Le pilote britannique de l’écurie de F1 Mercedes, George Russell, distancé au classement provisoire par son jeune coéquipier italien de 19 ans, Kimi Antonelli, a assuré jeudi avant le Grand Prix du Canada, qu’il n’avait « aucune raison de paniquer ».
Interrogé en conférence de presse sur ses ambitions pour le GP de Montréal dimanche et le Championnat du monde des pilotes, Russell a répondu qu’il s’agissait « juste d’une course de plus et qu’il n’avait même pas le Championnat en tête ».
« Je sais de quoi je suis capable. (Le dernier Grand Prix début mai à) Miami a été évidemment un mauvais week-end, mais ça l’avait été l’an dernier et j’avais eu ensuite un super week-end à Montréal » avec sa victoire en 2025, s’est justifié le pilote de Mercedes.
« Ca ne veut pas dire que ce sera pareil (ce week-end), je dois juste me concentrer, respecter toutes les étapes comme je l’ai fait à Melbourne et en Chine et contrôler ce que je peux contrôler. Il n’y a donc absolument aucune raison de paniquer », a assuré George Russell, avant la 5e manche sur 22 du Championnat du monde de F1 de vendredi à dimanche.
Russell, 28 ans, s’était présenté dès le début de la saison 2026 en futur champion du monde, tout en reconnaissant le grand talent et la maturité de son cadet et prodige italien Antonelli, qui aura 20 ans en août.
Mais ce jeune protégé du patron de Mercedes F1, Toto Wolff, a remporté avec une grande maîtrise trois des quatre premiers Grands Prix de l’année (Chine, Japon et Miami).
Le Britannique a gagné la première course à Melbourne (Australie) et finit 2e en Chine et 4e au Japon et à Miami.
« Il n’y a aucune raison de s’inquiéter, les choses se déroulent comme d’habitude », a insisté George Russell.
Devant quelques journalistes, Kimi Antonelli a d’une certaine manière répondu à son coéquipier en assurant que lui aussi « prenait les courses les unes après les autres en essayant de ne pas penser au Championnat ».
Antonelli sous la menace de son coéquipier
Le jeune prodige italien Kimi Antonelli sera ce week-end sous la menace de son coéquipier britannique chez Mercedes, George Russell, et des McLaren du champion du monde Lando Norris et d’Oscar Piastri.
Même si Antonelli, 19 ans, a remporté trois Grands Prix de suite (Chine, Japon et Miami) et Russell le premier de la saison en Australie, l’écurie McLaren, double championne du monde des constructeurs en 2024 et 2025, a mis fin en Floride début mai à l’invincibilité des Mercedes avec un doublé en course sprint, suivi le dimanche des 2e et 3e places du GP.
« Nos concurrents ont franchi un cap à Miami et nous devons répondre”, a ainsi averti le patron de Mercedes F1, Toto Wolff, qui apportera à Montréal “les premières évolutions de l’année » sur le châssis et l’aérodynamique de ses très performantes monoplaces.
Mais si les Mercedes dominent le début de saison, c’est le plus jeune de leurs pilotes, Kimi Antonelli, qui supplante l’aîné, l’ambitieux Russell, avec respectivement 100 points et 80 au classement provisoire du championnat du monde.









