Ligue 1
ligue_1Opens in new window

Le PSG reprend la tête grâce à un Dembélé brillant

Mis à jour le 

Publié le 

Ousmane Dembélé (Xavier Laine/Getty Images)

Le Paris SG a rebondi grâce à un beau doublé d’Ousmane Dembélé et un but de Bradley Barcola contre Lille (3-0), vendredi quatre jours après son élimination en Coupe de France, et à quatre jours d’un déplacement de C1 à Lisbonne.

Pour deux points, le champion de France en titre reprend provisoirement la tête de la Ligue 1 à Lens.

Le match était peut-être charnière dans la saison du PSG: une nouvelle contre-performance après l’élimination surprise lundi en Coupe de France par le Paris FC (1-0), aurait pu lancer le club sur de mauvais rails en seconde partie de saison.

Cela s’est d’ailleurs vu à la tension qui a habité l’entraîneur Luis Enrique en première mi-temps. L’Espagnol est parfois sorti de ses gonds pour réprimander un joueur ou pester contre le quatrième arbitre, qui lui demandait de ne pas dépasser sa zone technique.

Mais le Ballon d’Or Ousmane Dembélé s’est chargé de tranquilliser tout le monde d’un doublé retentissant, deux beaux buts à des instants-clés. A la 13e minute, alors que Lille réalisait un bon début de match, le numéro 10 a expédié sa frappe lointaine sur le poteau rentrant de Berke Ozer, qui avait pourtant déplié son mètre 91.

Puis à la 64e minute, il a mis fin à une longue période de maladresse parisienne dans la surface en lobant le pauvre Özer, définitivement décoiffé en retombant dans ses filets. Célébré par un Parc des Princes en fusion, Dembélé répondait ainsi à Olivier Giroud, qui avait lui-même lobé Lucas Chevalier dès l’entame avant que le ballon ne tape la barre transversale (2e).

Bonne lancée

En réussite vendredi, contrairement à sa première partie de saison mitigée, le gardien parisien a repoussé plusieurs tentatives lilloises, dont l’une de l’ancien « titi » Ethan Mbappé, qui a achevé de réveiller le club hôte au début du match (6e).

Le récital d’Ousmane Dembélé, très en jambes jusqu’à son remplacement en fin de match, est la confirmation de son embellie des dernières semaines, après des mois de blessures et de méforme. Une excellente nouvelle pour Paris, qui apparaissait à court d’idées et d’énergie ces dernières semaines, après une première partie de saison valeureuse malgré une infirmerie remplie.

Et d’ailleurs le reste de l’équipe, s’il a été solide vendredi, s’est parfois montré un peu terne, à l’image d’un Désiré Doué plusieurs fois mis en échec ou d’un Khvicha Kvaratskhelia aux dribbles stériles.

En revanche, Senny Mayulu a mis fin à une période médiocre en récupérant le ballon sur le premier but, tout comme Bradley Barcola, auteur d’un but en profitant en opportuniste d’une erreur de l’arrière-garde lilloise en toute fin de match. Quant à Warren Zaïre-Emery, il a poursuivi sur sa bonne lancée, d’abord en latéral puis au milieu.

C’est fort de ce bon résultat et de ces quelques progrès contre un Lille méritant (mais qui reste bloqué à la quatrième place) que le PSG se déplacera mardi à Lisbonne (21H00). Contre le Sporting Portugal en Ligue des champions, Paris devrait être encore plus déterminé à prouver, comme le disait Luis Enrique jeudi, qu’il était « la même équipe » qu’en 2025.

Monaco humilié

Monaco, en crise profonde, n’a pas échappé au pire vendredi soir lors de la 18e journée de Ligue 1: Lorient s’est logiquement imposé (3-1) au stade Louis-II contre l’équipe de Sébastien Pocognoli, qui vient de perdre sept fois en huit journées.

Sept défaites en huit matchs de championnat! Cela n’était jamais arrivé dans la longue histoire de Monaco, en première comme en deuxième division hexagonales. L’équipe de l’entraîneur belge Sébastien Pocognoli, forcément en grand danger après avoir remplacé Adi Hütter après sept journées, est au fond du gouffre.

Ses défaillances mentales comme physiques sont si criantes que l’on peut craindre le pire pour l’équipe de la Principauté dans un futur proche, notamment dès mardi prochain lors de la 7e journée de Ligue des champions, au Stade Santiago-Bernabeu face à un Real Madrid également en crise.

Cette défaite contre Lorient ne souffre aucune contestation, tant Monaco a été loin de mettre les ingrédients nécessaires pour redresser une trajectoire déjà mauvaise. Les supporteurs ont fait grève toute la première période, avant de demander la démission du directeur général Thiago Scuro, lors de toute la seconde.

Avec 23 points, les ambitions européennes de Monaco sont désormais à ranger aux oubliettes alors que l’Anglais Eric Dier, impliqué sur les trois buts, et tout le système défensif, sont aussi loin du niveau escompté.

Avec 22 points, les Bretons, qui avaient gagné à l’aller, reviennent à un point de leur adversaire au classement.

Bamba Dieng, auteur de son huitième but en neuf matches cette saison, toutes compétitions confondues, a été le meneur d’une formation qui désormais peut s’enorgueillir de poursuivre une série de sept matches sans défaites en L1 (trois victoires et quatre nuls).

Devant le Prince Albert, qui avait convié le président Dmitry Rybolovlev dans sa loge et qui s’est éclipsé à la pause en raison de son emploi du temps, les Monégasques ont réalisé sept bonnes premières minutes. Le temps pour Falorin Balogun de tenter une bonne frappe que Yvon Mvolo a bien sortie (2e). Et puis, plus rien...

Dier fautif

En contre, le Lorientais Pablo Pagis a frappé de peu à côté (10e). Les Monégasques, très fébriles, ont alors commencé à avoir peur. Pagis a été proche de battre Philipp Köhn (21e et 27e).

Bamba Dieng, quant à lui, a même marqué (38e). Mais son but survenu au terme d’une belle action collective, a été annulé pour un hors jeu de Pagis, qui a gêné le gardien monégasque au moment de la frappe.

Aleksandr Golovin a sans arrêt fait les mauvais choix, comme sur le contre qu’il a mal terminé (16e). Maghnes Akliouche ne s’est réveillé qu’à la 36e minute, sur un appel tranchant sans toutefois faire de différence. Monaco a terminé la première période avec, au compteur, autant de frappes que son adversaire (7).

Logiquement au retour des vestiaires, Dieng s’est joué de Dier pour ouvrir la marque (0-1, 69e). Et si Ansu Fati, absent depuis le 29 novembre, a réussi a égalisé six minutes après son entrée en jeu (1-1, 76e), la suite a été un cauchemar pour Monaco.

Jean-Victor Makengo, seul dans la surface a battu Köhn d’une frappe déviée par Dier (1-2, 85e). Enfin, Dermane Karim s’est offert une frappe enroulée en lucane pour parachever l’humiliation monégasque (1-3, 87e).