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Ce n’est pas le rang qu’il désirait, mais Dylan Deschamps n’a pas à rougir de sa septième place acquise au grand saut en ski acrobatique des Jeux olympiques de Milan-Cortina, qui a donné lieu à une finale des plus relevées.
« C’est une soirée de rêve, honnêtement, même si ce n’est pas allé de mon côté, a-t-il dit d’entrée de jeu avec les médias québécois sur place au Parc de neige de Livigno. Juste d’être ici, aux Jeux olympiques, c’est mon rêve depuis que je suis jeune et j’ai travaillé pour ça toute ma vie. D’être en finale, représenter mon pays, je me suis amusé malgré les conditions difficiles. C’est ce que je voulais. »
« C’est sûr qu’une septième place, je suis content même si j’étais ici pour gagner. Je voulais aussi inspirer les gens. Je suis en santé. Si j’ai pu inspirer des gens à sortir dehors, faire du ski, peu importe la position, c’est ça qui est important. »
Deschamps a obtenu 137,50 points de la part des juges. Le skieur acrobatique de Québec n’a pas pu en mettre plein les yeux aux juges comme il l’avait promis après les qualifications, mais la victoire était inatteignable mardi soir à tout compétiteur n’étant pas quasi parfait.
L’athlète de 23 ans s’est aussi grandement compliqué la tâche en n’étant pas capable d’atterrir son premier saut, un 1600 degrés, donc quatre vrilles et demie, cassant son ski à l’atterrissage. Il a toutefois obtenu 91,00 points pour ce même saut à son deuxième passage, le replaçant dans la course.
« C’est sûr que ça ajoute de la pression (de rater son premier saut), a-t-il admis. Mais je ne ressentais pas de pression ici. Ce sont mes premiers Jeux, je suis venu ici pour m’amuser. Je n’ai pas de regret. J’ai fait tout ce que j’ai pu. Je ressentais moins de pression qu’en Coupe du monde ou qu’aux X Games. »
À son troisième saut, alors qu’il visait une quadruple vrille de son cru, il a manqué de puissance dans son saut et a décidé de couper court à la manœuvre pour éviter tout impair à l’atterrissage.
« Quand je suis entré dans le saut, mes carres sont restées prises dans la neige. J’ai perdu beaucoup de puissance et de force, a expliqué Deschamps. J’ai décidé de ne pas le faire, car à la hauteur que j’étais et la vitesse que j’allais, si je ne l’atterris pas sur les pieds, je peux me tuer. »
« Une triple vrille, ce n’est pas une manœuvre assez grande pour le niveau. Mais c’est une nouvelle manœuvre, je suis le seul à la faire en compétitions et ça va prendre une couple d’années avant que ça devienne vraiment facile pour moi. On verra dans quatre ans si ce sera quatre ou cinq vrilles! »
Il ne regrette pas son choix de sauts pour la soirée.
« Je l’ai dit, j’y vais all-in. Je ne voulais pas atterrir deux trucs si c’était pour me donner une quatrième place. C’est sûr que j’y allais pour une médaille. Ce sont de grosses manœuvres, très poussées. Dans les airs, je vois tout et j’ai tout de suite su que ça n’allait pas passer. »
Qu’il ait réussi une quadruple vrille ou non, ça aurait été insuffisant. Les trois médaillés — le Norvégien Tormod Frostad, l’Américain Mac Forehand, ainsi que l’Autrichien Matej Svancer — ont tous obtenu des pointages de 96,00 ou plus à leur dernier passage pour améliorer leur pointage. Frostad et Forehead ont même obtenu 98,50 et 98,25 respectivement.
D’ailleurs, ces trois compétiteurs occupaient les mêmes positions après deux sauts. Alors que les skieurs se sont élancés en ordre inverse de classement pour leur troisième descente, Svancer et Forehead ayant mis toute la pression sur Frostad.
Ce dernier ne s’est pas laissé décontenancer et a réussi le meilleur saut de la soirée sur le tout dernier saut de cette finale qui marquera les annales du sport.
« C’est certain qu’ils ont fait des manœuvres qui n’ont jamais été faites dans le monde. Chacun dans son style; c’était super beau à voir. Complètement malade. »
Deschamps croit d’ailleurs qu’on n’a encore rien vu.
« Le niveau ne va jamais arrêter d’augmenter. Avec les techniques, les coussins d’air et la force humaine qu’on sous-estime. Nous sommes tellement capables de tourner sur nous-mêmes rapidement et de nous retrouver dans les airs; je suis sûr que le sport vient juste de commencer et qu’il nous reste encore beaucoup à apprendre. »
Il s’agissait des premiers Jeux olympiques en carrière pour Dylan Deschamps.
Le skieur de 23 ans de Québec avait pris le neuvième rang avec 175,50 points en qualifications.






