Sidney Crosby et Macklin Celebrini ont sans doute encore ce goût amer en bouche.
Un goût amer qui n’est pas totalement disparu depuis la défaite crève-cœur du Canada en finale olympique le 22 février dernier, contre les Américains.
De l’équipe actuelle qui représente le Canada au Championnat du monde de hockey, ils sont les deux seuls joueurs à avoir fait partie de l’équipe olympique.
Mais on peut sans doute parier que tous leurs coéquipiers au Championnat du monde ont senti une déception semblable quand Jack Hughes a marqué le but en or en Italie.
Jeudi matin, l’heure est à la revanche pour le Canada. Même si le Championnat du monde ne revêt pas d’une importance aussi grande que le tournoi olympique.
Les Canadiens seront opposés à leurs grands rivaux américains en quarts de finale du Championnat du monde, dès 10 h 20 (heure du Québec).
Il s’agira d’une première confrontation depuis le match de la médaille d’or olympique entre les deux pays.
Du côté américain, Matthew Tkachuk est le seul joueur à avoir remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques il y a quelques mois.
C’est donc avec des visages totalement différents que les États-Unis et le Canada se livreront une bataille pour une place dans le carré d’as.
Les deux nations ont connu des phases de groupes aux antipodes. Pendant que le Canada a connu un parcours parfait jusqu’ici avec sept gains en autant de matchs – dont un en prolongation –, les États-Unis sont passés bien près de la catastrophe.
Leur parcours préliminaire a notamment été marqué par une défaite contre la Lettonie et ils ont terminé la phase au quatrième rang de leur groupe avec un dossier de 3-1-0-3.
C’est leur victoire en tirs de barrage contre l’Allemagne qui leur a ultimement fourni le point de classement qui a fait la différence pour accéder à la phase éliminatoire.
Quant au Canada, la nation a été menée par l’excellence du duo Celebrini-Crosby. Pendant que le plus jeune a récolté cinq buts et 11 points en sept matchs, le no 87 s’est fait un malin plaisir à alimenter la jeune vedette canadienne avec neuf mentions d’aide.
Mais une fois en phase éliminatoire, tout ce qui s’est passé précédemment est oublié.
La seule chose que le Canada n’oubliera sans doute pas, c’est la déception lors de la finale olympique.





