Jeux olympiques
Jeux OlympiquesOpens in new window

Le Canada enchaîne les défaites au tournoi de curling mixte

Mis à jour le 

Publié le 

Les Canadiens Jocelyn Peterman, à gauche, et Brett Gallant en action lors de la phase préliminaire du double mixte de la compétition de curling contre la Grande-Bretagne aux Jeux olympiques d'hiver de 2026, à Cortina d'Ampezzo, en Italie, le samedi 7 février 2026. (AP Photo/Fatima Shbair) (Fatima Shbair)

CORTINA D’AMPEZZO — Des roches texturées et les conditions de glace plus rapides et plus droites ont présenté un nouveau défi aux curleurs, samedi matin au stade olympique de curling de Cortina.

Le Canada n’avait cependant aucune excuse lors de son deuxième match, en soirée.

Les Estoniens Marie Kaldvee et Harri Lill ont pris rapidement six points d’avance et ont finalement obtenu une victoire de 8-6 face aux Canadiens Brett Gallant et Jocelyn Peterman.

Il s’agissait d’une troisième défaite consécutive du Canada en phase de groupes, les obligeant maintenant à gagner.

« On ne peut pas se retrouver dans une situation aussi désespérée aux Jeux olympiques et espérer s’en sortir facilement », a déclaré Gallant.

Le Canada (3-3) se retrouve à égalité au cinquième rang, à trois matchs de la fin. Les quatre meilleures équipes du tableau final à 10 équipes se qualifieront pour les demi-finales, qui se dérouleront lundi.

Plus tôt samedi, Bruce Mouat et Jennifer Dodds ont pris une avance de 3-0 et n’ont jamais été menés au score, s’imposant 7-5 face à Gallant et Peterman.

« C’était un peu comme passer d’un terrain de golf municipal aux verts de l’Omnium des États-Unis », a dit Galant en parlant des conditions de la glace.

La Grande-Bretagne menait 7-2 après cinq manches, et seule une rare erreur de Dodds a rendu la fin du match intéressante. Le Canada a volé deux points dans la septième manche lorsque Dodds a raté son tir, mais Gallant a effectué un tir trop puissant, qui a traversé la maison en huitième manche, et le Canada n’a pas pu remonter au score.

« Nous avons essayé de beaucoup discuter, de parler des lancers et d’ajuster le balai », a déclaré Peterman.

« C’est vraiment difficile à voir. Je ne sais pas si nous avons déjà joué sur une glace aussi droite. »

Au début du tournoi à la ronde mercredi, chaque piste présentait une courbure habituelle de cinq pieds. Vendredi soir, les pierres ont été texturées (ce qu’on appelle aussi «ponçage» ou «papierage»), comme c’est la norme à mi-parcours d’un événement.

Le défi pour l’équipe chargée de la fabrication de la glace consiste alors à trouver le bon équilibre lors du raclage des quatre pistes avant chaque session. Un raclage excessif de la surface gelée de la glace peut entraîner un curling trop important des pierres fraîchement poncées.

« Nous avons fait preuve de prudence et avons moins raclé », a déclaré Greg Ewasko, technicien en chef adjoint chargé de la glace, dans un courriel.

L’équipe britannique a gagné 6-4 contre les Américains Korey Dropkin et Cory Thiesse pour porter sa fiche à 7-0 et s’assurer d’une place en éliminatoires. Les représentants des États-Unis affichent un dossier de 4-1.

Les Suédois Rasmus Wrana et Isabella Wrana occupent le troisième rang avec un bilan de 4-3 après avoir battu les Italiens Stefania Constantini et Amos Mosaner 9-4.

Les Canadiens se retrouvent essentiellement dans une situation où ils doivent absolument gagner. Selon les résultats des prochains jours, un bilan de 6-3 pourrait être nécessaire pour qu’ils se qualifient.

Parfois, une fiche de 5-4 est suffisante, mais le Canada est en dernière position au classement du tir à la cible individuel. Les statistiques du tirage au sort précédant les matchs pour l’octroi du marteau sont cumulées pour servir de bris d’égalité.

Peterman connaît bien cette situation. Elle a raté les éliminatoires aux Jeux de Pékin en 2022 dans la compétition féminine alors qu’elle évoluait au sein de l’équipe de Jennifer Jones. Elles ont revendiqué une fiche de 5-4, mais ont été déclassées au bris d’égalité.

« Je vois certains athlètes qui n’ont qu’une seule chance de performer pendant une minute durant toute leur carrière olympique, a nuancé l’entraîneur canadien Scott Pfeifer. Ici, nous avons la chance de jouer neuf matchs.

« Il y a de nombreuses occasions de se qualifier pour les éliminatoires grâce à la qualité de notre jeu sur la glace. Et c’est tout ce qui nous importe. »

Les matchs pour les médailles sont prévus mardi. Le Canada a raté les éliminatoires en 2022 et a remporté l’or lorsque la discipline a fait ses débuts olympiques en 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud.