LAVAL — Le Rocket de Laval s’attendait à une grande fête à la Place Bell pour son traditionnel lancer du toutou, mais une fois débarrassés de leurs peluches, les partisans ont pu continuer à célébrer jusqu’au dernier coup de sifflet.
Adam Engström a récolté un but et quatre aides pour guider le club-école du Canadien de Montréal vers une écrasante victoire de 7-2 aux dépens des Senators de Belleville, samedi.
Engström, qui avait joué les héros en prolongation contre la troupe de Belleville, la veille, a connu la meilleure performance de sa carrière dans la Ligue américaine et il a obtenu au moins un point dans un troisième match de suite.
Auteur d’une réussite, hier, David Reinbacher n’a pas voulu être en reste. Le premier de ses deux buts a provoqué le lancer de 11 885 peluches sur la glace, amenant une ambiance festive au domicile du Rocket (12-6-0).
Certains moments en deuxième période auraient pu faire basculer cette joie commune, soit les deux coups sournois de Djibril Touré à l’endroit du capitaine Lucas Condotta, le but refusé d’Alex Belzile ou encore la réplique des Senators après deux filets rapides des Lavallois, mais ces derniers n’ont toutefois pas laissé planer le doute.
Après avoir marqué quatre buts dans les six premières minutes et trois secondes du dernier tiers, le club-école du Tricolore s’est distancé pour de bon.
« C’est la meilleure façon de répondre. Ce que nous contrôlons, c’est notre façon de réagir et nous en parlons depuis le début de la saison, a souligné l’entraîneur-chef Pascal Vincent. Si nous commettions des revirements ou nous rations des couvertures, ce serait une autre histoire, mais nous jouions bien. Les appels n’ont pas été en notre faveur, mais nous avons bien réagi. Et la façon dont nous réagissons, ça vient aussi de notre leadership dans le vestiaire. »
La frustration a gagné les Senators (9-7-2) pendant une bonne partie du troisième vingt, alors qu’ils tiraient de l’arrière par cinq buts, et le match ne semblait plus vouloir se terminer. Le Rocket n’est pas tombé dans le piège de l’indiscipline et, pendant ce temps, la foule s’est amusée à huer Touré chaque fois qu’il sautait sur la patinoire ou qu’il touchait à la rondelle.
« Il y a eu beaucoup de pénalités vers la fin, ça commençait à s’étirer un peu, a dit Sean Farrell, qui a conclu l’affrontement avec deux buts et une aide. Nous avons fait du bon travail pour nous tenir un peu plus loin du banc des pénalités. Nous sommes une très bonne équipe à forces égales. Quand nous avons les devants comme ça par plusieurs buts, c’est sûr que nous avons ce momentum de la foule et ça continue plus la partie avance. »
« Nous nous attendions à un match physique et nous voulions présenter un jeu plus simple. Nous avons réussi et nous méritons cette victoire », a ajouté Xavier Simoneau.
Filip Mesar, avec un but et une assistance, ainsi que William Trudeau ont complété la marque pour la formation lavalloise, qui a signé un deuxième gain d’affilée contre ses rivaux de la section Nord. Jacob Fowler a stoppé 14 rondelles.
« C’est le meilleur sentiment, a affirmé Engström. Ça commence à devenir une très grosse rivalité. Ça se ressent. Les émotions étaient très élevées aujourd’hui et ça fait du bien de terminer le week-end avec deux victoires. »
Philippe Daoust et Wyatt Bongiovanni ont assuré la réplique pour les Senators. Jackson Parsons a alloué sept buts en 37 tirs.
Le Rocket reprendra l’action à l’étranger en rendant visite aux Phantoms de Lehigh Valley, samedi prochain.
Explosion offensive
C’est sous le thème de la prudence que la première période s’est amorcée. Les partisans ont patiemment attendu avec leurs peluches pendant que les deux équipes peinaient à accéder à l’enclave.
Ils ont finalement pu les lancer sur la patinoire alors qu’il restait 8:06 à écouler à l’engagement. Reinbacher a accepté une passe d’Engström et il a décoché un puissant tir sur réception qui a trompé la vigilance de Parsons.
Après une pause de plus de 13 minutes pour ramasser les toutous, Parsons a effectué un bel arrêt aux dépens de Laurent Dauphin, montrant qu’il était prêt à faire face aux attaques du Rocket. Cet arrêt fut assez important, car quelques instants plus tard, Daoust a surpris Fowler du côté de la mitaine lors d’une montée à deux contre un.
Puis, en traversant la limite de la légalité au deuxième engagement, les Senators et Touré ont peut-être réveillé leurs adversaires. Après avoir vu son but être refusé, Belzile a engagé un combat avec Dennis Gilbert pour fournir une étincelle.
Les Lavallois ont répondu avec deux buts en seulement 29 secondes. Parsons a réalisé un bel arrêt face à Marc Del Gaizo, mais la rondelle est revenue sur la lame du bâton de Mesar, qui a trouvé le fond du filet. Engström a ensuite travaillé le long de la bande et il a surpris le gardien des Senators à l’aide d’un lancer du côté rapproché.
Les visiteurs ont répliqué 81 secondes plus tard, en avantage numérique. Bongiovanni a trouvé une pochette au haut du cercle gauche et il a décoché un tir sur réception précis pour réduire l’écart à 3-2 avant de rentrer au vestiaire.
Voyant ses rivaux prendre un peu de rythme, le Rocket s’est assuré de freiner leur élan assez sèchement grâce à un début de dernier tiers endiablé. Il a marqué quatre buts en un peu plus de cinq minutes pour se distancer.
Farrell, à deux occasions en avantage numérique, Reinbacher, qui a très bien suivi le jeu en zone offensive, et Trudeau, qui a fait mal paraître un joueur adverse, ont tous fait bouger les cordages pour donner à la Place Bell des apparences de boîte de nuit.






