Suivez toute l'action de Wimbledon dès lundi sur les ondes de RDS et dans notre environnement multiplex sur le RDS.ca
De nombreuses joueuses de tennis pourraient être intimidées par la perspective de faire leurs débuts en Grand Chelem contre la première raquette mondiale dans un grand stade. Mais la Canadienne Carson Branstine accepte le défi avec joie.
Branstine, qui possède également la nationalité américaine, affrontera la Bélarusse Aryna Sabalenka en lever de rideau. Âgée de 24 ans, elle a aidé l'université A&M du Texas à gagner le titre de la NCAA en 2024.
Classée 194e, elle a obtenu son billet pour le tableau principal de Wimbledon en remportant ses trois matchs des qualifications.
« Ce n'est pas comme si j'étais une débutante, a lancé Branstine. C'est mon travail aussi. On est dans le même tournoi, non? C'est juste excitant et j'adore ça. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver, et j'aime ça. Je ne voudrais pas qu'il en soit autrement. C'est vraiment génial. »
Branstine a par ailleurs éliminé les favorites des deux derniers événements auxquels elle a pris part. Elle a notamment éliminé la Russe Liudmila Samsonova au tournoi de Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, puis la Française Loïs Boisson lors des qualifications, à Londres.
« Eh bien, je réponds: pourquoi pas? a lancé Branstine. Parce qu'il y a beaucoup de facteurs dans le tennis, au-delà du simple jeu. On ne sait jamais ce qui peut se passer de chaque côté en privé. C'est Wimbledon. Ce sera la première ronde pour Sabalenka. On a vu beaucoup de joueuses avoir des matchs serrés en première ronde contre des joueuses [innatendues].
« Ça pourrait bien arriver lundi. On ne sait jamais. Avec mon jeu, peut-être que Dieu descendra sur Terre et dira: “Tu vas jouer le meilleur tennis de ta vie. Tu ne vas pas rater une seule balle maintenant." »
Branstine estime que son service et sa confiance sont à l'origine de ses récents succès.
Quand Sabalenka – détentrice de trois titres du Grand Chelem et finaliste des Internationaux de France il y a trois semaines – a été questionnée à propos de ce qu'elle connaît de Branstine, samedi, ce n'est pas son style de jeu qui lui est immédiatement venu à l'esprit.
« Je sais qu'elle est super jolie, a répondu Sabalenka en riant. L'autre jour, j'ai vu une entrevue sur les réseaux sociaux. Je me suis dit: "Oh, mon Dieu, cette fille est tellement belle." C'est tout ce que je sais pour l'instant. »
Sabalenka a prévu de discuter de tactique avec son équipe et de regarder des matchs de Branstine pour se familiariser avec son style.
« Ce n'est pas facile d'affronter quelqu'un que vous n'avez jamais vu auparavant, a dit Sabalenka, qui a raté le tournoi de Wimbledon l'année dernière en raison d'une blessure à une épaule. Je sais que je serai préparé pour son jeu. »
C'est le genre de scénario dont Branstine rêvait lorsqu'elle était enfant et qu'elle assistait à des matchs du tournoi d'Indian Wells.
« Vous voyez ces grands stades et vous vous imaginez: "Et si c'était moi? C'est mon rêve. Je veux faire ça un jour." Et maintenant, j'y suis, a déclaré Branstine. C'est un rêve que je peux enfin rayer de ma liste, et, quoi qu'il arrive, je le garderai toute ma vie: je vais affronter la première raquette mondiale sur le principal court à Wimbledon.
« C'est vraiment génial. Alors je veux vraiment profiter de l'instant présent et jouer chaque point. C'est un match comme un autre. Et, vous savez, on ne sait jamais ce qui peut arriver », a-t-elle ajouté.
Cinq autres Canadiens sont également du tableau principal. La Québécoise Leylah Annie Fernandez sera également en action chez les femmes, tout comme les Québécois Gabriel Diallo et Félix Auger-Aliassime ainsi que l'Ontarien Denis Shapovalov en simple masculin.