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Il faut bien que jeunesse se fasse

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Bienvenue à La Semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l’avant des statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.

Cette semaine : Montréal survit encore à des avances perdues, le calme de Nick Suzuki, et la première vague continue de briller.

-1,43

Différentiel de buts attendus lorsque le CH mène

Le CH a une excellente fiche de 9-3-0 cette saison, mais la jeunesse et l’inexpérience de cette équipe restent évidentes. Contre les Sénateurs d’Ottawa, le match aurait dû être terminé en première période. Des buts en échappée et en avantage numérique lors des 10 premières minutes, Montréal était en contrôle total de la rencontre et avait tout le momentum. Mais, comme l’on a vu un peu trop souvent cette saison, le Tricolore a laissé Ottawa revenir dans cette rencontre, lui laissant même prendre une avance avant de forcer une cinquième prolongation cette année. Alex Newhook a fermé les livres, mais ce match n’aurait jamais dû être aussi serré. Même chose contre le Kraken de Seattle mardi dernier, avec trois buts accordés en troisième avant de l’emporter 4-3 en temps supplémentaire.

Les hommes de Martin St-Louis doivent encore apprendre à jouer avec une avance, car pour le moment, ils sont l’une des pires équipes de la LNH en jouant de l’avant. Ils génèrent seulement 2,14 buts attendus par 60 minutes en jouant avec l’avantage au score, mais en accordent 3,57, pour un différentiel de -1,44, le 3e pire de la LNH. En d’autres mots, ils lèvent le pied de l’accélérateur et laissent l’équipe adverse attaquer à sa guise. Ils ont survécu pour le moment, mais tu ne peux pas te permettre de jouer de la sorte pour bien longtemps si tu espères faire du bruit plus tard en saison et en série. Définitivement un point que St-Louis et ses hommes doivent encore travailler avant d’être considérés comme une équipe d’élite.

10%

Taux de revirement de Nick Suzuki

Est-ce qu’il y a un joueur qui a connu une progression de carrière aussi constante que Nick Suzuki? Le capitaine du Canadien a établi des sommets personnels en points lors de chacune des quatre dernières saisons et il continue sur cette lancée cette saison, alors qu’il marque à un rythme de 123 points sur une saison complète, ce qui serait facilement une nouvelle marque personnelle. Mais ce qui m’impressionne encore plus est son calme avec la rondelle. Suzuki a une tonne de responsabilités sur la glace comme premier centre. Malgré tout, son taux de revirement est de seulement 10%, la 3e meilleure marque chez les attaquants de la LNH, ou environ 5,8 revirements par match.

C’est plus impressionnant encore quand on considère que Suzuki est aussi 6e dans la LNH en touches par match. Les cinq joueurs qui le devancent sont Connor McDavid (10,2 revirements par match), Leon Draisaitl (8,9), Nathan MacKinnon (9,5), Jack Eichel (8,8), et Nikita Kucherov (11,7). En fait, il faut descendre jusqu’au 26e rang en touches pour trouver un attaquant qui commet moins de revirements par match que Suzuki, et ce, en 7 touches de moins par match.

Bref, aucun autre attaquant n’a la combinaison de volume et d’efficacité du capitaine cette saison. Que ce soit la motivation de forcer la main à Équipe Canada ou autre chose, Suzuki a encore une fois élevé son jeu d’un cran, ce qui devient rapidement une tradition pour le Bleu-Blanc-Rouge.

8,62

Buts par 20 minutes pour le premier avantage numérique

Une autre semaine, un autre segment sur l’avantage numérique du Canadien. Oui je sais, encore, mais pouvez-vous vraiment me blâmer après un autre magnifique but de la première vague?

Le synchronisme se développe encore, mais la chimie entre ces cinq joueurs est indéniable. L’échantillon est petit, évidemment, avec un peu plus de 9 minutes ensemble seulement, mais les résultats sont incroyables. Avec plus de 8 buts par tranche de 20 minutes, ils sont de loin l’unité la plus productive de la LNH relativement au temps de jeu. Ils sont les seuls à franchir le plateau des 8 buts par 20 minutes. 4 vagues sont entre 7 et 8, et aucune autre unité derrière ce top 5 n’a mieux que 5,71 buts/20.

Le rythme est insoutenable à long terme, et les équipes adverses vont s’adapter avec plus en plus de vidéo disponible pour développer un plan en infériorité numérique. Mais pour le moment, ils sont statistiquement la meilleure unité de la LNH et c’est beau à voir.