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Le Canada devra « hausser d’un autre cran » après les 4 Nations

Publié le 

(Gregory Shamus/Getty Images)

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À la veille des débuts de l’équipe canadienne de hockey masculin aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, le directeur général Doug Armstrong s’est adressé aux médias.

Armstrong estime que les deux premiers duels contre la Tchéquie (jeudi sur RDS à 10 h 40) et la Suisse seront d’excellents tests pour amorcer le tournoi.

« C’est positif de jouer contre deux excellentes équipes qui ont eu du succès à l’international, a-t-il déclaré mercredi. Ça va nous permettre de peaufiner notre jeu rapidement. J’ai hâte qu’on puisse commencer, qu’on puisse trouver notre rythme, notre synergie et qu’on puisse détecter ce qu’on doit améliorer.

« Plus ils vont jouer ensemble, plus ils vont monter de niveau. Au fil des entraînements, ils se connaissent mieux et se familiarisent avec les nuances de leur jeu. Le niveau qui a été présenté l’an dernier à la Confrontation des quatre nations est un peu un avantage pour nous. Tout le monde a gagné en maturité et j’espère qu’ils vont encore hausser d’un autre cran, car nos compétiteurs vont le faire et on doit leur répondre. »

Quelques changements ont été apportés lors de l’entraînement de mercredi par rapport aux deux premières pratiques. Nathan MacKinnon pivotait cette fois un trio complété par Brandon Hagel et Sam Reinhart, alors que Bo Horvat pivotait celui complété par Nick Suzuki et Brad Marchand.

Par contre, Tom Wilson évoluait toujours aux côtés de Macklin Celebrini et de Connor McDavid.

« Je serais surpris que les lignes qu’on voit dans le premier match demeure les mêmes pour toute la suite du tournoi, a averti Armstrong. Tom amène un style qui pourrait être très bénéfique au niveau du hockey international. Il joue nord-sud, il est excellent en échec avant et pour provoquer des revirements. Plusieurs joueurs de centre apprécieraient jouer avec lui. »

Armstrong a d’ailleurs confirmé que les pratiques seraient désormais publiques jusqu’à la fin du tournoi après avoir essuyé quelques critiques lorsque celle de lundi s’est tenue en privé.

Il a aussi réitéré sa confiance envers le gardien Jordan Binnington, dont il s’est porté souvent à la défense depuis sa nomination sur l’équipe canadienne en raison de ses difficultés cette saison dans la LNH, sans toutefois révéler quel était le plan des entraîneurs quant à l’utilisation des trois portiers.

« C’est une question que vous devriez poser à Jon Cooper », a-t-il commencé, avant de souligner l’excellence de Binnington dans les grands moments, dont il a été aux premières loges à St Louis en tant que DG de l’organisation.

« Mais il y a des joueurs qui savent élever leur jeu d’un cran. On l’a vu faire en finale de la Coupe Stanley et aux Quatre nations. Quand les joueurs voient ça, ça amène beaucoup de confiance. Je pense que c’est le cas de Binnington. Il a deux excellents partenaires. Je sais qu’on parle beaucoup de nos gardiens, mais on va dans la bonne direction avec eux. »

Armstrong est également revenu sur les remplacements auxquels il a procédé après qu’Anthony Cirelli et Brayden Point aient dû se retirer en raison de blessures. Cirelli aurait été logiquement un élément clé en infériorité, mais mercredi, Suzuki et Marchand formaient un duo utilisé dans cette situation.

« Anthony est excellent pour tuer les punitions. Mais ce sont tous des joueurs qui peuvent jouer dans les deux sens. On a parlé de notre plan et Peter DeBoer, qui s’occupe de cet aspect, a confiance dans le groupe de joueurs que nous avons à ce niveau.

« Les joueurs qu’on a amenés ont des liens avec le groupe présent à la Confrontation des quatre nations, donc la transition devrait bien se faire. On croit aux 25 joueurs qui sont ici. Il aurait pu y avoir 35 joueurs qui méritent d’être ici, j’ai entendu plusieurs me donner leur opinion là-dessus... », a rigolé Armstrong.

Armstrong affirme donner les rênes de l’équipe aux entraîneurs en ce qui a trait à la sélection des trios et être davantage en retrait par rapport à ses fonctions habituelles à St Louis.

« C’est beaucoup plus une question de support que ce qu’on fait à la maison, où on connaît nos entraîneurs depuis des années. Présentement, on ne veut pas compliquer inutilement les choses pour les entraîneurs. Jon Cooper et ses adjoints ont une tonne d’expérience, ils ont gagné des coupes Stanley. On était impliqué dans le processus de recrutement des joueurs, mais Jon et son équipe vont prendre les décisions.

« Je pense que les entraîneurs vont avoir quelques matchs pour se familiariser avec les joueurs et comprendre ce dont ils ont besoin. On essaie de s’améliorer chaque jour qui passe ici. »

Tout le monde connaît les grandes qualités de leader de Sidney Crosby. Le capitaine de l’unifolié, très rassembleur, est celui qui a lancé l’initiative d’inviter ses coéquipiers à la compétition de patinage de vitesse courte piste hier.

« Ils ont eu beaucoup de plaisir à voir l’équipe canadienne gagner l’argent (au relais). Passer du temps dans la ville, dans les rues, avec les fans, ils en profitent. Ils apprécient le temps passé dans le village olympique, pas seulement auprès des autres athlètes canadiens, mais ceux des autres pays aussi. Ils profitent de l’expérience, mais on sait qu’on est ici pour une raison en particulier et on est excités que ça commence.

« Ma première interaction avec Sid était en 2010 à Vancouver. De voir sa progression et la maturité incomparable qu’il avait à son jeune âge est impressionnant. Il sait bien naviguer et communiquer entre la direction, les entraîneurs et les joueurs. C’est l’un des meilleurs leaders que j’ai vus. On est tellement chanceux de compter sur un joueur comme lui. Sid, (Connor) McDavid et (Nathan) MacKinnon sont d’incroyables professionnels. Ils sont à un niveau supérieur au reste de la LNH. »