Un peu plus de deux semaines avec Équipe Canada ont suffi à Nick Suzuki pour revenir à Montréal avec un grand bagage d’expérience.
En représentant le Canada sur la scène olympique, Suzuki a non seulement remporté une médaille d’argent, mais le capitaine des Canadiens a aussi côtoyé certains des vétérans les plus respectés de la LNH.
Reconnu pour avoir une éthique de travail exemplaire, Suzuki a tout de même tiré quelques apprentissages de ses jours passés en compagnie de ses coéquipiers canadiens.
« C’est un haut niveau de préparation. Ce que les gars font avant, pendant et après les entraînements. C’est plaisant d’être autour de ces gars », a lancé Suzuki après l’entraînement des Canadiens.
« Les gars comme Marchand et Stone, ils sont des personnes fantastiques, ils sont bons dans le vestiaire. Ils m’ont aidé, moi ainsi que quelques gars, avec le système. »
C’était la première fois que Suzuki s’adressait aux médias depuis le revers de 2-1 en prolongation encaissé contre les États-Unis en finale des Jeux olympiques.
Utilisé au centre d’un trio en compagnie de Mitch Marner et Mark Stone après la blessure de Sidney Crosby, Suzuki a terminé sa première présence aux Jeux olympiques avec deux buts en six rencontres.
Souvent utilisé en infériorité numérique par Jon Cooper pendant le tournoi, Suzuki a été employé pendant un peu plus de 10 minutes en finale.
« C’est très difficile à gagner. On sent qu’on fait tout en notre possible, mais au final, ce n’est pas le résultat souhaité. C’était un sentiment difficile. Tout le monde a tout donné. C’était un honneur d’en faire partie », a confié Suzuki.
Maintenant de retour avec le Tricolore, il tentera de mener les siens à une place en séries dans une deuxième saison de suite.
Le CH est au deuxième rang de l’Atlantique et la pause olympique a permis à quelques joueurs de guérir des blessures. À l’entraînement, pas moins de 15 attaquants étaient en santé.
« Je ne pense pas que j’ai déjà vu autant de gars de la LNH se battre pour une place chaque entraînement et chaque match. La compétition interne est élevée, je pense que ça pousse tout le monde à être à son meilleur. C’est dommage de ne pouvoir habiller que quelques joueurs. »
Slafkovsky aurait voulu en faire plus
Si la défaite de Suzuki lui a malgré tout valu une médaille d’argent, celle de Slafkovsky avec la Slovaquie l’a évincé du podium olympique. Le Slovaque a avoué l’avoir vécu avec un pincement au cœur.
« C’est décevant. On était super proche à la fin, s’est-il désolé. Avec une période à jouer (lors du match pour le bronze), on était un but derrière, et les choses ont dérapé. C’est assurément une motivation, et je veux être bon ici pour le reste de la saison. »
D’un point de vue individuel, Slafkovsky n’a que peu de choses à se reprocher. Il a inscrit quatre buts et ajouté autant d’aide en six matchs, mais il a été blanchi dans un revers de 6-2 contre la Finlande pour le bronze.
« J’ai eu un bon départ, mais peut-être que j’aurais pu en faire plus en demi-finale ou lors du match pour la médaille de bronze, a-t-il avancé. Mais on ne peut plus changer ce qui s’est passé maintenant. »
La Slovaquie s’est ainsi classée quatrième, malgré la présence des joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH). Le petit pays d’un peu plus de cinq millions d’habitants avait décroché le bronze, il y a quatre à Pékin.
Slafkovsky estime donc que l’avenir s’annonce prometteur.
« J’ai beaucoup aimé notre jeu, a dit Slafkovsky. On a une équipe assez jeune et on s’est bien battu, on a eu quelques belles victoires. J’en garderai de bons souvenirs. Peut-être pas aussi bons à la fin, mais c’est assez bon pour notre pays. »
« On a quelques jeunes joueurs qui sont affamés de jouer pour l’équipe nationale et d’obtenir de bons résultats, a-t-il affirmé. C’était assurément un bon tournoi pour nous, et j’ai l’impression qu’on devra maintenant prouver qu’on peut le faire chaque fois qu’on jouera, que ce soit aux Championnats du monde ou aux Olympiques. »
Montréal sera de retour à l’action jeudi, contre les Islanders de New York.











