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Il n’y a pas que les points en commun entre Turgeon et Suzuki

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« Je le compare à Jaromír Jágr »

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Une victoire à New York et Suzuki entre dans l'histoire

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100 points de Suzuki : tout commence par le jeu collectif

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MONTRÉAL – Pierre Turgeon a récolté 1327 points dans la LNH, il a franchi le plateau des 50 buts (1 fois) et celui des 100 points (2 fois). Ces jours-ci, Turgeon se revoit en Nick Suzuki et il est fasciné par le talent de marqueur de Cole Caufield.

Samedi soir, Turgeon était de passage au Centre Bell et il était enchanté de pouvoir discuter quelques minutes avec Suzuki après la rencontre durant laquelle il a amassé son 99e point.

Tout comme Suzuki, Turgeon a été capitaine de cette organisation tout en assumant le rôle de dynamo offensif du club.

La pression et les critiques, ils connaissent. Les points en commun ne s’arrêtent pas là, Suzuki expose une intelligence offensive similaire à celle qui avait été déployée par Turgeon pour jauger le rythme et les actions pour obtenir du succès en attaque.

Voilà pourquoi on a immédiatement demandé à Turgeon s’il observait certaines de ses qualités en Suzuki.

« Oui, c’est ça! Il gère très bien le temps et l’espace, il est capable de créer offensivement à partir de cet élément, il possède la vision. La façon dont il réussit les choses, souvent quand il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre, c’est assez impressionnant et c’est le fun à voir », a commenté Turgeon au terme du duel contre les Blue Jackets de Columbus.

« On s’entend, il en porte large sur ses épaules chez le Canadien et il amène du positif à l’organisation. Il est intelligent avec la rondelle, tout ça. J’aime vraiment ça », a poursuivi Turgeon qui était gaucher alors que Suzuki est droitier.

Suzuki est le joueur complet par excellence À l'Antichambre, nos panélistes discutent de l'incroyable saison de Nick Suzuki et de son intelligence de jeu.

Justement, ça n’a jamais été évident de devoir animer l’attaque du CH en portant le « C » du capitaine sur son chandail.

« On voit qu’il est devenu tout un leader. Évidemment, la portion sur la glace est importante. Après ça, quand tu arrives dans le vestiaire, il parle aux gars et il demeure en contrôle de ses émotions », a noté Turgeon qui a été admis au Temple de la renommée du hockey en 2023.

Malgré son illustre carrière, Turgeon n’a rien perdu de sa gentillesse et c’était plaisant de voir son humilité alors qu’il a capturé, sur son téléphone intelligent, sa photo de capitaine qui est accrochée dans le vestiaire du Tricolore.

Mais on a surtout remarqué le respect qui se ressentait entre Suzuki et Turgeon durant leur conservation. Visiblement, Suzuki a apprécié ce brin de jasette et Turgeon en a été touché.

« C’est le fun au boutte! Mais je pense que ça commence avec Martin (St-Louis). Il a vraiment uni les gars, puis là, ils veulent travailler ensemble. J’ai une expression francophone que j’aime bien, les castors à l’ouvrage. Ils travaillent et ils n’arrêtent pas. Ils ont accompli plusieurs remontées et ça part d’en haut. C’est vraiment agréable, ils aiment beaucoup jouer pour lui, ça paraît. Tu vois qu’ils ont tout un esprit d’équipe », a souligné Turgeon.

D’ailleurs, St-Louis s’est arrêté, avant sa conférence de presse d’après-match, pour bavarder quelques secondes avec l’ancien numéro 77 qui était fort populaire aux abords du vestiaire du Canadien.

On a souvent rappelé que Suzuki était le premier à réussir une saison de 100 points chez le Canadien depuis Mats Naslund en 1986. Mais il s’avère que Turgeon était le dernier à s’être le plus approché de cette marque avec le CH via sa campagne de 96 points en 1995-1996.

Dès sa troisième année dans la LNH, Turgeon avait récolté 106 points avec les Sabres de Buffalo et son sommet de 132 points a été établi, en 1992-1993, avec les Islanders de New York.

Durant la même saison, Turgeon avait enfilé 58 buts. Ça ne l’empêche pas d’être ébahi par le talent de marqueur de Caufield.

« Il trouve des trous à des places où il n’y en a pas. Ce n’est pas tout le monde qui peut repérer et atteindre ces endroits. La majorité des joueurs lancent pour lancer. Lui, il tire vraiment pour marquer », a confié Turgeon avec enthousiasme.

Un plateau rarissime à plusieurs égards Au 5 à 7, Yanick et Frédéric discutent avec Raphaël Guillemette de la particularité de l'exploit réussi par Cole Caufield.

Des marqueurs de haut niveau, Turgeon a pu en côtoyer plusieurs incluant Brett Hull, Dave Andreychuk, Alexander Mogilny, Pavol Demitra, Scott Young et Al McInnis.

« Cole, que ce soit du côté rapproché, en haut de l’épaule, il trouve le petit espace. Il décoche avec confiance et c’est super plaisant à voir », a poursuivi celui qui a été repêché au premier rang en 1987.

Aux yeux de Turgeon, le physique moins imposant de Caufield fait encore plus briller ses exploits.

« Il parvient à se créer le petit espace pour lancer. Oui, tu peux essayer de le frapper, mais il ira trouver du temps ailleurs sur la patinoire pour décocher. On dit souvent que la clé, c’est le travail que tu exécutes quand tu n’as pas la rondelle pour réussir un jeu quand tu vas la recevoir. L’autre chose, c’est qu’il n’a pas peur d’attaquer à proximité du filet. Souvent, des joueurs attendent la rondelle. Lui, s’il voit qu’il y a de l’espace pour rentrer et aller tirer, il va foncer », a décrit Turgeon.

Lorsque Turgeon a été échangé à Montréal, en avril 1995, ça faisait moins de deux ans que le Canadien avait soulevé la coupe Stanley ayant notamment éliminé ses Islanders au printemps 1993. Le départ du Forum a suivi et l’attente s’est éternisée pour le prochain championnat.

« C’est impressionnant et excitant ce qui se passe », a conclu Turgeon avec le regard brillant.