COLLABORATION SPÉCIALE
Dans la Nationale, les Dodgers montent encore d’un cran… ce qui est franchement inquiétant pour le reste du circuit. Sur papier, ils ont tout pour viser un troisième championnat consécutif. Mais attention : les Padres et les Giants ne sont pas là pour faire de la figuration.
Dans l’Américaine, une question revient : est-ce enfin l’année des Mariners pour aller jusqu’au bout? Les Rangers ne leur feront aucun cadeau, et les A’s pourraient surprendre. Pendant ce temps, les Astros donnent des signes d’essoufflement. Voici mes impressions :
Ligue nationale
Malgré deux titres de suite, les Dodgers avaient encore des besoins bien précis : un voltigeur d’impact et un releveur pour fermer les matchs. Ils ont réglé ça… sans détour. Kyle Tucker et Edwin Díaz viennent combler ces trous avec autorité. Résultat : une formation déjà dominante devient pratiquement complète. À moins d’un scénario catastrophe, Los Angeles devrait survoler la division.
Du côté des Padres, j’ai le sentiment qu’on s’apprête à voir une saison signature de Fernando Tatis Jr. À 27 ans, il entre dans son apogée et tout semble en place pour une explosion offensive. Manny Machado demeure une valeur sûre, et Jackson Merrill, s’il reste en santé, pourrait franchir un autre palier. La rotation n’est pas élite, mais elle tient la route. Et avec Adrián Morejón et Mason Miller pour fermer les livres, San Diego a les armes pour gagner plus de 90 matchs encore une fois.
Les Giants, eux, ont amorcé une nouvelle ère avec Buster Posey aux commandes. Il y a du positif, mais aussi des zones d’ombre. La rotation manque de profondeur derrière Logan Webb et certaines décisions défensives soulèvent des questions. Le côté droit de l’avant-champ, avec Luis Arraez et Rafael Devers, n’inspire pas une grande confiance, contrairement au côté gauche où Matt Chapman et Willy Adames forment un duo solide. L’ajout d’Harrison Bader au champ centre est toutefois un geste intelligent. Une équipe intrigante, mais encore incomplète.
En Arizona, difficile de ne pas aimer le noyau formé par Corbin Carroll et Ketel Marte. Cela dit, les ajouts de Carlos Santana et Nolan Arenado laissent perplexe : on dirait des solutions temporaires plus que de véritables réponses. L’attaque risque de manquer de puissance. La rotation est respectable, mais la fin de match, avec Paul Sewald et Taylor Clarke, ne rassure pas totalement. Bref, une formation compétitive, mais qui devra jouer un baseball presque parfait pour dépasser les 81 victoires.
Enfin, du côté du Colorado, on en est encore à reconstruire et à réparer des années de mauvaises décisions. L’arrivée d’Édouard Julien représente une belle opportunité, autant pour le joueur que pour l’organisation. Mais soyons réalistes : il faudra du temps. Les changements dans la direction sont encourageants, mais les Rockies partent de loin. La patience sera essentielle avant de revoir cette équipe jouer un baseball significatif.
Projections :
- Dodgers - 96 victoires
- Padres - 92 victoires
- Giants - 87 victoires
- D-Backs - 80 victoires
- Rockies - 54 victoires
Ligue américaine
J’aime beaucoup la construction des Mariners cette année. On sent une équipe qui arrive à maturité au bon moment. L’ajout de Brendan Donovan est particulièrement intéressant : un joueur intelligent, polyvalent, qui cadre parfaitement avec l’identité de Seattle. Et quand on regarde l’âge du noyau, difficile de ne pas être optimiste. Donovan et Cal Raleigh ont 29 ans, Josh Naylor 28, et Julio Rodríguez, à 25 ans, approche rapidement son apogée.
Sur la butte, c’est encore plus convaincant. Logan Gilbert, Bryan Woo et George Kirby forment un trio de partants en plein dans leurs meilleures années. Même chose en relève avec Andrés Muñoz et Matt Brash, tous deux à 27 ans. Tout est en place : talent, maturité, stabilité. Honnêtement, cette année pourrait être la bonne pour Seattle.
Du côté des Rangers, on mise davantage sur l’expérience. Les ajouts de Brandon Nimmo et Danny Jansen apportent de la profondeur, mais aussi une certaine fiabilité. Wyatt Langford devrait continuer sa progression et produire de belle façon. En revanche, quelques points d’interrogation demeurent. Joc Pederson et Jake Burger sont-ils encore en mesure de produire à la hauteur? Et évidemment, la santé de Corey Seager reste un facteur déterminant.
Même constat au monticule. Nathan Eovaldi et Jacob deGrom ont encore du talent à revendre, mais à 36 et 37 ans, la durabilité devient un enjeu réel. Les Rangers vont jouer un baseball propre, structuré, très professionnel. Mais est-ce suffisant pour rattraper Seattle? J’en doute.
Les A’s, eux, représentent un cas fascinant. Une équipe jeune, imparfaite, mais extrêmement divertissante. Nick Kurtz, à seulement 23 ans, possède une puissance brute impressionnante. Autour de lui, c’est la jeunesse qui domine largement. Jeff McNeil, à 34 ans, fait presque figure de mentor dans un vestiaire où l’âge moyen des joueurs de position tourne autour de 24-25 ans.
Évidemment, cette jeunesse amène son lot d’inconstance. Et surtout, elle expose un problème majeur : le manque de profondeur au monticule. Que ce soit chez les partants ou en relève, il y a des limites évidentes. Résultat? Attendez-vous à des matchs à pointage élevé, souvent spectaculaires, mais pas toujours à l’avantage des A’s. Une équipe qui va faire parler, même si ce ne sera pas toujours pour les bonnes raisons.
Chez les Astros, on sent que le vent commence à tourner. Il faut le dire franchement : les meilleures années de José Altuve et Carlos Correa sont probablement derrière eux. Cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent plus contribuer, mais ils ne portent plus l’équipe comme avant.
Tout repose maintenant sur Yordan Álvarez. S’il est en santé, l’attaque respire. Sinon, elle devient rapidement ordinaire. Des jeunes comme Cam Smith et Joey Loperfido auront un rôle crucial à jouer. Mais c’est surtout la perte de Framber Valdez qui risque de faire mal. Hunter Brown est solide, mais il ne peut pas tout faire seul. En relève, Bryan Abreu a du talent, mais je ne suis pas convaincu qu’il soit dominant dans un rôle de fin de match. Bref, Houston demeure compétitif, mais n’a plus la même aura.
Et puis, il y a les Angels. Une histoire qui semble se répéter année après année. On regarde Mike Trout, et on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il pourrait accomplir ailleurs, dans un environnement plus compétitif. Malgré tout, il reste le cœur de cette équipe.
Il y a tout de même des éléments intéressants. Zach Neto et Logan O’Hoppe représentent une base jeune et prometteuse. La rotation demeure similaire, sans grandes améliorations, et on a tenté de renforcer l’enclos avec des vétérans comme Kirby Yates, Drew Pomeranz et Jordan Romano. Il y avait urgence à agir, mais est-ce que ce sera meilleur qu’en 2025, avec 837 points accordés l’an dernier? Les Angels figuraient parmi les pires équipes du baseball à ce chapitre.
Projections :
- Mariners - 94
- Rangers - 89
- A’s - 83
- Astros - 81
- Angels -76
Conclusion
Ces deux divisions de l’Ouest offrent un mélange intrigant de puissance et d’incertitude. D’un côté, des puissances bien établies comme les Dodgers et, dans une certaine mesure, les Mariners, qui semblent arriver à maturité avec tous les éléments en place pour dominer.
Dans la Nationale, les Padres et les Giants peuvent compliquer la vie aux Dodgers. Dans l’Américaine, les Rangers restent menaçants, tandis que des équipes jeunes comme les A’s pourraient venir brouiller les cartes.
Et puis, il y a les formations en transition, Astros, Angels et Rockies qui rappellent que les cycles montent, les cycles descendent, et les décisions d’hier finissent toujours par rattraper celles d’aujourd’hui.
Bref, même si certaines tendances se dessinent, l’Ouest pourrait nous réserver plus d’un revirement.









