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Les Canadiennes souhaitent retrouver leur cohésion, prudence pour Poulin

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Abbey Murphy (37), de l'équipe des États-Unis, célèbre un but de Hannah Bilka (23) sous le regard des joueuses de l'équipe canadienne, lors de la deuxième période d'un match de hockey féminin aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026, à Milan, en Italie, le mardi 10 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Nathan Denette (Nathan Denette)

MILAN — L’entraîneur-chef de l’équipe canadienne de hockey féminin, Troy Ryan, affirme que son équipe est capable de marquer et de jouer en défense, même si cela n’a pas été le cas lors de la défaite cinglante de 5-0 contre son éternel rival, les États-Unis, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Les Canadiennes sont demeurées hors de la patinoire, mercredi, mais ont analysé la vidéo de leur défaite historique subie la veille. Il y avait beaucoup à analyser.

« Nous devons mieux jouer », a reconnu sans détour l’entraîneur-chef après le match.

Privées de leur joueuse étoile, la capitaine Marie-Philip Poulin, les championnes olympiques en titre ont manqué de cohésion aux deux extrémités de la patinoire.

Lorsqu’elles avaient le disque, elles le géraient mal sous la pression des Américaines, très rapides. Le Canada a généré peu d’occasions de marquer à bout portant. Les États-Unis ont bloqué les tirs en périphérie.

Bien que Ryan soit optimiste quant au retour de Poulin dans son alignement pendant le tournoi, ça ne se fera probablement pas jeudi, lorsque le Canada affrontera la Finlande dans un match qui déterminera la deuxième place du groupe A.

La blessure au bas du corps de Poulin, subie tôt dans la victoire 5-1 de lundi contre la Tchéquie, ne semblait pas catastrophique. Elle a effectué quelques virages sur la patinoire après la première période de cette rencontre avant de retraiter vers le vestiaire canadien.

Mais comme le Canada est assuré de se qualifier pour les quarts de finale, quel que soit le résultat de jeudi, l’équipe fera preuve de prudence avec Poulin. Ses coéquipières devront se mobiliser sans elle, à court terme.

« Nous savons également que toutes celles qui sont dans la formation doivent faire le travail », a déclaré l’attaquante Brianne Jenner, qui portait le “C” de capitaine en l’absence de Poulin.

Mais le Canada ressent un vide sur la glace et sur le banc avec sa capitaine sur la touche.

« Elle est irremplaçable. Ça change beaucoup de choses, a admis Ryan. Votre jeu de puissance est un peu moins efficace, votre jeu en infériorité numérique aussi parfois, sans parler de son impact au cercle des mises en jeu et dans la possession de la rondelle.

« On la remarque dans tous les aspects du jeu », a-t-il laissé tomber.

Poulin a marqué 17 buts au cours de sa carrière dans le tournoi olympique féminin, dont sept lors de quatre finales.

La joueuse âgée de 33 ans, originaire de Beauceville, est à un but du record du tournoi détenu par son ancienne coéquipière, Hayley Wickenheiser, avec 18 buts.

Le Canada affrontera l’Allemagne ou la Suède, invaincue, en quart de finale samedi. Les États-Unis affronteront l’Italie, pays hôte, vendredi.

La Tchéquie et la Suisse attendent le résultat du match de jeudi entre le Canada et la Finlande pour connaître leur classement.

Les demi-finales auront lieu lundi, et les matchs pour les médailles auront lieu le 19 février.