Hunter Jones a repoussé 34 lancers, mais le Rocket de Laval s’est malgré tout incliné 2-1 devant les Islanders de Bridgeport, samedi, à la Place Bell.
À son premier départ de la saison dans la Ligue américaine, Jones a bien paru entre les poteaux, mais il ne pouvait pas aller aider ses coéquipiers à marquer des buts.
Les rappels de Joe Dunlap, Riley Kidney et Israël Mianscum des Lions de Trois-Rivières, dans l’ECHL, ont bien témoigné de l’urgence du moment, mais ils n’ont évidemment pas amené l’attaque du Rocket (17-8-1) à son niveau habituel.
Les joueurs de Pascal Vincent n’avaient décoché que sept tirs après deux périodes et ils ont éprouvé plusieurs difficultés à créer des choses offensivement. Ils ont tenté une dernière poussée au dernier tiers, mais le mal avait déjà été fait.
« C’est une équipe qui applique beaucoup de pression et qui ne donne pas beaucoup de temps pour créer des jeux. Je pense que nous avons appris à gérer leur échec-avant pendant le match et que nous avons été meilleurs en troisième période. Il y a eu un manque d’exécution et il y a des jeux précipités. Évidemment, quand tu as des joueurs suspendus comme ça, c’est plus compliqué », a observé l’entraîneur-chef.
Si Jones avait pu donner un coup de main en attaque, il l’aurait fait sans hésiter, mais il avait déjà assez de s’occuper de garder la tête de son équipe au-dessus de l’eau.
À son premier match dans la Ligue américaine cette saison, le gardien de 25 ans a semblé en confiance devant son filet et il a paru à l’aise malgré une situation particulière pour un peu tout le monde.
« J’ai le sentiment d’avoir bien joué aujourd’hui, mais nous espérions terminer la semaine avec une victoire. Les gars se sont battus en troisième période et ils m’ont facilité les choses, a exprimé Jones. Ma maîtrise des rebonds était bonne et j’ai tenté de calmer les choses. Je suis surtout fier d’avoir bien géré l’aspect mental. C’était mon plus grand défi. »
Jones a reçu une étoile dans son cahier pour sa performance, mais on peut en dire autant de quelques joueurs devant lui, qui ont bloqué plusieurs tirs ou qui ont bien travaillé en désavantage numérique.
Le Rocket s’est parfois mis dans le pétrin en offrant six avantages numériques aux Islanders (9-11-2), dont quatre en première période, mais il s’en est plutôt bien tiré grâce aux sacrifices des Xavier Simoneau, Tobie Bisson ou encore Josiah Didier, pour ne nommer que ceux-là.
« Ça n’aide pas d’écoper autant de pénalités, mais Jones et notre unité de désavantage numérique ont fait du bon travail pour nous garder dans le match », a expliqué Will Dineen, qui a inscrit le seul but des Lavallois pendant la rencontre.
« C’était une partie de notre plan de match, a fait savoir Vincent. Nous voulions que notre désavantage numérique nous donne au moins une chance de rester dans le match. C’est ce qu’il a fait. »
Cam Thiesing et Alex Jeffries ont touché la cible pour les Islanders, qui ont remporté un deuxième match de suite. Henrik Tikkanen a effectué 18 arrêts.
Le Rocket reprendra l’action deux autres fois à Cleveland avant la pause de Noël. Le premier affrontement aura lieu jeudi soir.
Peu de menaces
Avec autant de changements dans la formation lavalloise, ses partisans pouvaient s’attendre à un manque de cohésion et de mordant en attaque. C’est ce qu’ils ont vu.
Les Islanders ont multiplié les tirs, pendant que leurs adversaires peinaient à entrer en territoire ennemi, et ils en ont profité pour inscrire deux buts.
Sur le flanc gauche, Thiesing a décoché un lancer des poignets précis qui a trouvé l’ouverture par-dessus l’épaule droite de Jones. Puis, lors d’un avantage numérique, Jeffries a vu son tir se faufiler à travers la circulation et aboutir dans la lucarne gauche.
Le Rocket a mis plus de 18 minutes avant d’enregistrer son premier tir de la période, mais il a été payant. Celui de William Trudeau a donné du mal à Tikkanen et Dunlap a sauté sur le retour. Son deuxième effort a ensuite permis à Dineen d’envoyer la rondelle dans une cage libre.
La troupe de Vincent n’a cependant pas été en mesure de poursuivre son élan au deuxième vingt.
« Avec les changements de trio et le fait d’avoir 11 attaquants, tu n’auras pas toujours les mêmes ailiers ou le même centre. Mais nous sommes des professionnels et nous devons trouver des solutions », a soutenu Dineen.
Jones a encore plus mis son empreinte sur la période en freinant les menaces des visiteurs, bien que ses coéquipiers aient également bloqué plusieurs tirs pour l’aider.
L’imposant gardien a été parfait devant 18 lancers, mais il a aussi stoppé le rythme des Islanders en ne donnant pas beaucoup de retours et en forçant beaucoup de mises en jeu.
Le Rocket s’est montré sous un meilleur jour au dernier tiers et il a commencé à appliquer une plus grande pression sur les défenseurs adverses, mais il n’a jamais été en mesure d’obtenir le but égalisateur.






