LAVAL — La course pour le titre de la section Nord est féroce, mais peu importe l’issue, le Rocket de Laval se sera préparé en conséquence.
La barre était très haute, peut-être même inaccessible. Après avoir mis la main sur le trophée Macgregor-Kilpatrick pour la première fois de son histoire, en 2024-2025, la formation lavalloise avait la lourde tâche de répondre à nouveau aux attentes.
Elle a réussi son premier objectif la semaine dernière, en se qualifiant pour les séries de la Ligue américaine alors qu’il restait encore 10 matchs à jouer à sa saison. Avec un autre mois à disputer, le club-école du Canadien de Montréal cherchera à amorcer les séries au sommet de son art.
« C’est de créer de bonnes habitudes chaque jour, a mentionné le défenseur Adam Engström. Nous voulons jouer avec ardeur et continuer à bâtir sur nos bonnes habitudes avant le début des séries. Notre prochain objectif est de gagner notre section. »
Le Rocket trône au sommet de sa section depuis plusieurs semaines déjà, mais contrairement à la dernière campagne, il n’est plus seul dans la course. Le Crunch de Syracuse lui souffle dans le cou, alors qu’il n’accuse que deux points de retard avec un match en main.
Les deux rivaux ne s’affronteront plus cette saison, après avoir divisé les honneurs de leur série de huit duels. Toutes les rencontres se sont décidées par un écart de deux buts ou moins.
Plus tôt en mars, le club-école du Lightning de Tampa Bay a même ajouté de la profondeur à son groupe en faisant l’acquisition du défenseur Ian Mitchell et de l’attaquant Matthew Peca. La marge de manœuvre est donc très mince.
«Avec Joël (Bouchard) comme entraîneur-chef et directeur général, le Crunch s’est amélioré, a souligné Pascal Vincent. Le Lightning forme une bonne équipe aussi, alors je ne sais pas quelle est leur relation ou leur mission pour développer les jeunes. Ils en ont quelques-uns, comme (Conor) Geekie, mais pas une grande quantité. Ce sont de bons matchs contre eux.»
Dans le camp lavallois, ce ne sont pas les jeunes qui manquent. Ce sont même eux qui tirent un peu plus le navire dernièrement. Pour certains, les statistiques semblent moins impressionnantes que lors de la dernière saison, mais Vincent a malgré tout constaté une grande amélioration.
« Ce que je vois en ce moment de (Owen) Beck, de (Filip) Mesar, de (Jared) Davidson, de (Florian) Xhekaj, d’Engström, de (David) Reinbacher, ce sont de jeunes hommes qui ont franchi une étape dans leur carrière, a noté l’entraîneur-chef. Notre saison a été similaire à la dernière sur le plan des statistiques d’équipe, mais les défis ont été tellement différents. Avec la façon dont nous avons joué et nous avons progressé, je pense que nous arrivons à notre mieux au bon moment.»
Six des neuf derniers matchs du Rocket auront lieu contre des équipes qui sont actuellement sous la barre de ,500. Le moment ne pourrait pas être mieux choisi pour fermer la porte au Crunch.
Ce que Pascal Vincent a dit à propos de...
Owen Beck : « Nous avons eu plusieurs conversations sur son identité. Comment nous pouvons l’aider à être rappelé. Le Canadien n’a pas besoin de plus de joueurs sur l’avantage numérique, mais tu peux avoir de bons joueurs en désavantage numérique. Il a acheté ça et tu vois vraiment l’attaquant de puissance en lui. Il fait les choses de la bonne façon, il travaille fort, il patine, il est intense, il gagne des mises au jeu et il est bon en désavantage numérique. Il récupère très rapidement, alors je peux le faire jouer tout en sachant qu’il ne perd pas son rythme. »
Florian Xhekaj: « C’est un joueur qui possède un élément de robustesse, mais c’est tellement plus que ça. Je peux le jouer au centre ou à l’aile, en avantage ou en désavantage numérique. Il gagne de grosses mises au jeu aussi. Il est capable d’exécuter des jeux sous pression et de prendre de bonnes décisions. C’est un joueur en plein développement et ça ne fait que commencer dans son cas. Son potentiel, son plafond, je ne sais pas où ils sont, mais c’est un beau talent à mes yeux. »
David Reinbacher : « Si Reinbacher atteint un haut niveau présentement, c’est que nous l’avons dirigé, soutenu et nous l’avons placé dans des positions pour apprendre de certaines situations. Il grandit en confiance et le potentiel est là. Nous voulons lui donner assez de minutes, mais pas trop non plus, pour ne pas qu’il développe de mauvaises habitudes ou qu’il se repose sur la glace parce qu’il joue trop. »
Trio composé de Beck, Mesar et Davidson : « Beck joue son meilleur hockey de la saison. Mesar joue rapidement et il y a une belle combinaison entre les trois. Je retrouve aussi le Davidson que nous avions vu au début de la saison. C’est un trio important pour nous. »
Luke Mittelstadt : «C’est un joueur qui est capable d’exécuter rapidement l’information que nous lui donnons. Il a eu plusieurs rencontres avec notre personnel et j’ai vu qu’il a tenté d’exécuter les choses tout de suite. C’est plaisant de jouer devant notre foule et pour un nouveau joueur, ça peut être stressant, mais il m’a vraiment impressionné. »






