LAVAL — Le Rocket de Laval s’est bien tiré d’affaire pendant son plus long voyage à l’étranger de la saison, et il espère maintenant que le retour dans ses pantoufles l’aidera à poursuivre sur cette lancée.
L’Ouest canadien est peut-être reconnu pour ses superbes cartes postales, mais il n’a pas toujours été accueillant pour la formation lavalloise. En particulier Abbotsford, où les hommes de Pascal Vincent ont lancé leur périple de six matchs en se mesurant deux fois aux champions en titre de la coupe Calder.
Le Rocket a toutefois connu du succès dans la ville britanno-colombienne et il en a profité pour obtenir une première victoire au domicile des Canucks depuis son arrivée dans la Ligue américaine (0-7-1).
Après avoir divisé les honneurs d’une série de deux duels contre les Wranglers à Calgary, le club-école du Canadien de Montréal a puisé dans ses ressources pour signer deux victoires en prolongation, à Syracuse et à Toronto, revenant à la maison avec une avance de six points au sommet de la section Nord.
Ça n’a pas été parfait, mais le résultat quantique a plu à Vincent.
« J’ai aimé notre premier match, mais ensuite, j’ai trouvé que nous nous étions perdus un peu. Les points venaient et les victoires aussi, mais je trouvais que nous nous éloignions un peu de notre identité. Dans les deux derniers matchs, nous avons revu le vrai Rocket. Tu suis une trajectoire et il y a de petits détours, mais c’est de revenir rapidement à ton identité. Nous l’avons fait et j’en suis satisfait », a-t-il observé, lundi, après un entraînement à la Place Bell.
La bonne nouvelle, c’est que ses joueurs n’auront pas à se soucier de leur passeport ou de leurs valises pour les deux prochaines semaines. La Place Bell sera le théâtre des cinq prochains matchs du Rocket, à commencer par celui contre les Comets d’Utica, mercredi soir.
Les Lavallois ont des choses à se faire pardonner devant leurs partisans. Ils ont perdu leurs quatre dernières sorties à domicile et ils ont offert du jeu plutôt inconstant.
L’occasion serait donc belle pour eux de retrouver leurs bases et de se nourrir de l’énergie de la foule pour amorcer les matchs avec intensité, comme ils l’ont fait pendant leur voyage à l’étranger.
« Nous sommes l’équipe à battre et, en raison de ça, notre préparation doit être excellente. Je pense que nous pouvons être meilleurs à domicile. Il faut retrouver notre processus pour nous donner une chance de gagner. Il faut avoir cette approche agressive-là dans notre façon de jouer, avec ou sans la rondelle. Il faut utiliser ces cinq matchs-là et la pause du match des étoiles à bon escient», a mentionné l’entraîneur-chef.
L’attaquant Jared Davidson n’était pas sur la glace pour l’entraînement en raison d’une blessure au haut du corps.
L’influence de Marciano
Le départ de l’entraîneur des gardiens Marco Marciano vers le Canadien a laissé un vide sur la patinoire lors des entraînements du Rocket, mais son influence est encore présente.
Marciano a été promu entraîneur des gardiens du Tricolore sur une base intérimaire jusqu’à la fin de la saison, la semaine dernière, à la suite du congédiement d’Éric Raymond. Depuis, le club-école a reçu plusieurs candidatures pour le remplacer.
« Je suis tellement heureux pour Marco, a dit Vincent. Je le connais depuis une quinzaine d’années et si quelqu’un méritait une chance, c’était bien lui. Il a investi dans les gens et ses connaissances. Maintenant, beaucoup de personnes nous ont envoyé leur curriculum vitae, des gens super qualifiés. Nous sommes dans le processus d’embauche et ce sera une belle opportunité pour le prochain entraîneur. »
Entre-temps, ce sont les joueurs et les entraîneurs qui envoient des rondelles à Jacob Fowler, Kaapo Kähkönen et Hunter Jones pour les maintenir en forme pendant les entraînements. Marciano prend cependant du temps pour rester en contact avec les gardiens du Rocket.
« Je parle à Marco pratiquement chaque jour. Il regarde nos matchs lorsqu’il a le temps et nous avons même parlé de ceux à Syracuse et à Toronto dès le lendemain, a expliqué Fowler. À ce niveau, il n’y a pas vraiment de ‘X’ et de ‘O’ sur la façon dont tu changes ton style, c’est plus d’être capable de répéter ces habitudes quotidiennement. Je suis chanceux d’avoir Kaapo à mes côtés. C’est un très bon vétéran et il fait tellement attention à lui. C’est comme un deuxième entraîneur des gardiens. »
Fowler était le gardien partant lors des quatre dernières parties des siens et en l’absence de Kähkönen, blessé au haut du corps, il s’attend à continuer à voir beaucoup d’action.
« C’est plaisant. J’ai le sentiment que plus je joue, plus je suis à l’aise. Je tente de donner une chance à mon équipe de récolter deux points chaque match, a dit l’Américain de 21 ans. Je me sens bien physiquement. Une des choses que j’ai apprises de mon bref passage dans la LNH, c’est que tu dois être prêt chaque soir, sinon ils vont trouver quelqu’un qui l’est. »





