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TABLEAU DES MÉDAILLES| SECTION SPÉCIALE| HORAIRE DE DIFFUSION
Les patineuses de vitesse courte piste canadiennes Danaé Blais, Kim Boutin, Florence Brunelle et Courtney Sarault ont été enlacées tellement fort par l’entraîneur-chef Marc Gagnon après qu’elles eurent gagné le bronze au relais 3000 mètres dames aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, qu’elles ont eu un peu mal.
L’une avait le nez écrasé contre une épaule. L’autre avait des coutures étampées au visage. Tout ça, parce que Gagnon tenait à ce que ses protégées soient heureuses du résultat, même si elles espéraient gagner l’or.
« Il est toujours fier de nous. C’est notre pilier et il sait comment nous ramener ensemble », a dit Blais, pour qui il s’agissait d’une première médaille olympique en carrière.
Le quatuor canadien s’est maintenu en tête pendant de longs moments en finale, flirtant même avec la catastrophe quand la Néerlandaise Michelle Velzeboer a presque fait chuter Brunelle avec environ 15 tours à faire.
Blais a éventuellement perdu l’équilibre avec quatre tours à faire, probablement parce que la glace a cédé sous sa lame de patin selon Gagnon, ce qui a permis à l’Italie de passer en tête.
Lors du relais suivant, Blais n’avait plus la vitesse pour permettre à Brunelle de résister à l’attaque de la Corée du Sud, qui a éventuellement coiffé l’Italie dans le dernier tour pour remporter l’or.
Pendant que les Sud-Coréennes et les Italiennes célébraient, les Canadiennes avaient plutôt les mains sur les genoux, songeuses.
« Je pense que nous étions toutes allées dans cette finale avec l’or en tête, a dit Boutin. Après, nous nous sommes serrées dans nos bras et nous nous sommes rappelé que nous avons travaillé fort pour ce moment-là. Nous étions contentes de simplement monter sur le podium. »
Boutin, Brunelle, Sarault et Alyson Charles avaient pris le quatrième rang aux Jeux de Pékin, en 2022.
Boutin, la plus expérimentée du groupe, a rappelé tout le travail effectué au fil des ans pour enfin ramener le relais féminin canadien sur le podium olympique pour une première fois depuis 2014, à Sotchi.
« Cette médaille de bronze, elle a été gagnée dans les deux dernières années, dans la demi-finale, il y a quatre jours, quand nous avons réussi à battre les Chinoises à la toute fin, a renchéri Gagnon. Ç’a été un travail d’équipe. C’est une médaille d’équipe, même si nous n’avons pas eu l’or.
« Les filles savent qu’elles pouvaient gagner, donc c’est plus compliqué de la savourer. Mais c’est une très belle médaille », a-t-il ajouté.
Il s’agit pour Sarault d’une quatrième médaille aux Jeux de Milan-Cortina. Elle est la première patineuse de vitesse courte piste canadienne à gagner quatre médailles lors de la même édition des Jeux olympiques, fracassant la marque partagée par Gagnon, Boutin et Steven Dubois.
« Je vis des Jeux olympiques extraordinaires, a reconnu Sarault. Je savais que j’étais capable d’accomplir ça, mais je ne crois pas que je saisis l’ampleur de mes exploits. Je profite du moment et je suis certaine que ça va me frapper un peu plus quand je serai de retour chez moi.
« J’aime courir et représenter mon pays, démontrer ce que je suis capable de faire, a-t-elle poursuivi. Lors de chaque course, je veux me battre pour monter sur le podium ou gagner. Ça se passe assez bien pour moi! »
Dans le cas de Boutin, il s’agit d’une deuxième médaille à Milan-Cortina, et d’une sixième en carrière. Elle égale ainsi la marque canadienne aux Jeux d’hiver partagée par Charles Hamelin et Cindy Klassen.
« Je me suis dit qu’il fallait que je me sauve de Courtney. Elle arrive vite », a dit Boutin en riant.
Lors de la dernière journée de compétitions en patinage de vitesse courte piste, vendredi, des médailles seront remises au relais 5000 m messieurs et au 1500 m dames.





