Le Canada a envoyé une équipe expérimentée aux Jeux olympiques de Milano-Cortina.
Une équipe composée de plusieurs vétéranes, mais aussi une équipe qui avait connu beaucoup d’ennuis contre ses grandes rivales américaines dans les derniers mois. À un point tel que bien peu d’experts donnaient la moindre chance de médaille d’or aux Canadiennes pour le tournoi olympique.
En finale jeudi, les Canadiennes ont fait taire beaucoup de sceptiques et elles sont passées à 124 secondes d’être couvertes d’or.
Les buts de Hilary Knight et de Megan Keller en prolongation ont toutefois fait tourner ce rêve en cauchemar.
« C’est la finale aux Jeux olympiques, nous avons tout donné. Nous sommes demeurées soudées, nous avons ignoré tout ce qui se disait dans les médias. J’en suis très fière », a confié Kristin O’Neill au micro de Radio-Canada après le revers.
« Dans la chambre, on croyait en nous, on savait ce que notre équipe pouvait faire », a ajouté Ann-Renée Desbiens à notre collègue Luc Gélinas.
« On avait confiance, on a commencé le match avec cette confiance et on a mis beaucoup de pression. C’est souvent le cas contre les États-Unis, les matchs se terminent en prolongation. Ça n’a pas fini du bon côté cette fois. »
Les yeux étaient évidemment rivés sur Marie-Philip Poulin, la dame des grandes occasions qui a si souvent mené les Canadiennes vers la gloire.
Larmes aux yeux, Poulin est demeurée un moment avec un genou au sol après la rencontre, avant de serrer ses coéquipières.
Poulin a enfilé la médaille d’argent pour la deuxième fois de sa carrière après les Jeux olympiques de PyeongChang en 2018. En 2010, 2014 et 2022, Poulin et les Canadiennes avaient été couvertes d’or.
« Ça fait mal », a admis Poulin à Radio-Canada, elle qui pourrait avoir disputé ses derniers Jeux olympiques à l’âge de 34 ans.
« Chaque moment est tellement important avec elles. On dit souvent que cette équipe est spéciale et elle l’est. »
Meilleure marqueuse de l’histoire du hockey féminin aux Jeux olympiques, Poulin a terminé son tournoi avec trois buts et quatre points en cinq rencontres. C’était la première fois de sa carrière qu’elle ne touchait pas la cible lors d’une finale olympique.
Poulin a été blessée plus tôt dans le tournoi et elle avait été forcée de rater deux rencontres.
« Il y a eu des hauts et des bas… », s’est contentée de répondre Poulin, à court de mots.
Dans le camp du Canada, l’avenir olympique de Poulin était évidemment une source de motivation. Mais aux yeux de Desbiens, il y avait plus que la capitaine.
« Oui on pense à elle, mais je ne pense pas qu’elle sera la seule dont ce seront les derniers Jeux olympiques. On voulait le faire pour celles qui jouaient leurs premiers Jeux olympiques, pour celles qui jouaient leurs derniers. On voulait tout donner, malheureusement ça n’a pas fini comme on voulait. »
Quant à Poulin, elle n’a pas voulu confirmer d’information quant à son avenir aux Jeux olympiques.
« Je vais demeurer dans le présent et nous verrons ensuite », a-t-elle dit selon des propos rapportés par Claire Hanna de TSN.







