Alex Belzile roule sa bosse depuis déjà 13 saisons dans le hockey professionnel – et il portera ce nombre à 14 cette saison.
Des États-Unis au Canada et de la ECHL à la LNH, en passant par la LAH, Belzile a toujours redoublé d’efforts afin de poursuivre un développement peut-être plus tardif, mais qui lui a tout de même permis d’atteindre le rêve ultime.
Pendant quatre saisons de suite, Belzile a disputé des matchs avec les Canadiens de Montréal, organisation avec laquelle il est de retour cette saison après deux campagnes avec le Wolf Pack de Hartford, club-école des Rangers de New York.
Belzile n’a pas été en mesure de décrocher un des rares postes disponibles à l’attaque, mais même à 34 ans, il n’est pas trop vieux pour abandonner son rêve, celui de retourner dans la LNH.
« Pour moi, c’est de jouer dans la Ligue nationale encore. Tout le monde a un développement différent et tout le monde vieillit différemment, mais dans ma tête, je m’améliore encore. Sur papier, l’année dernière, j’ai eu la meilleure saison de ma vie. Je ne vois pas pourquoi ça irait moins bien cette année », a confié Belzile dans une entrevue accordée à l’émission Le 5 à 7 mercredi.
« Tous les joueurs de hockey veulent jouer dans la meilleure ligue possible. C’est pour ça que je m’accroche encore au hockey. Mais souvent, c’est quand on s’y attend le moins que ça arrive donc on ne peut pas y penser tous les jours à quand on sera rappelé, sinon la vie est beaucoup trop longue. Il faut faire ses affaires, travailler sur son jeu à Laval, essayer d’être au sommet de ses capacités chaque jour. Si le téléphone sonne, tant mieux. Sinon, on aura mis toutes les chances de son côté. »
Et pour atteindre cet objectif, Belzile aura le luxe d’être encadré par un entraîneur d’expérience en Pascal Vincent.
« Il a déjà touché à la LNH et il est renommé dans le monde du hockey. Quand il parle, c’est très facile à écouter. Je suis très emballé de travailler avec lui et je suis encore très ouvert d’esprit pour m’améliorer encore plus sous sa gouverne. »
Vincent a mené le Rocket à la meilleure saison de son histoire l’an dernier, malgré un jeune groupe bâti avec plusieurs recrues. Belzile ne faisait pas partie de l’équipe l’an dernier, mais il pourra sans doute se greffer à un noyau qui peut voir grand pour la prochaine campagne.
« Pourquoi pas ? L’année dernière, le Rocket avait une très bonne équipe et il y avait plusieurs joueurs de première année. Ils prennent du galon, ils sont plus à l’aise et ils connaissent un peu plus la ligue donc indirectement, ça les avantage à avoir une meilleure année. Le noyau est très semblable à l’année dernière, il n’y a que quelques ajouts. Je suis très emballé et ce sera une belle année, je crois. »




