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Déjà médaillée de bronze au 3000 m et championne olympique à la poursuite par équipe, Valérie Maltais voyait le 1500 m comme une épreuve bonus aux Jeux de Milan-Cortina. Cette épreuve bonus se sera finalement terminée sur le podium.
Dans la dixième paire du jour, Valérie Maltais a inscrit le temps de référence, abaissant du même coup le record de la piste de l’aréna de patinage de vitesse de Milan à 1 min 54,50 s. Ce chrono a finalement été battu par la Norvégienne Ragne Wiklund (1 min 54,15 s), puis par la Néerlandaise Antoinette Rijpma-De Jong (1 min 54,09 s).
Maltais était donc provisoirement troisième avant la dernière paire du jour, où patinait la Japonaise Miho Takagi, première au classement des Coupes du monde sur la distance. Takagi était devant Maltais lors des trois premiers intervalles. Elle a toutefois ralenti lors du dernier tour et a franchi l’arrivée au sixième rang, permettant du même coup à la Québécoise de célébrer une troisième médaille à Milan-Cortina.
« Mon dernier tour était extrêmement solide. Ce n’était pas le départ le plus rapide, mais j’ai été très constante par la suite pour mettre la table pour la fin de la course. J’étais assis près de Ragne pendant la dernière paire et quand on a compris qu’on serait sur le podium, on se tapait sur les cuisses et on criait ensemble. Mon cœur battait tellement vite, c’était vraiment excitant jusqu’à la toute fin », s’est exprimée Valérie Maltais en zone mixte.
Après le 3000 m, Maltais a eu une discussion avec son préparateur mental Jean-François Ménard qui lui a proposé de revoir ses objectifs à la hausse. Plutôt que de viser une médaille individuelle, pourquoi ne pas viser plusieurs médailles individuelles ?
« Je lui ai dit que je me sentais tellement bien physiquement et il m’a immédiatement dit qu’on pouvait viser plus haut. Ce changement de mentalité m’a permis de demeurer concentrée, tout en gardant les deux pieds sur terre. On surveille les plus petits détails et il faut admettre que tout fonctionne », a-t-elle expliqué.
Maltais avait dû batailler pour sa place au 1500 m lors des essais olympiques tenus en janvier, à Québec. Elle s’était préqualifiée pour les JO de Milan-Cortina à toutes ses autres distances grâce à ses résultats sur la scène internationale. Elle avait d’ailleurs amorcé la saison dans le groupe B sur cette distance.
« Aux essais olympiques, il y a une partie de moi qui avait envie de ne pas faire le 1500 m pour me concentrer sur l’entraînement du 3000 m. Par contre, je me suis dit que ça m’aiderait peut-être pour mes autres distances de faire le 1500 m. Je voulais seulement y aller le plus rapidement possible et me voilà maintenant avec une médaille », a-t-elle conclu.
Si cette médaille a des allures de surprises pour plusieurs, l’Ottavienne Ivanie Blondin était convaincue que sa coéquipière avait tout ce qu’il fallait pour réaliser cet exploit.
« Elle a eu de bonnes courses au 1500 m cette année en Coupe du monde. C’était une question de temps avant qu’elle monte sur le podium. Elle est au sommet de sa forme, c’était sa journée, ce sont ses Jeux. Elle roule en ost** en ce moment », a mentionné Blondin en riant.
La patineuse de La Baie sera de retour en action dès samedi, alors qu’elle voudra compléter le balayage des podiums en participant au départ groupé.
Également au départ du 1500 m, pour ce qu’elle considérait aussi comme une épreuve bonus, Béatrice Lamarche a terminé au 17e rang du jour en vertu de son temps de 1 min 57,65 s.
« C’est vraiment difficile, le 1500 m, je me disais que si je ne finissais pas comme ça, en douleur, c’est que je n’avais pas tout donné. Mon temps en bien correct, c’était un peu ça que je visais, tout simplement. Après le 500 m, je commençais déjà à avoir mal aux jambes, ce qui est plus tôt que d’habitude. Je n’ai pas trippé. En gros, je suis assez fière », a raconté Lamarche.
Après des cinquième et septième places au 500 m et au 1000 m, Lamarche avoue se donner la note de 100% pour l’ensemble de son œuvre à ses premiers Jeux olympiques.
« Tout était au-delà de mes attentes. J’ai eu de bons résultats sur les courses que j’avais ciblées, c’était super aussi comme expérience. J’étais un peu stressée au début, je me demandais si j’étais vraiment prête pour les Jeux. Je crois que je l’étais ! »
Antoine Gélinas-Beaulieu sera lui aussi en action samedi pour participer au départ groupé du côté masculin.






