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Munich dominant; Dortmund s’en tire

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Emre Can (Martin Meissner)

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Bousculé comme jamais cette saison en Bundesliga, longtemps maintenu en vie par les parades de Manuel Neuer, le Bayern Munich a réussi un formidable KO samedi à Leipzig, en s’imposant 5-1 avec trois buts dans les dix dernières minutes.

Les Bavarois maintiennent donc leur impressionnante avance après 18 journées, 11 points devant Dortmund, vainqueur dans le temps additionnel de Sankt Pauli plus tôt dans l’après-midi (3-2). Leipzig reste accroché à la quatrième place derrière Hoffenheim, à 18 points désormais du leader.

La Bundesliga n’offre peut-être pas beaucoup de suspense, mais le spectacle vaut parfois le déplacement! Leipzig et le Bayern ont offert samedi un formidable match de football, dont le score ne reflète absolument pas l’intensité.

Impitoyable « Rekordmeister »! Défié, mené et malmené, le champion en titre a résisté à la tempête et fait preuve d’un réalisme féroce, pour infliger au RB une fessée humiliante que les Saxons n’avaient pas méritée.

Car il aura longtemps fallu un très grand Manuel Neuer pour maintenir le Bayern dans le match. Le portier de 39 ans a réussi trois parades hors du commun, deux face au Brésilien Romulo (’4, ‘65) et surtout une claquette d’extra-terrestre devant l’Ivoirien Yan Diomandé (’72).

Leipzig, qui s’était procuré quatre occasions franches dans le premier quart d’heure, a ouvert le score à la 20e minute par le Brésilien Romulo à la reprise à bout portant d’un centre de David Raum (1-0).

Sous les assauts répétés, le Bayern a plié, mais n’a pas rompu. Et a finalement répliqué au retour des vestiaires par Serge Gnabry, bien lancé en profondeur après un ballon récupéré au pressing haut par Dayot Upamecano (1-1, 50e).

Dans un match toujours aussi fou, Harry Kane a marqué son 21e but en 18 matches de championnat pour mettre le Bayern devant (2-1, ’67), alors même que Leipzig ne faiblissait pas.

Mais les locaux ont payé très cher en fin de match leur débauche d’efforts. Jonathan Tah (’82), Aleksandar Pavlovic (’85) et Michael Olise (’88) ont placé trois coups terribles, pour offrir au Bayern un triomphe qui lui permet de conforter son emprise psychologique sur tous ses rivaux.

Dortmund miraculé

Le BVB, qui était tenu en échec par le relégable Sankt Pauli, s’est imposé (3-2) samedi grâce à un pénalty marqué à la sixième minute du temps additionnel, pour conforter sa deuxième place en Bundesliga après 18 journées.

Les joueurs de la Ruhr menaient tranquillement 2-0 à l’heure de jeu, mais Sankt Pauli, 18e et dernier, est revenu à 2-2 en dix minutes. Il a fallu une intervention de la VAR après la fin du temps réglementaire pour transformer en pénalty un coup franc sifflé dans un premier temps par l’arbitre en dehors de la surface.

Face au « mur jaune », Emre Can n’a pas tremblé et a offert au Borussia une victoire inespérée (3-2, ’90+6).

Julian Brandt avait ouvert la marque en reprenant aux six mètres un centre de la droite de Karim Adeyemi (1-0, ’45+1). Le même Adeyemi s’est ensuite mué en buteur pour faire le bris (2-0, ’54), bien décalé par Fabio Silva qui a fixé le gardien adverse sur un contre.

Mais Sankt Pauli, qui lutte pour le maintien, a renversé la partie sur deux coups de pieds arrêtés: l’Américain James Sands a marqué de la tête sur un corner (2-1, ’62), et l’Anglais Ricky-Jade Jones a victorieusement repris de volée un coup franc (2-2, ’72).

Les joueurs de Hambourg croyaient tenir un point précieux jusqu’à la toute fin du temps additionnel, et la décision de l’arbitre d’accorder un pénalty après révision vidéo.