Aucune Québécoise n’évoluait dans la WNBA la saison passée, mais cela pourrait bien changer cette année. La Rosemèroise Cassandre Prosper espère être sélectionnée au repêchage prévu lundi, à New York.
Après avoir joué quatre saisons avec le Fighting Irish de l’Université Notre Dame en division 1, Prosper s’est déclarée éligible pour cet évènement plus tôt cette semaine.
La joueuse de 20 ans a récemment participé au March Madness, où son équipe a perdu en quarts de finale face aux Huskies de l’Université du Connecticut. La capitaine des Irish affirme avoir « beaucoup grandi dans son rôle à Notre Dame », surtout dans la dernière année en tant que senior.
« La plus grande façon que j’ai grandi, c’est vraiment par ma manière d’aider l’équipe, en tant que capitaine et senior, j’ai dû grandir en tant que leader, indique Prosper en entrevue avec Sportcom. En ayant des standards pour l’équipe et pour moi-même, je me suis améliorée en tant que joueuse aussi », constate-t-elle.
La garde de 6’3’’ a remporté le trophée de la joueuse s’étant la plus améliorée dans l’Atlantic Coast Conference (ACC) avec 13,6 points et 6,5 rebonds par match. L’année précédente, elle avait maintenu une moyenne de 5,8 points et 3,7 rebonds. Une belle distinction qui prouve la confiance acquise dans les trois premières saisons.
À l’aube d’une entrée dans la WNBA, Prosper est très fière du chemin parcouru. Elle a fait son entrée dans le circuit universitaire américain à l’âge de 17 ans, pendant la saison 2022-2023. La Québécoise a ensuite subi une blessure à la jambe droite en novembre 2023, mettant un terme à sa deuxième campagne à Notre Dame après seulement cinq parties.
«Je regarde mon parcours, ma carrière à l’université et je suis reconnaissante pour ces moments qui m’ont fait prendre conscience de certaines parties de moi-même. Quand je me suis blessée, j’ai vraiment eu la chance d’apprendre qui je suis à l’extérieur du basket», note celle qui a également représenté le Canada aux Jeux olympiques de Paris.
Un rêve ayant plus de valeur que l’argent
Cassandre Prosper et Marie-Denise Ntambue, de l’Université Villanova, ont été les deux seules Québécoises à prendre part à l’édition 2026 du March Madness, chez les femmes. Un symbole de motivation pour les jeunes joueuses de la province.
« J’ai beaucoup de fierté à représenter le Québec, surtout les jeunes filles. En allant dans le repêchage, je pense encore pouvoir accomplir davantage. De représenter le Québec, c’est une opportunité qui me tient à cœur », confie Prosper. Son frère Olivier-Maxence est aussi un modèle pour bien des athlètes, membre des Grizzlies de Memphis dans la NBA.
Le mois dernier, la WNBA et les joueuses du circuit sont parvenues à un accord de principe pour une nouvelle convention collective, qui devrait résulter à une importante hausse de salaire.
Ce n’est toutefois pas un aspect qui importe la Québécoise. « C’est là [dans la WNBA] que je vais grandir et m’améliorer. L’argent, ça n’a pas vraiment d’importance à ce point-ci », explique la jeune basketteuse.
Avec l’arrivée du Tempo de Toronto et du Fire de Portland, la ligue comprendra 15 formations au total cette saison. Prosper déclare apprécier l’attention que cet ajout amène au Canada. « Je suis très excitée par la possibilité de me faire repêcher, peu importe l’équipe, je n’ai aucune attente. Toronto, ça serait incroyable. En étant de Montréal, j’ai beaucoup de famille proche. C’est la première équipe canadienne de la WNBA, c’est quelque chose de spécial », mentionne-t-elle.
En 2020, alors âgée de 15 ans, Cassandre Prosper avait énuméré sa liste d’objectifs à Sportcom.
« Je veux jouer en NCAA Division 1, définitivement faire la WNBA, jouer en Europe et représenter le Canada aux Olympiques », disait-elle à l’époque.
Six ans plus tard, la voilà éligible au repêchage de la WNBA après quatre saisons jouées dans la NCAA, en première division, moins de deux ans après avoir participé à ses premiers Jeux olympiques.
« J’ai fait tout mon possible pour me mettre dans une très belle position. Maintenant, je veux apprécier le moment et voir où ça me rend, précise l’athlète. Je suis très fière de mon parcours et j’ai hâte pour la suite », conclut





