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La Victoire s’attarde aux correctifs à apporter et aux détails

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MONTRÉAL — Un calendrier des séries éliminatoires au hockey prévoit, plus souvent qu’autrement, une journée de congé entre deux parties. Or, deux jours complets séparent les matchs 1 et 2 de la demi-finale de la LPHF entre la Victoire de Montréal et le Frost du Minnesota, ce qui semblait convenir à la formation montréalaise.

Un peu moins de 48 heures après un douloureux et atypique revers de 5-4 en prolongation lors du premier duel, Kori Cheverie et ses joueuses étaient de retour sur la glace de l’Auditorium de Verdun, lundi matin, avec l’intention ferme de créer l’égalité dans la série au meilleur de cinq matchs mardi soir, à la Place Bell.

« (Dimanche, les entraîneurs) ont passé beaucoup de temps à réfléchir à ce que nous voulions apporter aux joueuses, et nous avons eu une bonne réunion ce matin avec elles. Elles sont elles aussi assez conscientes des différents aspects où nous pensons avoir très bien réussi, ainsi que de ceux que nous voulons améliorer », a mentionné Cheverie en mêlée de presse.

« Nous avons essayé d’aborder un peu tout ça à l’entraînement, mais lors d’un entraînement la veille d’un match, ce n’est pas le moment de faire beaucoup d’enseignement », a renchéri l’entraîneuse-chef de la Victoire, qui estime que sa troupe aurait pu être un peu plus incisive, samedi, notamment dans les situations à une contre une.

Auteure des trois derniers buts de la Victoire samedi, Laura Stacey parlait davantage de soucis du détail que de correctifs à apporter.

« Je pense à ces petits duels individuels, à ces petits mouvements de rondelle. Ça n’a pas besoin d’être parfait, ça doit juste être rapide. C’est l’une des choses dont on a parlé aujourd’hui », a relaté la rapide attaquante de la Victoire.

« Je ne sais pas s’il s’agit nécessairement de correctifs. Je pense seulement à la manière que l’on peut maîtriser ces détails, parce que quand on en arrive à ces petits moments ou à ces grands moments, ce sont ces minuscules détails qui font toute la différence », a mentionné Stacey.

Les joueuses des deux formations doivent composer avec un calendrier qui a été rendu public en deux temps, parce que la Victoire (la Place Bell) et le Frost (Grand Casino Arena, le domicile du Wild dans la LNH) ne sont pas les principaux locataires de leur amphithéâtre où elles jouent la majorité de leurs matchs locaux.

C’est ce qui explique, entre autres, le délai de deux jours entre les deux premières parties à Laval, mais aussi le fait que les matchs 3 et 4 au Minnesota — le quatrième, seulement si nécessaire — seraient présentés lors de soirs consécutifs, jeudi et vendredi.

Si la Victoire et le Frost doivent s’affronter dans un cinquième match, ça se fera le lundi 11 mai, à la Place Bell.

« On doit faire avec ce qui nous est présenté », a noté Cheverie au sujet du calendrier des matchs.

« Pour nous, (le congé prolongé) nous a donné un jour pour récupérer et se détendre, puis un autre jour pour se remettre tout de suite au travail et travailler dur. »

Ann-Renée Desbiens

Si l’on peut qualifier la défaite de samedi de crève-cœur, c’est à cause de tous les efforts que la formation montréalaise a investis pour effacer, d’abord, un recul de deux buts, puis deux autres d’un but.

Surtout qu’en deux occasions, le Frost a répliqué à un filet de la Victoire en marquant à son tour moins d’une minute plus tard, dont une fois à quatre contre cinq après le deuxième des trois buts de Stacey.

« C’est le premier match des séries éliminatoires et les émotions sont à leur comble. Le public en voulait. Nous en voulions quand on a marqué ce but. Évidemment, le cœur bat la chamade. Le cœur du public bat la chamade. Tout notre banc est en effervescence », a commenté Stacey qui a admis qu’elle ignorait avoir réalisé le premier tour du chapeau dans l’histoire des séries éliminatoires de la LPHF.

« Donc, il faut absolument trouver un moyen de gérer ces émotions. On ne veut jamais encaisser un but juste après en avoir marqué un, et malheureusement, c’est arrivé deux fois. Donc maintenant, c’est notre priorité dès le début; gérer ces émotions, les maîtriser. »

L’aspect atypique de la défaite de samedi vient du fait que la Victoire et la gardienne de but Ann-Renée Desbiens ont concédé cinq buts pour la toute première fois de l’histoire du club montréalais, saison et séries éliminatoires de la LPHF confondues.

« On sait tous qu’elle était vraiment en colère contre elle-même et je ne pense pas que c’était de sa faute. On doit l’aider en défense », a commenté l’attaquante Natalie Mlynkova, au sujet de Desbiens, qui n’a pas rencontré les journalistes lundi.

« Elle nous a maintenues dans les matchs toute l’année et ce sont des choses qui arrivent. Tout le monde connaît des matchs comme ça, et ce n’est pas la faute d’une seule personne, d’une seule gardienne. C’est un sport d’équipe, on est toutes dans le même bateau. Je suis sûre qu’elle est en colère contre elle-même et qu’elle ne laissera certainement pas cela se reproduire », a également mentionné Mlynkova.

Le Frost se présentera au match de mardi sans les services de l’attaquante Britta Curl-Salemme, qui a écopé une suspension d’un match pour un coup porté à la tête de Kaitlin Willoughby, tard en deuxième période, samedi.