Le PSG, réduit à dix pendant un quart d’heure, s’est sorti difficilement d’un match compliqué contre Strasbourg (2-1) et a repris la tête de la Ligue 1, mais Paris n’a toujours pas rassuré dans son jeu.
Après le succès de Lens contre Le Havre vendredi (1-0), le PSG avait la mission de reprendre sa première place, tout en se donnant un peu de confiance après le nul mercredi en Ligue des champions contre Newcastle (1-1), poussant Paris à jouer les barrages contre Monaco.
Mais dimanche soir à la Meinau contre Strasbourg (7e), le PSG n’a pas montré grand chose et n’a toujours pas vraiment rassuré. Ils se sont même fait bousculer pendant une bonne partie du match par les Strasbourgeois qui ont profité des espaces laissés par le pressing haut des Parisiens.
Mais Matveï Safonov - qui a enchainé son deuxième match dans les buts - a repoussé le pénalty de Joaquin Panichelli, accordé pour une main de Marquinhos (17e). C’est la cinquième fois cette saison qu’il arrête un pénalty ou un tir au but sur sept tentatives, selon le statisticien Opta.
Le gardien numéro 1 du moment - qui a relégué Lucas Chevalier sur le banc - s’est rapidement détendu (21e), après s’être déjà interposé sur une frappe de Diego Moreira (14e).
Mais le Russe a été pris à défaut sur l’égalisation des Alsaciens et de Guéla Doué, esseulé dans la surface, qui a vu sa frappe en extension passer entre les jambes de Safonov (1-1, 27e).
L’égalisation de Strasbourg cinq minutes après l’ouverture du score du PSG par Senny Mayulu (1-0, 22e), aidé par Bradley Barcola, est parue logique tant les Parisiens ont été gênés dans les duels. Ils ont manqué d’engagement physique, ce qui a agacé notamment Achraf Hakimi à la suite d’une percée dangereuse de Julio Enciso (47e).
Sans Fabian Ruiz (contusion au genou gauche) ni Khvicha Kvaratskhelia (entorse cheville droite) dimanche soir, ils ont souffert. Paris est bien moins impressionnant, les joueurs sont plus empruntés physiquement, la possession est stérile et les occasions peu franches, comme celles d’Hakimi (57e), qui a été exclu à la suite d’une semelle sur le tibia de Panichelli (75e).
Réduits à dix pendant un quart d’heure, les Parisiens ont - contre le cours du match - réussi à repasser devant au score, grâce à un beau travail de Lee Kang-In et Warren Zaïre-Emery, conclu par la tête de Nuno Mendes (2-1, 81e).
Sur le banc en début de match, Ousmane Dembélé et Désiré Doué n’ont pas montré grand chose, hormis une frappe enroulée (56e) du numéro 14. Sans des attaquants en forme, le PSG aura bien du mal de se sortir de cette période creuse.
Lyon inarrêtable
Vainqueurs du Losc (1-0) en signant leur dixième victoire consécutive toutes compétitions confondues, les Lyonnais pointent eux à la 4e place du championnat, à égalité de points (39) avec l’OM (3e), freiné chez le Paris FC samedi (2-2).
Grâce à un but du jeune milieu danois Noah Nartey, décisif pour sa première titularisation, les Rhodaniens relèguent les Dogues (5e) à sept longueurs.
Malgré une prestation d’ensemble bien plus solide que lors de leur déroute à domicile contre Strasbourg (1-4), les hommes de Bruno Genesio, peu réalistes sur leurs occasions, ne sont pas parvenus à enrayer leur mauvaise dynamique, avec une quatrième défaite d’affilée en championnat.
La série noire de Nice, qui avait mis fin à un enchaînement de huit matches sans succès en étrillant Nantes (4-1), a elle un temps hanté le Gym, qui a finalement accroché Brest (2-2).
Menés 2-0 à domicile, les Azuréens ont rebondi grâce à Ali Abdi sur corner (62e), puis Elye Wahi (71e), arrivé début janvier et déjà auteur de son troisième but avec l’OGC Nice en cinq rencontres.
Ce nul permet aux hommes de Claude Puel de décrocher un point salvateur: treizièmes devant le Paris FC, ils comptent 8 points d’avance sur le barragiste Nantes (16e).
Les Canaris sont sous la menace d’Auxerre (17e), revenu à une longueur grâce à son nul décroché sur la pelouse de Toulouse (0-0). Le Téfécé a raté l’occasion de rejoindre les places européennes, même s’il s’en rapproche, 8e à une longueur de Rennes (6e, 31 points).
Réduite à 10, la lanterne rouge Metz s’est elle inclinée 1-0 à Angers (11e, 26 points), une deuxième défaite pour l’entraîneur Benoît Tavenot après celle contre Lyon (5-2).
Les Messins n’ont plus gagné en championnat depuis début novembre, et un succès contre Nice (2-1) lors de la 12e journée.






