Danny Maciocia, Jason Maas et le reste des opérations football des Alouettes de Montréal sont en quête de confirmations aux séances d’entraînement des espoirs de la Ligue canadienne de football, qui se tiendront à Edmonton dans les prochains jours. Et pourquoi pas quelques surprises?
« On est ici pour être capables de confirmer certaines choses, mais là où je vais mettre le plus gros de mes énergies, c’est sur les entrevues, a noté Maciocia, directeur général des Alouettes. Ça fait un certain temps qu’on regarde des films — deux, trois ans pour certains —, alors on se donnera l’opportunité de les connaître.
« On veut voir s’ils peuvent être de bons ‘fits’ pour les Alouettes, a poursuivi le d.g.. Évidemment, ce n’est pas la dernière fois que nous allons leur parler; il y aura d’autres occasions virtuelles. Mais on veut bien connaître les gens qui sont ici. Ça fera partie de notre évaluation. »
Maas lui-même n’est pas fermé à l’idée de se faire surprendre.
« Je cherche un peu des deux, je dirais. Je veux des confirmations, mais je veux aussi me faire surprendre, voir des athlètes qui sortent du lot, a dit l’entraîneur-chef. On veut entendre les histoires de ces gars et certaines d’entre elles vont nous toucher.
« C’est ce qui est bien de ces séances: vous voyez les gars sous plusieurs angles. Sur le terrain, de la façon dont ils réagissent, particulièrement en situation d’adversité. Mais je dis toujours que les bandes ne mentent pas. Ce qu’on a vu sur eux ne ment pas; ils sont ce qu’ils sont. Ces séances se veulent un test, et il faudrait que ce soit vraiment bien ou vraiment mal pour que je change mon appréciation d’eux. »
L’état-major des Alouettes est sur place pour épier les faits et gestes des quelque 80 footballeurs de partout dans le monde, les joueurs globaux. Du nombre, une dizaine du Québec tentent d’améliorer leur sort en vue du repêchage de la LCF, le 28 avril.
Québec fait jaser
Un peu par la bande — quand la discussion a bifurqué sur la tenue du prochain camp d’entraînement des Oiseaux au PEPS de l’Université Laval —, la ville de Québec et une éventuelle expansion de la LCF ont alimenté les discussions de cette visioconférence organisée par le circuit Johnston.
Maciocia, même s’il a insisté pour dire qu’il n’est pas dans le secret des dieux et ne sait rien d’une éventuelle expansion, s’est avéré un ardent défenseur du marché de Québec.
« Je crois que c’est le Rouge et Or, et tous les gens dans le domaine des affaires, qui voudraient amener une 10e équipe, particulièrement dans la belle ville de Québec », a-t-il d’abord mentionné quand on lui a demandé ce que ça prendrait.
« Que ce soit le Rouge et Or, les Capitales, les Remparts, ces équipes ne manquent pas d’appui; les gens (de Québec) en sont très fiers. Je ne vois pas comment une équipe de la LCF à Québec ne pourrait pas fonctionner. (...) La passion dont font preuve les partisans de Québec — ils appuient leurs équipes, ils se présentent aux matchs. Je ne peux qu’imaginer ce que serait une éventuelle rivalité entre Québec et Montréal. »
Quand on lui a fait remarquer qu’un match préparatoire entre les défunts Renegades d’Ottawa et les Alouettes, en 2005, n’avait pas connu le succès escompté, Maciocia a noté que les temps ont bien changé.
« Il y a plusieurs choses qui sont différentes, a évoqué le Montréalais. Regardons seulement les Alouettes: on a participé à deux finales en trois ans et gagné une coupe Grey. C’est une équipe qui connaît du succès. C’est aussi une équipe qui a un visage un peu différent d’il y a 20 ans. Regarde le nombre de Québécois qui font partie de la formation, même chose du côté des dirigeants.
« Je pense que les gens du Québec peuvent s’identifier à cette équipe-là; pas seulement les joueurs qui aspirent jouer pour les Alouettes un jour. Même les gens qui souhaitent travailler un jour pour cette organisation. Je pense que l’édition actuelle parle beaucoup aux Québécois », a-t-il confié.
Près de la profitabilité
Jeudi marquera le premier anniversaire du départ de Mark Weightman de la présidence des Alouettes, un poste qui n’existe plus au sein de l’organigramme du club.
À l’époque, le propriétaire, Pierre Karl Péladeau, avait expliqué que c’était en vue de rapprocher l’équipe de la profitabilité qu’il apportait ces changements à sa direction. Maciocia affirme que l’organisation approche de son objectif.
« Nous sommes assurément plus près de la profitabilité qu’il y a un an. Nous sommes même très près de faire nos frais », a dit Maciocia, dont le rôle a été rehaussé dans cette refonte de l’organigramme montréalais.
« Ça semble fonctionner. Nous sommes sur la bonne voie et savons tous quel est notre rôle. J’ai un rôle au sein des opérations football, mais je suis aussi conscient de ce que je peux apporter dans la communauté. Alors, suis-je impliqué du côté affaires? Oui. Suis-je aussi impliqué dans la recherche de partenaires corporatifs? Oui, je le suis. C’est plus qu’un poste de directeur général pour moi. C’est ma ville; je sais ce qu’on attend de moi. Ça semble fonctionner jusqu’ici », a-t-il répété.






