Jeux olympiques
Jeux OlympiquesOpens in new window

L’IIHF espère réintégrer « dès que possible » la Russie et la Biélorussie

Mis à jour le 

Publié le 

Luc Tardif
Luc Tardif (Petr David Josek/AP)

Suivez les Jeux olympiques de Milan-Cortina en direct sur nos différentes plateformes

TABLEAU DES MÉDAILLES| SECTION SPÉCIALE| HORAIRE DE DIFFUSION

La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) espère réintégrer « dès que possible » les équipes russes et bélarusses, bannies depuis 2022 en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi à Milan son président, Luc Tardif.

« J’espère que vous reprendrez exactement ce que je dis: nous voulons le retour des Bélarusses et des Russes dès que possible. Parce que, d’abord, cela voudrait dire que le monde irait un peu mieux », a déclaré le dirigeant canadien à la presse en marge du tournoi olympique masculin.

Concernant les JO de Milan Cortina, dont les deux sélections sont bannies - ce qui a repêché les Français chez les hommes comme chez les femmes -, l’IIHF se range derrière « les recommandations du CIO pour les sports d’équipe: à l’heure actuelle, ils ne sont pas autorisés à participer », a rappelé Luc Tardif.

Mais « nous essayons quand même d’organiser un retour, car c’est la famille de l’IIHF », a-t-il ajouté. « Comme vous, nous regardons les nouvelles chaque jour en espérant que quelque chose s’améliore — parfois non. »

« Les faire revenir trop tôt ne serait pas bon pour nos compétitions, et la question de la sécurité reste toujours présente », a développé le patron du hockey mondial, en écho aux conclusions prises en janvier par le Conseil de l’IIHF pour la saison 2026-2027.

Mais la fédération internationale « travaille à une première étape avec les moins de 18 ans pour la Russie et la Biélorussie », a avancé Luc Tardif. « Nous allons faire cette première étape et voir comment ça se passe ».

En cherchant à réintégrer les équipes de jeunes, l’IIHF applique les recommandations formulées mi-décembre par le CIO, et approuvées par les représentants des fédérations internationales lors d’un « sommet olympique » à huis clos.

Tous avaient « reconnu que les athlètes, et en particulier les jeunes athlètes, ne devaient pas être tenus pour responsables des agissements de leur gouvernement », avait expliqué l’organisation olympique.

Mais un mouvement plus large de retour des Russes s’amorce dans le sport mondial, entamé par la décision en septembre de les laisser concourir avec hymne et drapeau lors des Jeux paralympiques, puis par leur réintégration dans les mêmes termes en novembre par la fédération internationale de judo.

Début février, le président de la Fifa Gianni Infantino a à son tour plaidé pour la levée de la suspension de la Russie et ses clubs de football dans les compétitions internationales, une position jugée « irresponsable » par l’Ukraine.