BROSSARD – En traversant des hauts et des bas, le Canadien a franchi le quart de la saison régulière. La leçon à retenir s’imposait et Martin St-Louis l’a confirmée : « Il ne faut rien tenir pour acquis ».
Avant la victoire de samedi contre les Maple Leafs de Toronto, le Canadien s’était contenté d’un seul gain et un total de cinq points en huit rencontres. Un retour sur terre pour la formation montréalaise qui avait entamé la saison sur les chapeaux de roue.
La veille du premier match, on avait suggéré un peu de prudence aux partisans puisque, durant le premier mois du calendrier, le Canadien n’allait affronter que deux adversaires (Toronto et Edmonton) sur onze qui ont participé aux séries.
La suite s’annonçait plus corsée et le Canadien n’a pas été en mesure de poursuivre sur sa lancée. Alors, quand un confrère a demandé à St-Louis d’identifier la plus grande leçon retenue par sa troupe cette saison, voici sa réponse.
« La plus grosse leçon retenue? Je ne trouve pas qu’on l’a fait. On doit travailler chaque jour, c’est une ligue exigeante et on sait ce qui marche. Mais il ne faut rien tenir pour acquis », a indiqué l’entraîneur.
Pour expliquer le rendement moins convaincant, on peut cibler plusieurs volets comme le travail des gardiens, s’éloigner du style de jeu qui rapporte, les revirements coûteux, les avances échappées, les creux en avantage numérique…)
Cependant, l’intensité affichée contre les Leafs pourrait contribuer à redonner un deuxième souffle au clan montréalais.
« Tu essaies de présenter ça dans chaque match en sachant que ce sera difficile. On doit aussi trouver d’autres manières de gagner que ce soit avec l’énergie, l’intelligence calculée, l’exécution… C’est comme ça que tu deviens un adversaire dur à affronter », a noté St-Louis.
Ce résultat aura, inévitablement, allégé le niveau de pression au sein de l’équipe.
« C’est sûr que cette victoire fait du bien, mais j’ai beaucoup plus apprécié nos actions sur la glace que la victoire. La manière était encourageante », a analysé le pilote du CH.
Cette méthodologie à respecter sera justement mise à rude épreuve durant les trois prochains duels du Canadien qui s’arrêtera aux domiciles du Mammoth, des Golden Knights et de l’Avalanche d’ici samedi.
Mais n’allez surtout pas trop vite en parlant de la portion de 16 matchs en 28 jours qui se dresse devant le CH du 26 novembre au 23 décembre.
« Si tu abordes le tout de cette façon, ça peut paraître immense. Je préfère me dire qu’on joue tant de matchs cette semaine et on commence par tenter de gagner mercredi », a réagi St-Louis.
Avec un tel calendrier à dompter, l’entraîneur du Tricolore a sans doute réfléchi à une panoplie d’idées et de mesures pour aider sa troupe. Mais ça ne donnait rien de s’y aventurer.
« Dans un monde idéal, on l’emporterait avec une utilisation partagée des joueurs. Mais on ne sait pas s’il y aura beaucoup de punitions ou des blessures. On pourrait tout calculer, mais ça pourrait changer en cliquant des doigts », a-t-il expliqué.
En attendant de voir le scénario s’écrire sur les patinoires adverses, St-Louis aura l’option de s’appuyer sur des réservistes. En attaque, Joshua Roy a été renvoyé avec le Rocket de Laval à la suite de l’embauche d’Alexandre Texier. En défense, Adam Engstrom a mérité le rappel obtenu avec une production de huit points à ses trois derniers matchs le menant au troisième rang des pointeurs du club-école.
« Je trouve que j’ai amélioré mon jeu offensif et défensif, mais probablement plus mon jeu défensif depuis la saison dernière et ça s’est poursuivi cette année. J’ai travaillé fort tous les jours pour mieux exécuter les détails », a exposé Engstrom qui se sent plus à l’aise pour éliminer des menaces adverses.
Bolduc dénote une chimie grandissante
Pour mousser les chances du Tricolore, c’est une évidence que le premier trio doit s’imposer. Samedi, c’était la troisième partie durant laquelle Zachary Bolduc complétait l’unité de Nick Suzuki et Cole Caufield.
Ce fut sans doute l’échantillon le plus prometteur de Bolduc avec les piliers offensifs du CH. Il ne lui reste qu’à trouver les meilleurs déploiements pour capitaliser sur son puissant lancer.
« J’ai aimé son jeu. Il n’a pas seulement un bon tir, il exerce une belle présence devant le filet. Avec ces deux joueurs, il ne doit pas se tenir à l’extérieur surtout que ce sont deux droitiers. Il apprend à bien choisir ses moments, il devrait avoir de bonnes occasions », a commenté St-Louis qui ne veut pas lui demander d’être plus égoïste pour ne pas affecter ses lectures de jeu.
« À force de jouer avec eux, tu crées une chimie et tu commences à savoir où ils se tiennent sur la glace. Pour ma part, je veux aider avec mes forces. Ça s’est bien passé au dernier match, mais on peut encore atteindre un autre niveau en continuant de se pousser. Ils ont tant de talent, ils vont me trouver. Ce n’est qu’une question de temps, ça ne m’inquiète pas », a confié Bolduc.
Pendant ce temps, Juraj Slafkovsky s’habitue à une contribution plus diversifiée en évoluant avec Ivan Demidov et Oliver Kapanen. Son exposé contre les Leafs a plu à ses patrons.
« On essaie de garder ses standards à lui. La dernière case à cocher pour un joueur, c’est la constance. On essaie de l’amener là », a déclaré St-Louis.
Combinaisons à l’entraînement :
| ATTAQUANTS | ||
|---|---|---|
| Caufield | Suzuki | Bolduc |
| Slafkovsky | Kapanen | Demidov |
| F. Xhekaj | Evans | Anderson |
| Davidson | Veleno | Gallagher |
| DÉFENSEURS | GARDIENS | |
|---|---|---|
| Matheson | Dobson | Montembeault |
| Struble | Hutson | Dobes |
| A. Xhekaj | Carrier | Extras : Texier (A), Engström (D) |




