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Bien outillé, Bolduc fait face à la pression montréalaise

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La vie de Zachary Bolduc a grandement changé le 1er juillet 2025, quand il est passé des Blues de St. Louis aux Canadiens de Montréal.

Du jour au lendemain, il se retrouvait dans un environnement où le hockey est une religion et où l’attention médiatique est décuplée, par rapport à son ancien marché. En tant que Québécois, il avait une idée de ce que pouvaient vivre les joueurs du Canadien, mais c’est en le vivant qu’il a réellement pu mesurer la pression qui repose sur les épaules des joueurs du Tricolore.

« La différence est quand même grande, avec le nombre de médias qui couvrent l’équipe et les partisans qui sont vraiment passionnés. Quand tu allumes la télévision, il y a trois ou quatre postes qui parlent du Canadien. C’est spécial, on est privilégiés et c’est le fun d’avoir cette attention. »

Comme le veut l’adage, la pression est un privilège, mais elle peut aussi user le moral quand les choses ne tournent pas comme on le souhaite sur la patinoire. C’est donc important de pouvoir miser sur des stratégies pour s’évader un brin, pour se changer les idées.

« Parfois, ça peut devenir lourd l’attention médiatique et tout ce qui tourne autour du hockey. Que ce soit durant la saison ou l’été, je suis un gars qui marche énormément, je mets mes écouteurs et je profite de l’extérieur. Sinon, j’adore jouer à plusieurs sports, que ce soit le pickleball, le golf ou le baseball. J’aime toucher à tout, je suis un sportif dans l’âme et c’est un peu ce qui guide ma vie. »

La pause actuelle d’activités dans la LNH a justement permis à Bolduc et ses coéquipiers de s’évader du hockey, de recharger les batteries ou de passer du temps de qualité en famille. Cette dernière est toujours présente pour Zachary, quand il a besoin de soutien, mais il compte aussi sur un mentor qui l’accompagne depuis plusieurs années, depuis les rangs mineurs.

Dominic Ricard fait partie de l’agence CAA, qui appartient à l’agent réputé Pat Brisson et qui représente plusieurs joueurs de premier plan à travers la LNH. Ancien entraîneur dans la LHJMQ, il a œuvré dans plusieurs rôles dans le monde du hockey et il peut partager son expérience avec son poulain.

« Dominic m’a encadré durant tout mon parcours. On se parle régulièrement et j’aime communiquer avec lui. Il sait de quoi il parle, il a de l’expérience et je suis content de l’avoir à mes côtés, dans les bons et les moins bons moments. »

Des bons moments, Zachary Bolduc en a connu énormément dans les rangs juniors. Il a atteint deux fois le plateau des 50 buts à ses deux dernières saisons dans le circuit, pour un total de 209 points en 126 matchs de saison régulière.

« J’ai eu la chance de terminer ma carrière junior avec un championnat de la LHJMQ et une coupe Memorial, c’est spécial, j’ai été privilégié de jouer à Québec. »

Dirigé par un solide personnel d’entraîneurs composé de Patrick Roy, Benoit Desrosiers et Simon Gagné, il a énormément appris sur tout ce qui l’attendait pour la suite de sa carrière.

« Avec Patrick ou Simon, les conversations n’étaient pas toujours faciles, mais c’était toujours dans l’optique de me développer comme joueur professionnel. »

En quelque sorte, Zachary a bâti une force de caractère qui l’a préparé à faire face à ce nouveau défi dans le marché montréalais. Il demeure toutefois réaliste à propos de ses performances et de ses attentes personnelles cette saison. Il a connu un départ canon en marquant à chacun de ses trois premiers matchs dans l’uniforme du Canadien, mais la production offensive a été difficile à reproduire sur une base constante depuis, si bien qu’il totalise 10 buts en 53 matchs à la pause. Bolduc reconnaît qu’il a vécu des hauts et des bas sur le plan mental.

« Jusqu’à présent, j’ai connu une saison en montagnes russes. C’est parfois frustrant, mais j’essaie de garder le cap. J’ai une très belle relation avec Martin St-Louis, on a une belle communication, ça va super bien de ce côté. »

La meilleure chose à faire pour Bolduc est donc de profiter de la pause pour refaire le plein mentalement et se concentrer sur la fin de la saison. Une belle opportunité d’appuyer sur le fameux bouton « Reset », pour se réinitialiser et profiter pleinement des occasions qui se présenteront à lui.

« Je veux que mes 25 derniers matchs soient mes meilleurs, pour ensuite partir sur une lancée vers les séries éliminatoires. C’est là que je mets mon “ focus ” et la majorité de mes coéquipiers aussi. »

Il n’a que 22 ans et il s’est mis énormément de pression pour réussir son arrivée avec les Canadiens. Les jeunes joueurs peuvent connaître de bons départs, qui sont suivis de périodes plus difficiles sur le plan de la production. Mais avant la pause, Martin St-Louis reconnaissait le bon travail et la belle progression de Bolduc, à propos de tous les détails qui lui sont demandés sur la patinoire. Il pourrait donc attaquer le sprint final de la saison régulière avec un bon état d’esprit et devenir un bon atout pour l’entraîneur, s’il peut mieux définir sa place dans la formation.