Ligue des Champions

Le PSG tout en maîtrise face à Liverpool; Madrid profite d’un carton rouge

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Desiré Doué et Ousmane Dembélé (Chris Brunskill/Fantasista/Getty Images)

Le jeune attaquant du PSG Désiré Doué a choisi de nouveau un grand rendez-vous pour marquer les esprits en étant présent dans tous les bons coups mercredi lors du succès contre Liverpool en quart de finale aller de la Ligue des champions (2-0).

Son tir au but victorieux l’année dernière (11 mars 2025) à Anfield au bout d’une double confrontation de très haut niveau face aux Reds avait lancé le PSG vers son sacre européen.

Et du haut de ses 19 ans, l’ancien Rennais avait éclos aux yeux du monde du foot par son sang froid dans l’exercice et par sa célébration mimant un coup de froid dans l’antre de Liverpool.

Il avait ensuite brillé en finale, s’offrant un doublé lors du sacre des Parisiens face à l’Inter (5-0).

Mercredi soir, il a encore choisi un match de prestige européen pour se montrer alors qu’il était aligné en raison du forfait de Bradley Barcola, en grande forme avant son entorse à la cheville.

Juste après avoir manqué de spontanéité sur un enchaînement (10e), Désiré Doué, récompensé du trophée de Golden Boy pour sa saison dernière, a montré tout ce qu’il savait faire sur l’action suivante.

A la suite d’un bon travail dans l’axe d’Ousmane Dembélé, le N.14 s’est défait de plusieurs Reds en pivotant. Il s’est rapidement mis en position de frappe pour lober Giorgi Mamardashvili, aidé par une déviation du talon de Ryan Gravenberch (1-0, 11e).

Cinq buts en Ligue des champions

Avec son 5e but cette saison en Ligue des champions, dix au total, il est devenu le 6e plus jeune joueur à atteindre les 10 buts dans la compétition, selon le statisticien Opta.

Dans les bons coups, surtout en première période, il a été tout proche de marquer un nouveau doublé dans un match européen, comme il l’a fait en février à Monaco, mais il a buté sur Mamardashvili (37e). Il est aussi présent sur la dernière passe d’une superbe action parisienne partie de Safonov mais mal conclue par Ousmane Dembélé (41e).

Attendu comme leader de l’attaque parisienne, le Ballon d’Or a été moins tranchant que son cadet, qui est même venu le consoler après une grosse occasion manquée (53e).

Le jeune tricolore a aussi provoqué coup sur coup deux grosses fautes et deux cartons jaunes pour les Reds, d’abord Joe Gomez (28e) puis Alexis Mac Allister (31e).

C’est lui aussi qui a subtilement trouvé Warren Zaïre-Emery en position d’avant-centre, tout proche de provoquer un pénalty, finalement annulé par la VAR (72e).

En seconde période, Doué s’est moins montré et s’est plus compliqué la vie en faisant parfois trop de dribbles, laissant la lumière à son coéquipier Khvicha Kvaratskhelia, auteur d’un nouveau beau but (2-0, 65e).

Auteur d’un doublé avec les Bleus lors de la trêve internationale contre la Colombie (3-1), ses premiers buts en sélection, Désiré Doué poursuit donc sa bonne séquence depuis quelques semaines après une période plus décevante.

Interrogé sur ce sujet, Luis Enrique a affirmé qu’il y a « différents moments pendant une saison, des hauts et des bas et Désiré Doué a montré toute sa mentalité » pendant cette période de moins bien, a-t-il dit en conférence de presse.

Assez irrégulier jusque-là cette saison, il a donc réussi à se hisser au niveau que les matches couperets européens exigent, à l’image de l’équipe entière qui a été impressionnante dans la maîtrise mercredi soir, comme contre Chelsea.

Très discipliné dans sa vie privée, obsédé par le football et sa condition physique, selon son entourage, et capable de jouer à de nombreux postes (milieu relayeur, ailier ou faux N.9), il a tout pour être l’un des acteurs majeurs de la suite de la saison parisienne, avec en vue la Coupe du monde cet été.

