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Le septuple champion du monde Lewis Hamilton a repris vendredi, devant son public au Grand Prix de Grande-Bretagne, l’ascendant sur le jeune italien Kimi Antonelli, dont la Mercedes partira en deuxième position derrière la Ferrari du Britannique lors de la course sprint samedi.
Non seulement Hamilton, 41 ans, prendra le départ en pole position pour cette petite épreuve de 17 tours (100 kilomètres) sur le mythique circuit de Silverstone, mais il s’est aussi montré le plus rapide lors de l’unique séance d’essais vendredi.
« Que j’aime cet endroit, que j’aime cette foule, je ne peux pas exprimer à quel point le rêve est immense », s’est exclamé celui qui a remporté sept couronnes mondiales, essentiellement avec Mercedes, et a gagné neuf fois à Silverstone, son Grand Prix « à domicile », depuis 2008.
« On est devant Mercedes et Red Bull qui sont tellement puissantes ici. Ce ne sera pas toujours comme ça, c’est une belle surprise », a relativisé Hamilton qui est aussi une superstar des réseaux sociaux et un richissime homme d’affaires.
« Je suis extatique! », a-t-il lancé sous les acclamations de dizaines de milliers de fans britanniques et de tifosi qui se massent depuis jeudi sur l’immense site de Silverstone, lieu du tout premier Grand Prix de l’histoire de la F1, le 13 mai 1950, et de la participation de Ferrari l’année suivante.
Cauchemar en 2025
Hamilton a rejoint la Scuderia Ferrari l’an dernier où il a passé une première saison cauchemardesque avant de connaître une cure de jouvence cette année et de remporter son premier GP en rouge, à Barcelone mi-juin.
Mais les Ferrari ont essuyé un gros revers en Autriche dimanche dernier: le Grand Prix à Spielberg a été remporté par le Britannique George Russell en Mercedes, devant le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen et Antonelli.
Pour la grille de départ du sprint britannique, la hiérarchie est inverse: Hamilton est en tête pour 11 millièmes de seconde sur Antonelli, devant le Néerlandais Verstappen (3e), le Monégasque Charles Leclerc (4e en Ferrari) et Russell (5e).
Antonelli, qui a moins de la moitié de l’âge d’Hamilton, a félicité son aîné et modèle, mais en relevant qu’il avait été « super proche » en qualification de ce sprint d’une demi-heure inventée par la très prospère F1 afin de doper encore le spectacle.
« Incroyable » Ferrari
« Ferrari a progressé de manière incroyable, ça va être dur, Lewis est en grande forme, mais c’est bien, on aime relever les défis », a lancé avec fair-play le prodige italien du sport automobile qui n’en est qu’à sa deuxième saison en F1.
En revanche, son ambitieux coéquipier et rival chez Mercedes, Russell, 28 ans, qui joue lui aussi à domicile à Silverstone et brigue son premier titre mondial, s’est étonné de finir cinquième à 357 millièmes de son compatriote Hamilton.
Ferrari « semble la meilleure actuellement, c’est une vraie surprise. Mais nous savions que (l’écurie italienne) avait un châssis excellent », a-t-il souligné, alors que sa Mercedes dotée d’un moteur maison est considérée comme la meilleure monoplace du paddock.
Russell n’avait été également que quatrième des essais de la mi-journée, derrière Leclerc (3e temps), Antonelli (2e) et Hamilton.
Le quadragénaire britannique avait devancé l’Italien de presque 20 ans de 213 millièmes en parcourant le tour du circuit (5,891 km) en un peu plus d’une minute et 29 secondes, à fond de train sur quasiment 80% de cette piste ultrarapide.
Ce début de week-end à 100 kilomètres au nord-ouest de Londres, région phare de la F1 qui abrite neuf écuries sur 11, avec cinq pilotes britanniques, se déroule dans un contexte de rivalité aiguisée entre Ferrari et Mercedes.
L’Autrichien Toto Wolff, patron de l’écurie allemande qui a son usine à dix kilomètres de Silverstone, a laissé entendre ces derniers jours que l’italienne avait pu dépasser ses budgets alloués au développement de son moteur et de son châssis.
Le directeur français de l’écurie Ferrari pour la F1, Frédéric Vasseur, a qualifié de « puériles » ces allégations de « triche » supposée.






