et nous ne prenons personne à la légère, a déclaré Horvat. Peu importe les circonstances, nous voulons jouer de la même manière, et c’est exactement ce que nous avons fait aujourd’hui. Il nous faut continuer sur cette lancée. »

« Nous n’avons jamais pensé au différentiel de buts, a ajouté Drew Doughty. Nous ne voulions que bien jouer et ne pas donner de chances de marquer à l’adversaire. Nous avons bien joué pendant les deux premières périodes, mais ç’a été plus compliqué en troisième. »

Cooper aura trois jours devant lui pour y réfléchir, mais il a déjà indiqué que Brad Marchand serait en uniforme pour le match quart de finale. Marchand a disputé la première rencontre contre la Tchéquie, mais a ensuite été laissé de côté. Cooper avait pourtant indiqué que Marchand jouerait aujourd’hui, sauf qu’il a encore une fois été remplacé par le jeune Jarvis. Les raisons de l’absence du capitaine des Bruins de Boston n’ont jamais été précisées.

Au contraire du défenseur Josh Morrissey, qui a raté une deuxième rencontre en raison d’une blessure apparente au bas du corps. Morrissey a patiné avant la partie d’aujourd’hui, mais aucune mise à jour sur son état de santé n’a été effectuée. Cela dit, son absence n’a pas été trop remarquée jusqu’à maintenant, puisque Shea Theodore effectue le travail à la gauche de Colton Parayko et que Sanheim a mieux fait qu’à son premier match, vendredi.

Et reste l’éternelle question des gardiens. Binnington a été très peu occupé aujourd’hui – il n’a reçu que quatorze tirs – et n’a certainement pas donné de raisons de perdre son poste.

Mais tant que Celebrini et McDavid continueront de transporter cette équipe sur leurs épaules comme ils le font depuis le début du tournoi, le travail de tout le monde s’en trouvera facilité. Et de la façon dont ils sont partis, ils ne sont pas du tout près de s’arrêter.