Les Pays-Bas, trois fois finalistes de la Coupe du monde, parviendront-ils enfin à remporter le plus grand trophée du soccer masculin?
Les Néerlandais font partie des grands malchanceux de la compétition, après avoir perdu deux finales consécutives, en 1974 et 1978, puis de nouveau en 2010.
Les Pays-Bas ont été tirés au sort dans le groupe F, aux côtés de la Suède, du Japon et de la Tunisie.
Ils partiront favoris pour terminer en tête de groupe, mais des pièges potentiels les attendent — notamment du Japon, qui a créé la surprise face à l’Allemagne et à l’Espagne lors de la Coupe du monde de 2022 au Qatar.
Les Pays-Bas
Inventeurs du « soccer total » dans les années 1970, les Néerlandais ont toujours offert un jeu agréable à regarder, mais cela n’a jamais suffi pour franchir la ligne d’arrivée en Coupe du monde.
Le sélectionneur Ronald Koeman — qui en est à son deuxième mandat à la tête de l’équipe nationale — espère mettre fin à l’attente de son pays.
Il a remporté des titres majeurs avec les Pays-Bas en tant que joueur, notamment le Championnat d’Europe en 1988, et a terminé deuxième de la Ligue des Nations en 2019 — lors de son dernier mandat à la tête de l’équipe.
Les Pays-Bas peuvent compter sur des joueurs étoiles de la Premier League anglaise, comme Virgil van Dijk, Ryan Gravenberch, Tijjani Reijnders et Cody Gakpo, mais ils manquent peut-être de certains des talents de premier plan des générations précédentes.
Le Japon
Le Japon participe à sa huitième Coupe du monde consécutive et vise à passer la phase de groupes pour la troisième fois d’affilée.
Il a été la première équipe à se qualifier pour l’édition de cette année, hormis les trois pays hôtes, assurant sa place avec trois journées d’avance.
Les Japonais ont créé deux des plus grandes surprises de la dernière Coupe du monde, au Qatar, en battant l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes, mais ils n’ont jamais franchi les huitièmes de finale.
La majorité des joueurs de l’équipe nationale du pays évoluent en Europe, notamment le défenseur du Bayern de Munich, Hiroki Ito, et l’attaquant de Brighton, Kaoru Mitoma.
La Suède
Les Suédois se sont qualifiés par la porte arrière, ayant besoin de toute l’aide possible pour atteindre les barrages.
Dernière de son groupe de qualification après n’avoir remporté aucun match, la Suède a assuré son billet pour les barrages de la Coupe du monde lors de la Ligue des Nations de 2024-2025.
Sous la houlette du nouvel entraîneur-chef Graham Potter, qui cherchait à relancer sa carrière après avoir été congédié par Chelsea et West Ham ces dernières années, les Suédois ont battu l’Ukraine et la Pologne lors des barrages pour se qualifier.
Les difficultés de la Suède lors des qualifications étaient inattendues, compte tenu du fait qu’elle compte dans ses rangs deux des meilleurs attaquants d’Europe en Alexander Isak et Viktor Gyökeres.
Parmi les autres joueurs de haut niveau, on peut citer Lucas Bergvall et Anthony Elanga.
La Suède, finaliste en 1958, garde de bons souvenirs des États-Unis, puisqu’elle avait atteint les demi-finales lors de la dernière Coupe du monde organisée par ce pays, en 1994.
La Tunisie
La Tunisie vise à sortir de la phase de groupes pour la première fois, à sa septième participation à la Coupe du monde.
Elle avait failli mettre fin à cette disette il y a quatre ans, au Qatar, en terminant troisième de son groupe après avoir battu la France, tenante du titre, 1-0 et fait match nul contre le Danemark.
L’entraîneur-chef, Sabri Lamouchi, a été engagé pour remplacer Sami Trabelsi après l’élimination précoce et décevante de la Tunisie en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Khalil Ayari, âgé de 21 ans, a rejoint le Paris Saint-Germain cette saison et a récemment fait ses débuts en équipe nationale.





