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Poulin au sommet; les Canadiennes lutteront pour l’or

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Marie-Philip Poulin (29) - Sophie Jaques (2) - Renata Fast (14)
Marie-Philip Poulin (29) - Sophie Jaques (2) - Renata Fast (14) (Carolyn Kaster/AP)

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Les Jeux olympiques se suivent et se ressemblent pour l’équipe féminine canadienne de hockey. Marie-Philip Poulin a inscrit deux buts et le Canada a vaincu la Suisse par la marque de 2-1. Le Canada retrouvera les États-Unis pour une septième fois dans le match de la médaille d’or aux Jeux olympiques jeudi le 19 février.

« Capitaine Clutch » ne pouvait mieux porter son surnom face aux Suissesses. En deuxième période, Poulin a inscrit ses 19e et 20e buts en carrière aux Jeux, pour donner les devants au Canada. Elle est maintenant la meilleure buteuse de l’histoire des Jeux olympiques, devançant Hayley Wickenheiser au deuxième rang. Le Canada a été en mesure de tenir le coup, malgré une troisième période difficile, pour accéder à la finale.

« J’ai commencé à l’âge de 18 ans avec cette équipe-là, avec des vétéranes, des idoles de jeunesse, avec qui j’ai eu la chance de jouer », a souligné Poulin. « Et maintenant, j’ai Caroline Ouellette qui est derrière le banc. D’avoir eu ces coéquipières-là tout le long de ma carrière, c’est quelque chose qui est remarquable. Et d’avoir le groupe qu’on a, je suis choyée. »

La gardienne Ann-Renée Desbiens, qui a réalisé sept arrêts dans le match, n’avait que de bons mots pour sa coéquipière de la Victoire.

« Je ne suis pas vraiment surprise, a expliqué Desbiens. C’est une très grande compétitrice. C’est une lionne. Elle veut toujours tout donner, peu importe si elle a mal ou pas mal. Elle joue pour les bonnes raisons, pour son pays et pour gagner. Elle a du cœur comme ça n’a pas de bon sens, puis tu le vois dans des moments comme ça.

On avait besoin de quelqu’un qui se lève. On a besoin de quelqu’un qui aille nous chercher des buts, qui nous génère un petit peu de momentum. Et puis c’est vraiment elle, encore une fois, qui a réussi ça pour notre équipe » a ajouté Desbiens.

Sens unique et sueurs froides

Tout portait à croire que comme lors de la demi-finale entre les Américaines et la Suède, le suspense n’allait jamais vraiment être au rendez-vous dans cette rencontre. Les Suissesses ont été dominées à tous les niveaux, notamment au chapitre des tirs aux buts 46-8.

La gardienne Andrea Braendli aurait certainement aimé revoir le premier but de Poulin, elle qui a dirigé une rondelle vers le filet de la pointe. Braendli a mal paru devant une rondelle bondissante qui l’a surpris et s’est retrouvée dans son filet.

Le deuxième but de Poulin a été plus spectaculaire. La capitaine a récupéré un retour de lancer dans l’enclave et a lancé au but tout en plongeant vers le filet. Elle est la première joueuse à atteindre le plateau des 20 buts en carrière aux Jeux et ce, sans jamais réussir de tour du chapeau.

Le Canada n’a pas été en mesure de concrétiser suffisamment de chances de marquer pour ensuite se mettre à l’abri. C’est plutôt la Suisse qui a inscrit un but en début de troisième période, ce qui a semblé ébranler le Canada. Le tir de Rahel Enzler, laissée seule devant le filet, a déjoué Ann-Renée Desbiens à sa droite et le Canada a eu énormément de mal à s’en remettre. Elles n’ont pas vraiment menacé la cage adverse par la suite.

Une mauvaise pénalité à Ivana Wey de la Suisse, avec moins de deux minutes à faire à la période, a compliqué les chances des siennes de compléter la remontée.

Les Canadiennes n’ont certes pas éclaté de joie à la fin de la rencontre, mais ont plutôt poussé un grand soupir de soulagement. Elles auront maintenant 72 heures pour se préparer à affronter la puissante équipe américaine, qui n’a accordé qu’un seul but dans le tournoi et qui avait fait subir un cuisant revers de 5-0 au Canada lors de la phase préliminaire.

« Je pense que c’est un tournoi et ça fait six matchs qu’on a » a expliqué Poulin. « À la fin de la journée, c’est un match. C’est la médaille d’or qui s’en vient. Il y a encore du travail à faire, mais c’est une équipe qui a du cœur et qui est déterminée, qui va tout laisser sur la glace. » a conclu la capitaine canadienne.

« C’est ça la beauté du hockey », a renchéri Desbiens. « Chaque fois que la rondelle retombe pour la mise au jeu au début, ça recommence à zéro. Et un match pour la médaille d’or aux Olympiques, tout peut arriver. J’ai confiance dans ce groupe-là. J’ai confiance aux joueuses qu’on a dans le vestiaire; beaucoup de caractère. Et puis, on sait ce qu’on doit faire. Il faut juste être capable de le faire pendant 60 minutes. »