COLLABORATION SPÉCIALE - SPORTLOGIQ
Bienvenue à La Semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l’avant des statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.
Cette semaine : Martin St-Louis aime la stabilité, Montréal domine le long des bandes, et une semaine qui fait du bien pour Montembeault.
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Combinaisons de trios différentes utilisées par le CH
Depuis qu’il est en poste, Martin St-Louis n’est pas un entraîneur qui cherche constamment à changer son alignement. Les nombreuses blessures lors de ses premières saisons lui ont forcé la main, mais quand tout le monde est en santé, St-Louis préfère la stabilité à l’expérimentation. C’est plus vrai que jamais cette saison, alors que le Canadien n’a utilisé que huit trios différents pour au moins 10 minutes à 5 contre 5. Seule l’Avalanche du Colorado a utilisé moins de combinaisons que le CH, avec sept.
Le trio de Suzuki est intact depuis le début de la saison, tout comme celui de Demidov. Et même dans les six combinaisons restantes, deux contiennent Bolduc et Dach, et trois contiennent Evans et Anderson. La seule exception? Veleno-Bolduc-Beck, lors des deux matchs de ce dernier. Joshua Roy, quant à lui, n’a joué que 7:58 lors de son seul match, et donc son trio ne s’est pas qualifié.
Et après tout, pourquoi changer? Le premier trio s’est établi comme l’un des meilleurs de la LNH, en grande partie parce que les trois joueurs sont ensemble depuis tellement longtemps qu’ils travaillent pratiquement avec le même cerveau. Alex Newhook joue le meilleur hockey de sa carrière aux côtés d’Ivan Demidov et Oliver Kapanen, qui eux mènent les recrues en points et en buts, respectivement. Kirby Dach semble avoir retrouvé la forme en retournant à son poste de centre. Est-ce que l’idée d’un trio Demidov-Dach-Bolduc, ou de Demidov-Suzuki-Caufield, est intrigante? Absolument. Mais pourquoi essayer de réparer ce qui n’est pas brisé? Les trois trios les plus utilisés sont nettement au-dessus des 50% en buts attendus et le CH trône au sommet de la division Atlantique, avec deux points d’avance et deux matchs en main sur les Bruins de Boston.
54.1%
% de batailles 1 contre 1 remportées par Montréal
Après les matchs d’hier soir, Montréal se classe au 21e rang en mises en échec, mais ça ne vient pas illustrer à quel point le CH peut dominer le jeu physique. C’est bien beau donner des coups d’épaule à droite et à gauche, mais ça ne t’aide pas si tu n’as jamais la rondelle et que tu ne fais que courir après tes adversaires en essayant de les frapper.
Montréal domine plutôt le long des bandes, lors des batailles 1 contre 1 pour les rondelles libres. Juraj Slafkovsky est probablement l’un des meilleurs exemples cette saison, avec son jeu en échec avant qui est absolument crucial pour les succès du premier trio, mais ce n’est pas limité à l’attaquant de puissance slovaque.

L’échec avant du CH est évident avec les quatre trios. On met une pression constante sur les défenseurs adverses pour forcer des revirements et des rondelles libres et on excelle à les récupérer pour prolonger nos présences en zone offensive. Même chose pour les dégagements, que Montréal utilise régulièrement comme une façon d’entrer en zone adverse et de générer de l’offensive même contre les équipes qui protègent bien leur ligne bleue. La combinaison de vitesse et d’énergie du Canadien donne du fil à retordre à ses adversaires soir après soir et vient jouer un rôle clé dans un excellent début de saison.
4,67
Buts sauvés par Samuel Montembeault après la première période contre les Flyers
Je ne peux qu’imaginer à quel point cette semaine a fait du bien à Samuel Montembeault. Après un début de saison difficile jumelé avec d’excellentes performances de Jakub Dobes, la pression montait rapidement pour Monty. Ça semblait aller de mal en pire après trois buts rapides accordés en première période aux Flyers, mardi dernier.
Je ne sais pas ce que Montembeault a fait au cours de cet entracte, mais il est clair que ça a fonctionné. Depuis ce premier 20 à oublier, il est intraitable devant la cage du Tricolore.

Ça aurait facilement pu mal tourner contre l’Utah après un but accordé sur la première occasion qu’il a affronté, mais il a réussi à garder son calme dans une éventuelle victoire de 6-2. Au total, c’est près de cinq buts sauvés par Montembeault en cinq périodes et une prolongation. Il a notamment brillé face aux tirs les plus dangereux, repoussant 32 des 34 tirs de l’enclave qu’il a affronté, pour un taux d’arrêt exemplaire de ,941 contre ces chances. C’est un bon moment pour se rappeler que même les meilleurs gardiens de la LNH peuvent avoir des séquences difficiles. Et tous ces débats des dernières semaines auraient facilement pu être réglés avec un peu de patience.





