MLB
mlbOpens in new window

Ce qui m’allume dans le baseball à l’approche des séries

Publié le 

Quand le baseball nous charme! Alain Usereau et Marc Griffin commentent ce qui nous attire vers le baseball à la suite des nombreux commentaires des auditeurs.

COLLABORATION SPÉCIALE

À moins de cinq semaines du début des séries, le temps est venu où chaque victoire rapproche une équipe de son objectif, où chaque présence au bâton est décortiquée, où chaque balle frappée nous fait bondir sur notre chaise. Le sport a ce don rare de nous faire passer par toute une gamme d'émotions, parfois dans un seul et même match.

On parle souvent de statistiques avancées et de décisions calculées. Mais ce qui me fascine, ce sont les choix guidés par l'énergie ressentie, le fameux gut feeling. Parfois, ça explose au visage d'un gérant, mais parfois, ça en fait un génie. Dans le cadre de notre balado Compte Complet, mon collègue Alain Usereau et moi avons posé une question toute simple aux partisans : qu'aimez-vous du baseball? Les réponses m'ont confirmé que l'amour du baseball se cache souvent dans les petites choses qui nous font vibrer sans qu'on y pense.

En cette fin de saison régulière, voici ce qui m'allume dans les courses aux séries.

Les Blue Jays

Ce qui m'allume, c'est de voir comment des joueurs comme Ernie Clement, Addison Barger et Nathan Lukes ont contribué sans être des vedettes. Ces fins de saisons sont cruelles : août est souvent le mois où certains joueurs craquent, mais ces gars tiennent bon.

Vladimir Guerrero Jr. demeure le visage de la franchise, mais à 35 ans, George Springer connaît une renaissance inspirante. Plus que ses chiffres, c'est son énergie contagieuse qui galvanise l'équipe.

John Schneider, de son côté, a dû jongler avec un enclos inconstant. Sa décision de confier la 9e manche à Jeff Hoffman, le lendemain d'un revers, était audacieuse… mais parfaite pour préserver la confiance du releveur.

Les Red Sox

Roman Anthony, à 22 ans, impressionne par son élan pur et sa maturité. Trevor Story, que certains voulaient tasser il y a quelques mois, est redevenu indispensable. Et Jarren Duran, imparfait, mais infatigable, incarne cette énergie brute qui change l'allure d'un match. Son intensité rappelle un joueur de hockey qui fonce tête baissée : quand il cogne un triple et se relève avec la poussière sur l'uniforme, on comprend qu'il vit chaque jeu comme si c'était le dernier.

Balayer une série de quatre matchs contre les Orioles chez eux à ce moment-ci de l'année doit certainement allumer leurs partisans!

Les Yankees

Aaron Judge fascine toujours. Oui, sa puissance est incroyable, mais c'est sa discipline qui m'impressionne le plus. Quand les Yankees utilisent leur puissance collective, on a droit à un spectacle digne des plus grands feux d'artifice, mais surtout, ils sont intimidants.

Trent Grisham est une énorme surprise avec 27 circuits. Une défense plus serrée et des courses sur les buts plus convaincantes les aideraient à soutenir cette puissante attaque. Leur calendrier les favorise et ils devraient en profiter pleinement.

Ailleurs dans l'Américaine

Dans la Centrale, les Tigers profitent de la métamorphose de Tarik Skubal. Choix de 9e ronde en 2018, il est devenu dominant à 27 ans : il symbolise la patience et le développement tardif. Les Royals s'accrochent et tout repose sur Bobby Witt Jr., dont la combinaison vitesse-puissance le place parmi les superstars, sans oublier l'élan violent de Vinnie Pasquantino.

Dans l'Ouest, Cal Raleigh brille avec Seattle. Être receveur est déjà une tâche énorme, mais ajouter autant de puissance offensive, c'est remarquable. Lui et Judge devraient se disputer le titre de joueur le plus utile. Et que dire des Astros : même avec les départs de Bregman et Tucker, ils trouvent le moyen de rester menaçants grâce à Jeremy Peña et au retour de Yordan Alvarez.

Mais l'Américaine n'a pas le monopole de l'excitation. Dans la Nationale, la lutte est tout aussi palpitante.

Mets et Phillies

La lutte entre Mets et Phillies captive. Juan Soto et Pete Alonso font les manchettes, mais pour moi, le joueur-clé des Mets demeure Francisco Lindor. Quand il est en feu, New York devient redoutable.

À Philadelphie, la perte de Zack Wheeler est lourde. L'équipe doit compenser en attaque et s'appuyer sur Bryce Harper et Kyle Schwarber. Et Schwarber, avec ses élans démesurés et ses 49 circuits dont 4 dans le même match ce jeudi, ça allume n'importe qui! Quand il frappe un circuit dans le dernier balcon, les partisans de Philly se lèvent avec un rugissement qui ressemble plus à un concert rock qu'à un match de baseball.

Brewers, Cubs et Reds

Dans la Centrale, Milwaukee respire l'esprit d'équipe insufflé par Pat Murphy. Brice Turang, surtout, est à surveiller dans ce dernier droit. Pas aussi populaire que l'autre Bryce des Phillies, mais du talent à revendre.

Les Cubs misent sur Pete Crow-Armstrong, né pour la grande scène. Quant à Kyle Tucker, toujours redoutable quand il est en santé, il reste une menace constante.

Les Reds semblent ralentir, mais Elly De La Cruz reste une attraction unique : imprévisible, électrisant, impossible à ignorer. Même le vendeur de hot-dogs au stade s'arrête pour le regarder courir les buts.

Dodgers et Padres

Dans l'Ouest, Shohei Ohtani reste la grande vedette. Une balle frappée par Ohtani dégage une résonance unique, comme si le stade retenait son souffle. Mais attention à Mookie Betts, qui pourrait devenir le pilier des Dodgers en séries comme l'a été Freddie Freeman l'an dernier.

Les Padres ont Manny Machado, mais ils vivent au rythme de Fernando Tatis Jr. Si son talent explose au bon moment, San Diego peut rivaliser avec n'importe qui, même les Dodgers.

Conclusion : l'art de s'émerveiller

Ce qui m'allume, ce n'est pas seulement la lutte pour les séries. C'est la somme des petits détails : une décision audacieuse d'un gérant, un jeune qui prend son envol, un vétéran qui refuse de décliner, un attrapé spectaculaire, une course sur les buts courageuse.

On peut décortiquer les statistiques, mais au bout du compte, le baseball, c'est une histoire d'émotions. À mesure que la fin de saison approche, je me rappelle pourquoi je suis tombé amoureux de ce sport : parce qu'il a le pouvoir de me surprendre, de m'éblouir et de me faire vibrer… soir après soir.

Et vous, le baseball en septembre vous parle-t-il?