MONTRÉAL – En 2025, un changement d’air a été bénéfique pour Benjamin St-Juste qui a relancé sa carrière avec les Chargers de Los Angeles et il désire pousser le tout à un autre niveau avec les Packers de Green Bay.
Dans l’univers si compétitif du sport professionnel, ce ne sont pas tous les athlètes qui parviennent à se remettre d’une saison éprouvante. Le Québécois de 28 ans y est parvenu alors qu’il devait s’adapter à une nouvelle équipe après quatre saisons à Washington.
St-Juste n’est pas donc effrayé de revivre un scénario similaire, cette année, dans cette organisation attirante par sa riche histoire et son potentiel.
« Plusieurs équipes (près de 10) étaient intéressées à mes services et certaines offraient plus, mais je ne voulais pas juste y aller pour l’argent, je voulais vraiment la meilleure situation qui pouvait élever mon jeu », a confié St-Juste durant une tournée d’entrevues dans les bureaux de RDS.
Le demi de coin a accepté un pacte de deux saisons d’une valeur de 10 millions. À ses yeux, les Packers lui permettront de poursuivre son évolution sur le terrain.
« J’ai vu l’impact sur ma carrière de jouer dans une belle organisation avec une belle culture chez les Chargers et c’est exactement ce que Green Bay possède. Mon jeu individuel a naturellement dans un tel contexte », a commenté St-Juste qui est emballé d’avoir Micah Parsons comme coéquipier.
Alors qu’il avait hérité d’un rôle moins important durant la fin de son parcours à Washington, St-Juste a plutôt gagné la confiance de ses entraîneurs au sein des Chargers.
« Chaque fois que j’étais sur le terrain, j’avais un impact et je faisais la bonne chose; je ne commettais pas d’erreur mentale. Dans les moments cruciaux du match, mes entraîneurs savaient que je ferais la job. Puis j’ai commencé à valoriser ça, le fait d’être un joueur de confiance, d’appliquer à lettre ma technique et mes responsabilités », a-t-il exposé.
Oui, son utilisation n’était pas aussi régulière qu’à Washington alors que les Chargers l’ont envoyé dans la mêlée pour 37% des jeux défensifs. Mais il a accompli ses missions et il a également contribué sur 72% des jeux sur les unités spéciales.
Les Packers devraient miser sur Keisean Nixon et Carrington Valentine à titre de demis de coin partants. St-Juste voudra démontrer qu’il peut aspirer, de nouveau, à ce rôle.
« Je vais tenter d’aller chercher un poste de partant dès la première journée, je n’ai pas besoin qu’on ne me donne rien. Je suis un joueur en ascension, je n’ai pas atteint le sommet de mon potentiel », a-t-il soumis.
« L’objectif, c’est juste de reprendre là où j’ai laissé avec les Chargers et être encore plus intelligent par rapport au cahier de jeux et aux concepts. Ce sera ma sixième année dans la NFL, j’ai acquis beaucoup de connaissances », a poursuivi l’athlète de six pieds trois pouces qui a assisté au match du Canadien, mercredi soir.
Ce bagage l’a fait grandir sur le terrain.
« Je ne suis pas encore assez vieux pour voir que mon corps ralentit. Le jeu a ralenti à mes yeux, je réalise que je n’ai pas besoin trop en faire physiquement et je peux laisser le mental prendre l’ascendant. C’est vraiment une partie d’échecs, c’est la meilleure comparaison que je trouve. C’est pour ça qu’on voit des (Tom) Brady, (Kirk) Cousins, (Joe) Flacco, (Philip) Rivers qui peuvent jouer longtemps », a décrit St-Juste.
Soulignons que le système du nouveau coordonnateur défensif, Jonathan Gannon, repose d’abord sur des schémas de zone ce qui convient davantage aux forces de St-Juste.
Lorsque St-Juste rencontre un propriétaire des Packers
Notre équipe des réseaux sociaux a eu l’idée, via le collègue Michel Laprise, de permettre à St-Juste de s’adresser à l’un des propriétaires des Packers de Green Bay.
Pour ceux qui l’ignoraient, les Packers demeurent la seule équipe sportive majeure en Amérique du Nord à appartenir à une communauté d’investisseurs. Ils sont plus de 500 000 à se partager cette propriété prestigieuse, incluant notre collègue Alexandre Tourigny.
St-Juste a ressenti de la fierté en abordant ce sujet et voici le résultat fort sympathique.
Ça s’explique notamment par le fait que St-Juste aime s’impliquer dans sa communauté. Cet été, il tiendra déjà la cinquième édition de ses camps de football destinés à la relève durant lesquels les jeunes filles et garçons peuvent apprendre auprès d’une multitude de joueurs de la NFL, de la LCF et du football universitaire.
« Je suis très fier qu’on n’a pas juste fait ça pendant une ou deux années. Les gens pourraient se rappeler que j’ai joué pour les Commanders, les Chargers et les Packers, mais mon implication auprès des jeunes sportifs aura un impact à long terme. Le but, c’est que d’autres jeunes se rendre dans la NFL et qu’ils souhaitent avoir leur fondation. Des jeunes décrochent quand ils ne voient pas la lumière au bout du tunnel. Je ne veux pas que ces jeunes perdent cet espoir », a souhaité St-Juste qui remettra aussi une vingtaine de bourse de 350$ à des jeunes via le programme Leaders de demain de Nike.
Cette année, les camps auront les 20 et 21 juin tandis que son tournoi de golf sera présenté le 22 juin.
Des enfants qui seront doués athlétiquement !
Si la communauté est au cœur de ses préoccupations, ça vient de ses valeurs familiales. À ce propos, en juillet, St-Juste deviendra le papa d’une deuxième fille. On peut déjà déduire que ses filles auront un profil athlétique très intrigant puisque leur maman, Julia Hall, a effectué un parcours en athlétisme jusqu’au niveau universitaire avec Michigan.
Ce n’est pas tout, sa sœur, Anna Hall, est la championne du monde en heptathlon et elle sera la favorite pour rafler l’or de cette épreuve aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. St-Juste nous confiait que sa belle-soeur se mariera sous peu à Darius Slayton, le receveur des Giants de New York.





