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Un chanteur ému par les nombreux commentaires positifs après l’Ô Canada bilingue

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Slafkovsky sort Svechnikov de ses bottines

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Autre échappée, autre but! Demidov en ajoute!

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La réplique immédiate signée Caufield!

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Danault fait taire la foule à 4 contre 4

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Au tour de Texier! Andersen permissif après le long congé

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Caufield touche la tige, Robinson frappe à l'autre bout

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MONTRÉAL — Le chanteur Mason Greer, qui a offert une version bilingue de l’Ô Canada en Caroline du Nord jeudi soir avant le match entre le Canadien et les Hurricanes, s’est dit étonné, mais aussi honoré par les éloges qu’il a reçus dans les dernières heures.

L’Ô Canada, qui est à l’origine un poème patriotique écrit en français par Adolphe-Basile Routhier pour les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste de 1880 à Québec, est habituellement chanté en anglais uniquement lors des matchs de la LNH en dehors de Montréal et Ottawa.

Mais le chanteur Mason Greer a décidé de faire autrement jeudi soir à Raleigh en Caroline, dans le sud des États-Unis.

« Car ton bras sait porter l’épée, il sait porter la croix! Ton histoire est une épopée, des plus brillants exploits. »

Il a suffi que le jeune homme de 24 ans ne chante que ces quelques paroles pour susciter beaucoup de réactions.

«Les dernières douze heures ont été folles» et «très intenses », a lancé Mason Greer dans une conversation téléphonique avec La Presse Canadienne vendredi midi.

Il s’est dit étonné d’avoir vu son nom apparaître dans les « tendances du moment » de certains réseaux sociaux, alors que plusieurs internautes l’ont félicité et remercié d’avoir pensé à chanter quelques mots en français.

« Des gens m’ont écrit des messages directement en français, mais je ne parle pas un mot de français », alors « je leur écris “merci beaucoup”, parce que c’est tout ce que je sais dire », explique le chanteur, qui a vécu dans la région de Toronto jusqu’à l’adolescence, avant de déménager en Caroline.

Depuis 2018, celui qui étudie à temps plein chante l’hymne national au domicile des Hurricanes lorsque des équipes canadiennes sont en visite.

Il a donc pris l’habitude d’offrir une version bilingue lorsque les Sénateurs et le Canadien jouent contre les Hurricanes.

Le jeune chanteur, qui compte tout de même plus de dix ans d’expérience à chanter des hymnes nationaux dans des stades de sports, n’avait jamais vécu une ambiance aussi survoltée et bruyante que celle du début de la partie de jeudi à Raleigh.

« On a l’impression que nos tympans sont comme des haut-parleurs qui explosent, et je pense que, compte tenu des émotions qui l’entourent, de l’intensité, de la signification du moment (… ) ça vous coupe le souffle. »

Cette intensité a atteint son paroxysme lors du but de Seth Jarvis, qui faisait 1-0 pour les locaux après 30 secondes. Mais ensuite, Cole Caufield, Phillip Danault, Alexandre Texier, Ivan Demidov et Juraj Slafkovsky ont tour à tour contribué à éteindre l’enthousiasme des spectateurs.

Un poème devenu hymne

À l’origine, le poème écrit par Adolphe-Basile Routhier et mis en musique par Calixa Lavallée, à la demande du Congrès national des Canadiens français, s’appelait « Chant national ».

Au fil des ans, ce chant s’est popularisé à travers le Canada, sous différentes versions en anglais.

La version anglaise qui était la plus célèbre était celle de Robert Stanley Weir, écrite en 1908 dans les Cantons-de-l’Est au Québec.

À quelques mots près, ce sont les paroles de Robert Stanley Weir qui sont aujourd’hui chantées dans la version anglaise de l’hymne.

C’est en 1967 que l’Ô Canada est officiellement approuvé comme hymne national du Canada par le Sénat et la Chambre des communes.