L’Atlético refroidit le Barça et prend l’avantage

A onze contre dix dès la fin de la première mi-temps, l’Atlético Madrid a puni le FC Barcelone mercredi au Camp Nou (2-0), plaçant le géant catalan dans l’obligation de réussir une nouvelle « remontada » en quart de finale retour de la Ligue des champions.

Si ce n’est pas une « bête noire », cela commence, vraiment, à y ressembler.

Bien aidés par l’expulsion du jeune défenseur catalan Pau Cubarsi, les Colchoneros, habitués aux braquages et aux exploits sur la scène européenne, ont réduit au silence la mythique enceinte barcelonaise - encore en travaux - et pris un bel avantage pour rejoindre le dernier carré.

Il leur faudra pour cela résister, mardi prochain au Metropolitano, et ne pas exploser en vol comme lors de la demi-finale retour de Coupe du Roi (défaite 3-0 après une démonstration à l’aller 4-0), pour éliminer à nouveau l’ogre catalan, comme en 2014 et en 2016.

Mais ce premier succès au Camp Nou depuis 2006 du club rojiblanco, le premier depuis que Simeone est sur son banc, vaut bien de l’or pour lui comme pour Antoine Griezmann, qui rêve de quitter l’Atlético avec un trophée en fin de saison.

« Il nous reste encore un long chemin à faire. Nous sommes encore très loin des demi-finales, encore 90 minutes ou plus... Nous sommes confiants mais nous devons garder les pieds sur Terre », a réagi l’attaquant français de 35 ans sur Movistar+.

Alvarez et Sorloth éteignent le Camp Nou

Les deux équipes, qui s’affrontaient mercredi pour la cinquième fois cette saison, se connaissent par cœur. Voir le Barça presser, mettre la main sur le match dès les premières secondes, et l’Atlético défendre à cinq ou six, n’avait donc rien d’une surprise.

En l’absence du Brésilien Raphinha, c’est l’ailier anglais Marcus Rashford, son remplaçant à gauche, qui s’est chargé d’emmener l’attaque barcelonaise.

Systématiquement recherché par ses coéquipiers, le joueur prêté par Manchester United, auteur de la première frappe du match, captée par le gardien adverse Juan Musso (2e), a rapidement eu l’occasion de donner l’avantage aux Blaugranas après une passe ratée de Giuliano Simeone, mais il a buté sur le portier argentin (4e).

Souvent acculés, les hommes de Diego Simeone se sont, comme souvent, projetés vite et bien, et l’Argentin Julian Alvarez, parti dans le dos du jeune Gerard Martin, a poussé le gardien catalan Joan Garcia à une première intervention (6e).

De l’autre côté, Yamal a fait de sérieux dégâts mais pêché dans le dernier geste, tout comme Rashford (14e, 16e, 30e), qui a bien cru ouvrir le score, enfin (18e). Mais le but a finalement été refusé pour un hors-jeu de Yamal au départ de l’action.

Le jeune gaucher de 18 ans a alors tenté le coup seul, s’est joué de trois joueurs à l’entrée de la surface, mais il est tombé sur Robin Le Normand, son coéquipier avec la Roja, auteur d’un énorme match en défense (32e), et a ensuite été contré de justesse par le Slovaque David Hancko (38e).

Un manque d’efficacité qui a fini par coûter cher aux Catalans, réduits à dix alors qu’ils avaient le match en main après une faute de Cubarsi sur Simeone qui filait au but (44e) et douchés sur le coup franc qui suivait par un coup de patte génial d’Alvarez (45e, 1-0).

Un scénario rappelant la situation similaire il y a deux ans, à Montjuic, face au PSG, lorsque Ronald Araujo avait laissé les siens à dix après une faute maladroite sur Bradley Barcola.

Preuve que ce Barça, si emballant offensivement mais toujours friable défensivement, voit son approche sanctionnée lorsqu’il n’est pas capable de transformer ses occasions en buts.

Avec les entrées des énergiques Gavi et Fermin Lopez, le champion d’Espagne en titre a poussé pour revenir et continué à presser, mais il a fini par se faire punir par l’inévitable Alexander Sorloth à la réception d’un centre de Ruggeri, lancé par Griezmann (70e, 2-0). Un coup de poignard, et une nouvelle « leçon » pour les hommes d’Hansi Flick.