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Expansion : l’heure des défis pour Sauvageau

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L'heure des décisions pour la Victoire

L'heure des décisions pour la Victoire

Poulin et Stacey : entre incertitude et transitions difficiles

Poulin et Stacey : entre incertitude et transitions difficiles

Retraite? « Pour l’instant, je n’ai pas pensé à ce mot… »

Retraite? « Pour l’instant, je n’ai pas pensé à ce mot… »

« On planifie de fonder notre équipe autour de Marie-Philip et Laura »

« On planifie de fonder notre équipe autour de Marie-Philip et Laura »

Des discussions avec Poulin pour l’avenir

Des discussions avec Poulin pour l’avenir

« On a le plus beau [trophée] de la gang »

« On a le plus beau [trophée] de la gang »

Vous pourrez suivre une émission spéciale sur le défilé de la Victoire dès 11 h samedi à RDS Info et sur le RDS.ca.

Dans le monde du sport professionnel, les changements sont inévitables d’une campagne à l’autre. Mais les changements qui s’annoncent chez la Victoire de Montréal dans la foulée de la première conquête de la coupe Walter de son histoire s’annoncent assez douloureux.

Si la directrice générale Danièle Sauvageau n’a laissé aucun doute quant aux retours de ses trois grandes vedettes Marie-Philip Poulin, Laura Stacey et Ann-Renée Desbiens, plusieurs s’attendent à ce qu’Abby Roque, Nicole Gosling et Haley Scamurra évoluent sous d’autres cieux la saison prochaine dans la foulée de l’ajout de quatre nouvelles équipes – Detroit, Hamilton, Las Vegas et San Jose – dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

« On planifie de fonder notre équipe autour de Marie-Philip et Laura » Danièle Sauvageau aborde l'apport de ses joueuses vedettes durant la coupe Walter et des décisions qu'elle aura à prendre durant l'entre saison.

C’est la deuxième année de suite que les clubs de la LPHF doivent composer avec cette réalité. L’an passé, Sauvageau avait notamment vu quatre régulières – Cayla Barnes, Abigail Boreen, Jennifer Gardiner ainsi qu’Anna Wilgren – passer à l’Ouest après avoir été mises sous contrat ou encore réclamées par le Torrent de Seattle et les Goldeneyes de Vancouver.

« Ça nous amène du travail, visiblement, mais en même temps, c’est 100 joueuses de plus ou à peu près qui s’en viennent dans la Ligue. C’est de la place, non seulement pour les joueuses, mais pour des entraîneurs et des gens qui travaillent en périphérie », s’est réjouie Sauvageau au cours du bilan de la Victoire organisé mercredi midi à l’Auditorium de Verdun.

« On ne peut pas vraiment aller contre ça, a-t-elle continué. On sait qu’il y a beaucoup de profondeur avec les joueuses qui [seront admissibles au repêchage] cette année. Imaginez un instant ce que ç’aurait été de dire à des joueuses qui ont très bien fait cette année qu’il n’y avait malheureusement plus de place pour elles dans notre Ligue la saison prochaine. »

Cela dit, la dirigeante d’expérience avait brillamment colmaté les brèches au cours de la saison morte en faisant l’acquisition des services de Roque, en repêchant Gosling en première ronde ainsi qu’en embauchant Scamurra sur le marché des joueuses autonomes.

Les trois joueuses ont eu un impact instantané sur leur nouvelle équipe. Roque d’abord a été la meilleure pointeuse – à égalité avec Stacey – de la Victoire pendant la saison régulière avant de l’être – à égalité avec Poulin – au cours des séries éliminatoires. Gosling a été la meilleure pointeuse chez les défenseures et la patineuse la plus employée cette saison. Quant à Scamurra, elle a pris la relève de Poulin au centre du premier trio lors de l’absence de cette dernière alors qu’elle était sur la touche à cause de sa vilaine blessure à un genou.

Les observateurs qui suivent de près les activités de la LPHF s’attendent à ce que Roque, qui est originaire du Michigan, signe un lucratif contrat avec Detroit, tandis que toutes les équipes s’arracheront les services de Gosling, nommée au titre de recrue par excellence. Scamurra devrait également susciter énormément d’intérêt après avoir remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina avec les États-Unis et la coupe Walter.

Interrogées spécifiquement à ce sujet pendant le bilan de l’équipe organisé mercredi midi, les principales intéressées ont brillamment esquivé les questions qui leur ont été posées.

« C’est certain que c’est une possibilité que je quitte, mais nous n’en saurons pas plus avant lundi (début de la période préliminaire de négociation avec les joueuses, NDLR), a répondu Roque. Je ne peux vraiment pas en dire plus pour le moment. Tout ce que je sais, c’est que j’ai aimé mon temps ici. J’ai aimé les filles. J’ai aimé le personnel. Alors nous verrons bien! »

« Honnêtement, je ne fais que profiter du moment présent, a ajouté Gosling. Je n’ai aucune idée de ce que me réserve l’avenir et je me concentre à célébrer ce championnat parce que c’est l’expérience d’une vie. J’essaie vraiment de profiter de chaque instant avec les filles. »

La seule joueuse qui a candidement discuté de son avenir est la Québécoise Alexandra Labelle, qui a affirmé qu’elle étudiera toutes ses options, même si « [son] cœur est avec la Victoire ». Ayant gagné le salaire minimum en 2025-2026, cette attaquante de profondeur pourrait évidemment désirer améliorer son sort avec ce nouvel élargissement des cadres.

Parlant de profondeur, Sauvageau a expliqué qu’il s’agit essentiellement du plus grand défi auquel elle est confrontée quand vient le moment de penser à la composition de son club.

Il est important de rappeler qu’elle a été particulièrement testée cette saison, alors que Poulin, Erin Ambrose et Maureen Murphy ont raté des portions significatives du calendrier.

« En trois ans d’existence, nous avons peut-être joué cinq matchs avec notre formation “originale”, a estimé Sauvageau. Il y a toujours des trucs comme ça. Et en même temps, ça nous a permis de développer à l’interne. Nos réservistes ont joué bon nombre de matchs. »

La directrice générale est parfaitement au courant de l’adage qui dit qu’il est plus difficile de demeurer championne que de le rester, mais c’est précisément le genre de défi auquel elle rêvait lorsqu’elle s’est lancée dans l’aventure de la LPHF. « Il y a beaucoup de choses à faire pour stabiliser le marché et surtout le faire grossir sur tous les plans », a conclu Sauvageau.