Si Hunter Shepard avait voulu faire des miracles à son premier match en 49 jours, il aurait dû aider sa cause en attaque en plus d’être parfait devant son filet.
Avery Hayes a obtenu deux buts et une mention d’aide pour mener les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton vers une victoire de 3-1 aux dépens du Rocket de Laval, samedi soir, au Mohegan Arena.
Pour un gardien qui n’avait pas joué depuis le 7 février, Shepard a rapidement retrouvé ses marques en réalisant huit de ses 21 arrêts de la rencontre lors des premières minutes. Malheureusement pour le gardien de 30 ans, les signes de son inactivité se sont peut-être fait sentir par la suite.
Shepard s’est fait déjouer une première fois par Hayes entre les jambières, avant de céder sur un tir de plus longue distance d’Aidan McDonough. Sur le deuxième but de Hayes, le lancer était précis, mais le gardien était peut-être un peu trop déporté vers sa gauche.
« Je me sentais bien et je suis entré dans le rythme, mais j’ai commis quelques erreurs. J’ai alloué quelques buts que j’aimerais revoir et ç’a fait la différence, a analysé celui qui a été acquis par les Lavallois il y a trois semaines. C’est un pas dans la bonne direction en ce qui concerne mon sentiment sur la patinoire, mais ce n’était pas suffisant pour donner une chance à l’équipe de gagner. »
Pour se donner une chance de gagner, le club-école du Canadien de Montréal aurait pu également en faire plus. Il a décoché 34 lancers, mais il a une fois de plus éprouvé des difficultés à concrétiser ses occasions de marquer.
Le Rocket a subi une troisième défaite en trois sorties cette semaine (0-1-2) et il n’a inscrit que quatre buts en 100 tirs pendant cette séquence. L’entraîneur-chef Pascal Vincent n’a toutefois pas sonné l’alarme, alors que ses hommes ont au moins pu se créer des occasions.
« Nous produisons des chances et nous limitons nos adversaires, mais c’est comme ça que ça se joue présentement, en fin de saison et avant les séries, a-t-il dit. C’est une bonne préparation et je pense que nous apprenons beaucoup de choses sur notre équipe et sur la façon dont nous allons gérer ça. Nous pouvons contrôler le fait de provoquer ces occasions-là, mais la capacité de finition, ça c’est un peu plus une question de talent. »
Alex Belzile, l’auteur du seul but des visiteurs, a peut-être trouvé une piste de solution pour le dernier mois de la saison.
« Je pense qu’il faut amener plus de circulation au filet, a-t-il insisté. Parfois, nous voulons jouer en périphérie et c’est beau à voir pour les partisans, mais c’est moins efficace. Plus nous nous approchons des séries, plus ça va prendre de la circulation et des buts sur des retours de lancer. Des buts qui ne sont pas nécessairement beaux, mais qui sont efficaces. Nous pouvons nous améliorer là-dessus. »
Le Rocket (39-20-7) est resté au sommet de la section Nord, mais son avance devant le Crunch de Syracuse a fondu à deux points à la suite de la victoire du club-école du Lightning de Tampa Bay, samedi soir.
Du côté des Penguins (40-16-8), qui pointent au deuxième rang de la section Atlantique, il s’agissait en quelque sorte d’une petite vengeance. Ils s’étaient inclinés 5-1 à la Place Bell, il y a 10 jours.
Sergei Murashov a pu se reposer pendant les 14 premières minutes de jeu, mais il s’est signalé par la suite. Il a conclu l’affrontement avec 33 arrêts.
Le Rocket retrouvera maintenant le confort de son domicile alors qu’il disputera ses quatre prochaines parties devant ses partisans. La première aura lieu vendredi, contre les Wranglers de Calgary.
Hayes s’amuse
Tout dépendant de la façon dont on voit les choses, Shepard ne pouvait pas demander mieux pour se remettre dans le bain. Pendant que ses coéquipiers tentaient de gagner du rythme, le vétéran s’est dressé devant les huit tirs décochés par les Penguins lors des premières 7:16 de jeu.
À l’autre bout de la patinoire, Murashov a dû 13:57 avant de recevoir un premier lancer vers lui. Quand ce fut le cas, il l’a repoussé facilement du bouclier.
Malgré cette domination de l’équipe locale, le Rocket a eu l’occasion de s’inscrire en premier au pointage, lorsque Chase Pietila a été chassé tard avec moins de cinq minutes à écouler, mais un revirement de Sean Farrell à la ligne bleue adverse a permis à Hayes de toucher la cible en désavantage numérique.
Les rôles se sont inversés au deuxième engagement et ce sont les visiteurs qui ont été plus insistants. La troupe de la Pennsylvanie a mis 8:30 avant de tenter un tir vers Shepard et elle a subi la pression des Lavallois.
En échappée, Owen Beck s’est d’abord buté à Murashov avant que le gardien russe sorte l’épaule droite pour bloquer un lancer sur réception de Jared Davidson, en avantage numérique.
Les insuccès du Rocket avec un joueur en plus se sont arrêtés en fin de période, quand Belzile n’a eu qu’à déposer la passe de Farrell au fond du filet. La réplique des Penguins est toutefois arrivée 14 secondes plus tard, alors que McDonough a profité d’un surnombre pour loger le disque sous le gant de Shepard.
Au dernier tiers, les joueurs de Vincent n’ont pas eu le temps de prendre d’assaut la cage de Murashov et ils ont accordé un but qui a fait mal, à 4:27.
Finn Harding a amorcé la transition et il a trouvé Hayes sur le flanc droit. L’attaquant a battu de vitesse Samuel Blais et il a effectué un bon tir dans la lucarne.
En fin de match, avec un joueur en plus, le Rocket a bombardé Murashov, mais aucune rondelle ne s’est faufilée derrière lui.






