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Le protège-cou obligatoire est un ajustement pour les joueurs de la LNH

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Le Canadien Mitch Marner arrive à l'entraînement de l'équipe masculine de hockey sur glace des Jeux olympiques d'hiver de 2026, à Milan, en Italie, le dimanche 8 février 2026. (Photo AP/Carolyn Kaster) (Carolyn Kaster)

Il y aura une différence visuelle frappante entre le hockey pratiqué aux Jeux olympiques de Milan-Cortina et celui dans la LNH : tous les joueurs devront porter un protège-cou.

« Je n’ai pas porté de protège-cou depuis mes débuts dans le hockey mineur, a déclaré l’attaquant américain Brady Tkachuk. Mais c’est une bonne chose. »

L’instance dirigeante de ce sport, la Fédération internationale de hockey sur glace, a voté en décembre 2023 pour les rendre obligatoires lors de toutes les compétitions internationales, à la suite du décès d’Adam Johnson, victime d’une coupure au cou causée par un patin lors d’un match en Angleterre en octobre de la même année.

« On a vu des incidents horribles, vraiment horribles, partout dans le monde, a rappelé le Canadien Mark Stone. Le jeu est devenu tellement rapide, tout se passe à un rythme effréné... Nous avons beaucoup de chance d’évoluer dans la ligue où nous jouons, car notre personnel est très, très bien préparé, et j’en suis très, très reconnaissant. »

La LNH et l’Association des joueurs de la LNH ont convenu, dans la récente convention collective ratifiée entre les deux parties, d’accorder une dérogation pour l’utilisation des protège-cous aux nouveaux joueurs, à partir de la saison prochaine. Les parties avaient fait la même chose au sujet des visières en 2013; seuls quatre joueurs n’en portent toujours pas en 2026.

Stone pense que les protège-cous deviendront la norme, tout comme les visières, et, avant cela les casques, dans un sport connu pour sa réticence aux changements. Pour l’instant, la grande majorité des joueurs ont choisi de ne pas porter de protège-cou de leur plein gré, donc les Jeux olympiques seront une nouveauté.

« Cela peut demander un certain temps d’adaptation, a admis le capitaine de l’équipe américaine, Auston Matthews. Honnêtement, ce n’est pas si mal. Je ne pense pas que beaucoup de gars l’apprécient, mais je pense qu’une fois que vous êtes sur la patinoire et que vous bougez, vous ne le remarquez plus vraiment. »

La Ligue américaine de hockey, l’antichambre de la LNH, en est à sa deuxième saison avec le port obligatoire de protège-cou. En 2024, USA Hockey avait mis en place une obligation pour les joueurs de moins de 18 ans.

Du tendon d’Achille d’Erik Karlsson au poignet d’Evander Kane, il y a eu au fil des ans des blessures causées par des coupures de patins qui ont empêché des joueurs de jouer pendant longtemps. À une autre époque, le gardien de but Clint Malarchuk a survécu à une coupure de patin au cou, tout comme l’attaquant Richard Zednik.

« Vous voyez certains des incidents qui se sont produits, a déclaré Matthews. Je porte des protections anti-coupures aux poignets, aux chevilles, aux pieds et ailleurs... Il est évidemment important d’être protégé à tout moment. »

Les joueurs qui sortaient de la glace après leur premier ou deuxième entraînement aux Jeux olympiques avaient des avis divergents sur ce qu’ils ressentaient en remettant leur protège-cou.

Nathan MacKinnon a reconnu que cela le faisait transpirer davantage, tout en affirmant, comme Tkachuk, que tout allait bien. Son coéquipier canadien Tom Wilson portait fièrement un protège-cou fabriqué par Warroad Hockey, l’entreprise de T.J. Oshie, champion de la coupe Stanley en 2018 avec les Capitals de Washington.

« C’est un peu plus chaud, a dit Wilson. Rien d’extraordinaire, mais tout le monde essaie de s’y habituer. Nous sommes tous dans le même bateau. »

Le défenseur américain Zach Werenski est un peu plus habitué à porter un protège-cou, car il l’a fait au Championnat du monde le printemps dernier, où son pays a remporté le titre pour la première fois depuis 1933. Il portait un chandail anti-coupures au Championnat du monde, mais l’a depuis remplacé par un protège-cou.

« C’était trop chaud, a évoqué Werenski. Mais celui-ci n’est pas mal du tout. Il est peut-être un peu plus chaud, mais il est confortable. »

Matthews a déclaré que les joueurs américains avaient plusieurs options à envisager, y compris des maillots intégraux. Stone a dit apprécier ce qu’il avait enfilé lors du premier entraînement du Canada, c’est-à-dire un protège-cou qui s’attache avec du Velcro à sa combinaison, comme il l’a déjà essayé chez les Golden Knights de Vegas.

« Je vais voir si ça me plaît, a déclaré Stone. Je vais probablement l’enlever quand je rentrerai, mais si je ne remarque pas de différence, alors je vais probablement le garder. Cependant, si je remarque une différence, alors je vais probablement l’enlever. »

Le capitaine d’Équipe Canada, Sidney Crosby, a toujours son ancien protège-cou, mais essaiera probablement d’autres pièces d’équipement avant le début du tournoi olympique.

« Nous ne les avons pas encore portées, alors j’essaie simplement de déterminer laquelle est la plus confortable. Il s’agit simplement de trouver le bon équilibre entre la protection et le confort. C’est aussi simple que cela. »