City ne fait qu’une bouchée d’United

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Erlind Haaland

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Manchester City n’a fait qu’une bouchée de son rival Manchester United en l’emportant 3 à 0, dimanche en Premier League pour la première de Gianluigi Donnarumma, l’ancien gardien du PSG, impeccable dans ses interventions avec les Citizens.

Devant son public, l’équipe de Pep Guardiola s’est imposée grâce à un but de Phil Foden à la 18e minute et un doublé d’Erling Haaland en deuxième demie, désormais crédité de cinq buts en quatre matches de championnat.

Les Citizens, battus deux fois avant la trêve, remontent à la huitième place et préparent idéalement la semaine prochaine, où ils recevront Naples en Ligue des champions avant d’aller à Arsenal en Premier League.

À l’inverse, Manchester United et son entraîneur Ruben Amorim rechutent, coincés au 14e rang.

Le Portugais a choisi de maintenir sa confiance à Altay Bayindir, malgré l’arrivée récente du gardien belge Senne Lammens. Le Turc a vécu une soirée pénible à l’Etihad, sans que sa responsabilité ne soit engagée.

La défense des Red Devils a énormément souffert devant les accélérations de Jérémy Doku, intenable à droite comme à gauche.

L’ailier belge a semé le chaos dans la surface et a servi, en deux temps, Phil Foden qui a placé une tête croisée, son premier but en Premier League depuis janvier.

Doku était à la dernière passe également sur le premier but de Haaland, un condensé de puissance et de technique. L’ancien Rennais a frôlé le triplé de mentions d’aide sur un tir de Tijjani Reijnders à la 24e et un poteau de Haaland à la 55e.

Le Norvégien a terminé le travail sur un service dans la profondeur de Bernardo Silva, se retrouvant seul face à Bayindir.

Dans la cage opposée, Donnarumma a réussi des débuts parfaits, deux semaines après la confirmation de son transfert en provenance du PSG.

L’Italien de 26 ans a fait preuve d’autorité avec des sorties aux poings et à la main sur un coup de pied de coin. Il a bien bloqué l’angle de Benjamin Sesko à la 33e et s’est envolé pour détourner une superbe volée de Bryan Mbeumo à la 61e.

Liverpool s’arrache, encore

Dans l’après-midi, les Reds ont eu besoin d’un penalty de Mohamed Salah dans le temps additionnel pour battre le promu Burnley et maintenir leur pourcentage de victoires à 100 % en Premier League.

Ce bilan immaculé ne dit rien des difficultés rencontrées, dimanche et depuis le début de saison : leurs quatre victoires ont toutes été acquises en marquant dans les dix dernières minutes du temps réglementaire (Bournemouth et Arsenal), ou après (Newcastle et Burnley).

« Nous n’abandonnons jamais. Nous essayons de repousser nos limites et, en tant qu’équipe, nous y sommes parvenus », a voulu retenir Mohamed Salah au micro de Sky Sports.

L’ailier égyptien a transformé en force et devant la tribune de ses supporters, le pénalty accordé après une main du franco-tunisien Hannibal, dépité d’avoir précipité la chute des siens.

Les Clarets avaient réussi à contenir la menace diffuse, mais peu dangereuse, de Liverpool grâce à une solide performance du gardien Martin Dubravka, vigilant devant Dominik Szoboszlai et Jeremie Frimpong.

Leur mérite était encore plus grand après l’expulsion de Lesley Ugochukwu pour deux cartons jaunes : le Français a commis une vilaine faute sur Alexis Mac Allister (16e) et un tacle en retard sur Florian Wirtz (84e).

« À certains moments aujourd’hui, nous avons joué comme si notre vie en dépendait », a commenté Scott Parker, « extrêmement fier » de ses joueurs. « Le match se termine de manière vraiment déchirante, c’est comme ça. »

Pour Liverpool, la suite s’écrit contre l’Atlético Madrid, mercredi en Ligue des champions, et contre Everton, samedi, également à Anfield.

Les supporters des « Reds » auront enfin l’occasion de voir jouer la recrue phare de l’été, Alexander Isak, que l’entraîneur Arne Slot a choisi de ménager dimanche.