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Une question de travail et rien d’autre

Publié le 

Shea Theodore et le Canada (RvS.Media/Monika Majer/Getty Images)

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Dans la Ligue nationale de hockey, il n’est pas rare de voir des joueurs, vedettes ou non, être cloués au banc par leur entraîneur après avoir mis leur équipe dans le trouble. Ainsi, personne n’aurait reproché à Jon Cooper de lancer un message à Sam Bennett après qu’il eut écopé d’une pénalité inutile, qui a ensuite permis à la Finlande d’inscrire le premier but de la première demi-finale du tournoi des Jeux olympiques de Milan-Cortina jouée vendredi.

Cherchant visiblement à provoquer quelque chose, Bennett n’a jamais arrêté sa course vers Juuse Saros, après avoir décoché un lancer de routine qui avait été facilement maîtrisé par le gardien finlandais. Grâce à Mikko Rantanen, les Finlandais n’ont ensuite mis que deux secondes pour prendre les devants, tandis qu’il ne restait que 3:05 à jouer au premier tiers.

Mais Cooper n’a pas connu autant de succès depuis tant d’années à la barre du Lightning de Tampa Bay en agissant comme les autres. Il a d’ailleurs confié la mise au jeu initiale en deuxième période à l’attaquant des Panthers de la Floride et le nouveau trio qu’il a ensuite formé avec Brad Marchand et Tom Wilson a été au centre de la victoire de 3-2 de l’Unifolié.

C’est en effet cette unité qui était sur la patinoire lorsque Shea Theodore a créé l’égalité avec un peu moins de dix minutes à jouer en troisième période. Marchand, Bennett et Wilson ont évidemment moins fait dans la finesse que Macklin Celebrini, Connor McDavid ainsi que Nathan MacKinnon, mais Cooper sentait qu’ils devaient être réunis aujourd’hui.

« Ce sont des joueurs intimidants qui peuvent jouer au hockey à un rythme très élevé, a dit Cooper au micro de Radio-Canada. Personne ne veut se retrouver contre eux dans le coin.

« Ce sont des joueurs qui savent créer de l’espace et qui ne craignent surtout pas d’aller devant le filet. Il s’agit d’un aspect du jeu que nous nous devions absolument d’améliorer. »

« Nous n’avons fait que notre travail : appliquer de l’échec avant et apporter de l’énergie au reste du groupe, a précisé Marchand. Il fallait rendre le travail de leurs défenseurs difficile. »

Au-delà du but égalisateur inscrit par Theodore, le trio de Marchand, Bennett et Wilson a continuellement embouteillé la Finlande dans son territoire. Plus le match avançait, plus les arrières adverses précipitaient leurs gestes. En raison de leur travail, les défenseurs se sont ainsi souvent retrouvés en possession de la rondelle et ont pu tenter plusieurs lancers.

De l’aveu même des Canadiens, c’est en travaillant d’arrache-pied qu’ils finiraient par trouver le fond du filet. Même s’ils ont tiré de l’arrière par deux buts jusqu’à mi-chemin en deuxième période, ils n’ont jamais senti qu’ils étaient en danger de perdre cette rencontre.

« Nous savions que nous tirions de l’arrière contre une équipe reconnue pour son jeu défensif et le message a été simple par la suite : nous n’allons pas créer l’égalité en une présence. Il faut travailler, a raconté Cooper. À un certain moment en deuxième période, nous avons vraiment eu l’impression que nous avions l’ascendant sur nos adversaires. »

« Nous avons pris le contrôle de ce match à compter de la cinquième minute de jeu en deuxième période, a renchéri Marchand. Ils avaient profité d’un bond favorable en infériorité numérique, mais nous savions que nous jouions un bon match. Nous savions que le vent allait tourner en notre faveur, même si la Finlande est une excellente équipe. »

« C’est un processus, a rappelé Cale Makar, qui a été le défenseur le plus utilisé par Cooper. En continuant notre travail, nous savions que de bien bonnes choses finiraient par survenir.

« Tout le monde fait confiance à tout le monde au sein de cette équipe. Tout le monde porte une attention particulière aux détails. C’est ce qui a fait la différence dans cette rencontre. »

Sur les réseaux sociaux, l’ancienne gloire Teemu Selanne n’a pas hésité à critiquer le travail des arbitres pour expliquer la défaite de la Finlande, mais ceux qui étaient sur la patinoire avaient manifestement une lecture totalement différente pour interpréter le dénouement.

« Nous avons essayé, mais quand vous vous défendez pendant 25 ou 30 secondes dans votre territoire, c’est impossible de relancer l’attaque, a quant à lui analysé Rantanen. Ils ont été après nous pendant tout le match. Ils n’ont assurément jamais cessé de pousser. »

Après n’avoir jamais été véritablement en danger pendant ses trois matchs de la ronde préliminaire, le Canada vient d’effectuer deux remontées en autant de rencontres en ronde éliminatoire. Ce club trouve manifestement toujours de nouveaux moyens pour l’emporter.