Le leader Arsenal s’est fait accrocher par Chelsea (1-1) dans un derby de Londres très disputé, qu’il a disputé en supériorité numérique pendant toute la seconde période sans en profiter, dimanche à Stamford Bridge.
L’écart reste de six points entre les Gunners (1ers, 30 pts) et les Blues (3es, 24 pts). Mais Manchester City prend la deuxième place, avec 25 points, et Aston Villa n’est pas loin, quatrième avec 24 unités.
Le derby londonien, très accroché, a d’abord ressemblé à un combat stérile. Dans le premier quart d’heure, par exemple, il y a eu plus de cartons jaunes distribués (trois) que de tir tenté (un seul, par Saka).
La tension a atteint son apogée quand Moises Caicedo a taclé sans retenue la cheville gauche de Mikel Merino. Le banc d’Arsenal s’est levé comme un seul homme en voyant le ralenti et l’arbitre a logiquement exclu le milieu défensif de Chelsea, avec l’aide de la vidéo (38e).
Sans Gabriel ni William Saliba, touché à l’entraînement, la défense d’Arsenal et ses jeunes centraux Cristhian Mosquera et Piero Hincapié avaient jusqu’ici bien contenu les Blues, seulement menaçants par Estevao (18e, 19e) et Enzo Fernandez (32e).
Mais au retour du vestiaire, l’arme offensive préférée des Gunners s’est retournée contre eux: Chelsea a ouvert le score sur un corner, tiré par le capitaine Reece James et dévié de la tête au premier poteau par Trevoh Chalobah (48e, 1-0).
Arsenal est parvenu cependant à égaliser assez rapidement grâce à un centre de Bukayo Saka repris de la tête par Merino (59e, 1-1).
Le point obtenu ressemble à un joli coup pour Chelsea, à dix contre onze. L’entraîneur Enzo Maresca peut remercier son gardien, auteur d’arrêts déterminants devant Bukayo Saka (13e), Gabriel Martinelli (45e+1) et Merino (88e).
Arsenal de son côté peut se féliciter d’avoir prolongé son invincibilité, en terre hostile. L’équipe de Mikel Arteta compte désormais 17 matches sans défaite (3 nuls et 14 victoires) toutes compétitions confondues depuis la dernière, concédée fin août à Liverpool.
United revient au score et au classement
Mené par Crystal Palace, Manchester United s’est finalement imposé 2-1 à Selhurst Park, pour remonter provisoirement à la 6e place de Premier League, dimanche lors de la 13e journée.
Les Red Devils (21 pts) renouent avec le succès après deux matchs nuls et une défaite. Mauvaise opération en revanche pour les Eagles, déjà battus cette semaine en Ligue Conférence de l’UEFA à Strasbourg (2-1), qui rétrogradent à la 7e place en championnat (20 pts).
Jean-Philippe Mateta, auteur de son septième but en championnat, a ouvert la marque pour Palace en transformant un pénalty (36e), obtenu après une faute légère de Leny Yoro.
L’attaquant français a dû s’y reprendre à deux fois pour convertir son pénalty en raison d’un double contact, révélé par la VAR, lors de sa première tentative.
Mais en seconde période, United a renversé le match sur deux coups de pied arrêtés.
Joshua Zirkzee, qui n’avait plus marqué en championnat depuis décembre 2024, a égalisé en réussissant un bel enchaînement contrôle de la poitrine-frappe du gauche, après un coup franc de Bruno Fernandes (54e).
Quelques minutes plus tard (63e), ce dernier a laissé un autre coup franc à Mason Mount qui a profité d’un mur mal placé pour donner la victoire aux Mancuniens.
Liverpool revient au classement
Liverpool a chassé en partie l’orage qui menaçait l’entraîneur Arne Slot en ramenant un précieux succès de West Ham (2-0), dimanche, avec en prime le premier but d’Alexander Isak sous le maillot des Reds.
Le club de la Mersey s’intercale à la huitième place avec 21 points, le même total que Manchester United (7e, 21 pts), vainqueur plus tôt 2-1 à Crystal Palace (9e, 20 pts).
Le podium ne se trouve que trois points devant et il est refermé par Aston Villa (3e, 24 pts), tombeur 1-0 du dernier Wolverhampton sur une magnifique frappe de Boubacar Kamara, le milieu français rarement buteur.
Le club de Birmingham était en position de relégable sans aucune victoire après les cinq premières rencontres du championnat. Deux mois après, il squatte les avant-postes.
Avant l’affiche Chelsea-Arsenal en fin de journée, opposant les deux cadors dominant le classement, tous les regards étaient tournés vers le London Stadium et la venue de Liverpool, le champion en titre traversé par la crise.
Les Reds sont arrivés dans l’Est de la capitale britannique meurtris par six défaites en sept matches de championnat, neuf en douze matches toutes compétitions confondues.
Ils en repartent avec une victoire sans but encaissé, une rareté qui allège la pression entourant Arne Slot.
Le Néerlandais a laissé l’ailier star Mohamed Salah sur le banc au coup d’envoi et il n’a pas eu à le regretter. A sa place, Florian Wirtz a livré une prestation très encourageante.
Mais c’est une autre recrue phare de l’été, Alexander Isak, qui a débloqué la partie sur un centre en retrait de Cody Gakpo, repris du plat du pied et passé entre Alphonse Areola et son poteau droit (60e, 1-0).
L’avant-centre acheté 145 millions d’euros à Newcastle n’avait marqué qu’un but en coupe de la Ligue depuis sa signature à Anfield, au dernier jour du mercato. Il était arrivé à court de forme après une grève de plusieurs semaines pour forcer son départ de Newcastle.
Défensivement, Liverpool a aussi stoppé l’hémorragie après trois matches à dix buts encaissés, contre Manchester City (3-0), Nottingham Forest (3-0) et le PSV Eindhoven (4-1).
Une frappe puissante de Jarrod Bowen a fait frissonner les supporters (88e), alors que West Ham évoluait pourtant depuis peu en infériorité numérique (carton rouge de Lucas Paqueta pour protestation). Gakpo a poussé l’avantage des visiteurs dans le temps additionnel (90e+2, 2-0).






