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La LPHF change la préparation des joueuses

Publié le 

Marie-Philip Poulin, Sarah Fillier et Sarah Nurse

La préparation du Canada, qui a permis aux joueuses de hockey de remporter de nombreuses médailles d’or olympiques, sera modifiée pour 2026 en raison de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

Plutôt que de voir les meilleures joueuses du pays déménager à Calgary pendant les mois précédant les Jeux d’hiver, les Canadiennes se réuniront pour des périodes d’entraînement à Calgary, Toronto et Montréal, programmées selon le calendrier de la LPHF.

« C’est un changement, mais un changement formidable », a déclaré la capitaine canadienne Marie-Philip Poulin.

« Pour nous, la nouvelle ligue, la LPHF, c’est ce qui est excitant. »

Le Canada entamera la défense de sa médaille d’or olympique le 5 février contre la Finlande à Milan, en Italie.

Des 30 joueuses invitées au camp d’orientation olympique de Hockey Canada à Calgary cette semaine, 27 jouent dans la LPHF, qui entamera sa troisième saison cet automne.

Après le camp d’orientation, qui accueille également 42 joueurs de la LNH et 20 joueurs de parahockey, les joueuses resteront à Calgary pour la première de trois périodes d’entraînement.

La centralisation à Calgary a offert un environnement de hockey aux Canadiennes à une époque où leurs ligues manquaient de temps de glace quotidien et de matchs de qualité.

Elles s’entraînaient ensemble chaque jour, sur la glace comme à l’extérieur, disputaient régulièrement des matchs contre des équipes locales de niveau midget AAA et Junior A, ainsi que des matchs hors-concours contre leurs rivales, les Américaines.

Le Canada a remporté cinq des sept médailles d’or depuis les débuts olympiques du hockey féminin en 1998, et a raté de peu une sixième médaille d’or lors d’une défaite en tirs de barrage contre les Américaines en 2018.

La LPHF, qui passe de six à huit équipes cette saison, offre plus de 30 matchs de saison régulière, salaires et avantages sociaux.

Elle compte la majorité des meilleures joueuses du monde, dont les vedettes américaines Hilary Knight (Seattle) et Taylor Heise (Minnesota), la Finlandaise Michelle Karvinen (Vancouver), la Suissesse Alina Mueller (Boston) et la Tchèque Tereza Vanisova (Ottawa).

Pour la première fois, la LPHF joue un rôle dans la préparation olympique en proposant régulièrement des matchs à enjeux élevés, ainsi qu’un entraînement quotidien, comme le fait la LNH pour les hommes.

« Ce groupe est très soudé, a indiqué Poulin, qui joue pour la Victoire de Montréal dans la LPHF. Avoir confiance que chacune fera le travail de son côté et avec son équipe de la LPHF, savoir que nous allons jouer l’une contre l’autre et que nous allons nous pousser mutuellement à nous améliorer, c’est ce qui est le plus formidable.

« Lorsque vous jouez l’une contre l’autre dans la ligue, vous voulez gagner la mise en jeu. Il faut se battre à fond pour être prêtes, et c’est comme ça qu’on va en profiter, pour se motiver mutuellement, car on sait qu’en février, on sera prêtes. »

La LPHF a créé une concurrence accrue pour les places en équipes nationales. Depuis sa première année, des joueuses comme Daryl Watts et Hannah Miller ont été remarquées par Hockey Canada et ont été intégrées à des formations internationales.

Miller, cependant, a joué pour la Chine à Pékin en 2022 et doit encore obtenir l’approbation de la Fédération internationale de hockey sur glace pour son transfert au Canada.

« L’existence de cette ligue élève le niveau de jeu grâce au nombre de joueuses qui jouent au plus haut niveau, avec maintenant huit équipes complètes, des filles qui sortent de l’université et qui peuvent jouer dans le monde professionnel, a déclaré l’attaquante Sarah Fillier, qui a signé un contrat avec les Sirens de New York cet été.

« Beaucoup de joueuses sont davantage sous les projecteurs maintenant, surtout en cette année olympique, et tout le monde y pense. Il y a des groupes de joueuses de l’équipe nationale dans chaque équipe, donc c’est une priorité absolue.

« En même temps, cela va rehausser le niveau du jeu, simplement parce que nous jouons le meilleur hockey possible dans une vraie ligue, au lieu de nous concentrer sur chaque pays et de jouer moins de matchs. »

Le Canada affrontera les États-Unis dans la Série de la Rivalité, qui sera de quatre matchs et qui commencera le 6 novembre à Cleveland et le 8 novembre à Buffalo. Les dates des deux matchs au Canada en décembre n’ont pas encore été annoncées.

« Il reste 160 jours avant le début du tournoi féminin. Elles passeront 50 de ces jours ensemble. C’est plutôt bien, a déclaré Scott Salmond, vice-président principal de la haute performance et des opérations hockey de Hockey Canada.

« Je ne suis pas certain qu’un autre pays ou une autre fédération ait fait ce type d’investissement ou d’engagement. »